28 novembre 2020

Le courrier des stratèges

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Great Reset : Biden était-il la pièce manquante du puzzle ?

Great Reset : Biden était-il la pièce manquante du puzzle ?

Biden aurait donc vaincu Trump. De nombreux Européens ont assisté éberlués au dépouillement des bulletins de vote aux États-Unis, entaché d’irrégularités à peine crédibles dans une grande démocratie. Alors que le scrutin avait lieu mardi dernier, il a fallu attendre samedi pour que Biden se déclare vainqueur, sans que le dépouillement ne soit terminé, et après une arrivée massive de votes par correspondance sur lesquels plane le mystère. Les medias mainstream se sont empressés de répercuter le discours de victoire de Biden, non sans avoir censuré les accusations de Donald Trump sur de vrais vices qui sèment le doute sur la sincérité du scrutin. Et si la victoire de Biden était un élément indispensable à la mise en place du Great Reset proposé par le World Economic Forum et les élites mondiales, au besoin en piétinant le choix des citoyens américains ?

La victoire de Biden n’est pas encore acquise (le vote final pour désigner le Président américain ayant lieu le 14 décembre, et les recours de Trump contre les possibles fraudes n’étant pas achevés), mais la presse mainstream, américaine comme française s’est empressée, samedi de déclarer urbi et orbi l’ancien vice-président de Barack Obama vainqueur du scrutin. Quatre ans de couleuvres avalées les unes après les autres, activement poussées dans le gosier des journalistes par Donald Trump, ont eu raison de tout, et d’abord de la déontologie.

Sur ce point, ne manquez pas l’article de Slate consacré à la « vengeance » des journalistes américains qui ont interrompu la diffusion du discours de Trump et l’ont littéralement censuré. Il en dit long sur le trucage de l’information « de référence » depuis la cloture du scrutin aux Etats-Unis. Même dans la presse de gauche, le manque d’impartialité de la presse américaine a choqué… c’est tout dire.

Biden gagne grâce à des irrégularités longues comme le bras

Il faut lire la rage avec laquelle la Pravda le Monde rend compte des contestations aux Etats-Unis sur la régularité du vote pour comprendre l’importance de la bataille qui se joue. Pour le Monde, donc, l’invocation des fraudes au scrutin est le fait de « médias d’extrême droite, influenceurs trumpistes, youtubeuses conspirationnistes, utilisateurs anonymes de forum ». Le torchon de Niel et compagnie largement subventionné par les contribuables français, et notamment par ce bas peuple sur lequel il disperse régulièrement sa bave de crapaud, s’empresse donc de faire taire tout examen démocratique légitime sur cette inversion subite des résultats où le vote par correspondance a permis, dans plusieurs Etats, de placer Biden en tête alors que Trump menait largement. C’est notamment le cas en Géorgie et en Pennsylvanie.

Tout ceci était comme couru d’avance et d’ailleurs annoncé dans la presse européenne la plus à gauche dès le début de la semaine. Dans un processus  démocratique, le seul fait que des scrutateurs soient tenus soigneusement à l’écart du contrôle des bulletins de vote devrait susciter la colère des médias. Mais dès lors qu’il s’agit de l’élection de Trump, la bien-pensance oublie tous ses principes. Elle taxe d’extrême droite toute question sur les problèmes largement constatés dans un scrutin où Biden doit sa victoire à un vote par correspondance très décrié.

Les témoignages sont nombreux sur la façon très cavalière dont des Etats gouvernés par les démocrates aux Etats-Unis ont fermé les yeux sur des manoeuvres de dernière minute qui soulèvent de nombreuses questions. Bon, mais puisque le doute est désormais d’extrême-droite, ou le fait de youtubeuses conspirationnistes, il vaut mieux se fier aux versions officielles qui sont, comme on le sait de toute éternité, sources de vérités aussi inébranlables que l’inutilité du masque pour lutter contre la propagation du virus ou la capacité de la France à bloquer les nuages radioactifs à ses frontières. 

Tous ceux qui auraient un doute peuvent se référer à ce papier du Figaro, grand journal complotiste, qui expliquait dès le début du mois de septembre la suite des événements. 

Biden rentre dans le rang d’une gouvernance mondiale bien comprise

Manifestement sous le choc de son mauvais résultats de lundi soir, Biden a mis du temps à réagir. Mais l’une de ses premières déclarations, très vite relayée par L’Immonde, a consisté à annoncer que dès le jour de son arrivée au pouvoir, Biden rejoindrait l’Accord de Paris. Le geste est symbolique et en dit long sur l’enjeu à peine voilé de cette élection. Toute la question était de savoir si les Etats-Unis continuaient à contester le multilatéralisme mondial avec Trump, ou s’ils rentraient dans le rang et se mettaient au diapason de la doctrine Greta Thunberg que les medias consomment comme des obus à Verdun. 

Pour un peu, un esprit naïf se contentant de prendre les apparences au pied de la lettre dirait que l’utilité de Biden réside essentiellement dans sa capacité à imposer l’Accord de Paris aux Etats-Unis et à faire rentrer ceux-ci dans un grand dessein globaliste où l’écologie est le maître mot. 

Une chose est sûre, Biden devrait revenir à l’orthodoxie du Deep State américain, celui qui permet de vendre massivement des armes et de proscrire les grands méchants que le complexe militaro-industriel a diabolisés depuis vingt ans : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord. Il devrait par ailleurs se rabibocher avec la Chine et arrêter avec toutes ces conneries de souveraineté américaine où un Président mal élevé voulait absolument que les Américains achètent des jeans fabriqués aux Etats-Unis et non en Chine.  

Sur ce point, il reste à écrire le combat que Trump a mené pour se donner du champ par rapport à la doxa du Deep State, mettant en échec l’intervention en Syrie, et limitant les dégâts avec l’Iran contre l’injonction de la CIA qui aurait adoré raviver les conflits au Proche-Orient. On prend même les paris sur le fait que, dès le premier semestre 2021, si Biden passe, la CIA et l’Arabie Saoudite tenteront à nouveau de renverser Assad. 

Biden et le Great Reset

Cette importance accordée à l’écologie, à l’accord de Paris, au multilatéralisme, est curieusement à l’unisson des propositions formulées par Klaus Schwab, fondateur du Forum de Davos, dans son ouvrage The Great Reset, qui inspire aujourd’hui de larges pans des politiques publiques dans le monde industrialisé. Sur tous ces points, je recommande à chacun de suivre de près la grande campagne lancée par le World Economic Forum pour soutenir ce fameux « Great Reset » sur lequel les grands médias observent un étrange silence. 

Et là encore, curieusement, lorsqu’on approfondit la littérature mondialiste de Davos (le toujours sulfureux Forum Economique de Davos), on trouve des documents explicites sur la réorientation nécessaire de la politique étrangère américaine. Je recommande ici tout particulièrement ce papier transparent, dont le chapitre 3 préconise de « maximiser un avantage unique pour combattre le changement climatique ». 

Dans ces « éléments de langage », on lira cette formule qui en dit long sur le sens du retour américain, annoncé par Biden, dans l’Accord de Paris : « By leveraging this advantage with a well-designed climate policy, American can enhance the competitiveness of U.S. manufacturers, encourage the return of important supply chains back to the U.S. and encourage greater climate ambition globally. » (En tirant parti de son avantage avec une politique écologique intelligente, l’Amérique peut améliorer son industrie, encourager le retour d’une importante chaîne de valeurs et encourager une plus grande ambition climatique mondiale). 

Autrement dit, la réduction du gaz à effet de serre est un bon levier pour obliger l’industrie américaine à se moderniser et à devenir plus compétitive. 

Si rien ne dit que les partisans du Great Reset ont favorisé des fraudes électorales pour assurer la victoire d’un « ami », il est sûr que pas mal de stratèges économiques américains ont soutenu Biden plutôt que Trump… et que Biden leur renvoie déjà l’ascenseur. 

En route vers une gouvernance mondiale pour rebâtir le monde

En réalité, ce qui s’est joué dans l’élection présidentielle américaine, c’est bien cette bascule de l’Amérique isolationniste voulue par Trump vers une Amérique qui joue pleinement son rôle dans une gouvernance mondiale où les peuples sont soupçonnés d’obscurantisme. Et ça, c’est une très mauvaise nouvelle pour nous. 

Nous nous préparons à une rupture historique et politique majeure où les décisions seront prises dans d’infimes comités pour notre bien, et où nous n’aurons définitivement plus notre mot à dire. Et Biden, dans ce puzzle, était la pièce qui manquait. 

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