22 janvier 2021

2 thoughts on “Jean-Claude Volot : tous les salariés ne peuvent pas devenir actionnaires de leur entreprise

  1. Bonjour,

    Plusieurs critiques par rapport à cette intervention.

    1. « Si on admet l’hypothèse indispensable à la prospérité d’une économie que la plus-value rémunère le risque encouru par le capital pour mener à bien son activité » – souvenez-vous des banques too big to fail, des différentes interventions de l’état pour sauver les industriels Français, du quantitative easing. Le risque n’est jamais vraiment assumé, l’hypothèse que c’est indispensable est fausse.

    2. « … alors on comprend que la distribution de la plus-value aux salariés n’a guère de sens si elle ne s’accompagne pas d’une mise en risque. »
    Ca tombe bien, le salarié est déjà mis en risque. En cas de défaillance, ce n’est pas l’actionnaire capitaliste qui est viré, c’est le salarié, avec un lien démontré en terme de dégradation de sa santé, de sa vie familiale et sociale, et de ses perspectives à l’avenir. Que du bonheur, qui n’est jamais rémunéré car le salarié n’est rémunéré que pour son travail.

    3. »… sauf à penser que le capital spolie les salariés d’un dû, ce qui est propre de l’idéologie marxiste ». C’est aussi une critique du capital faite par Marx, indépendamment de son idéologie. Nous pouvons voir ici un exemple de modèle mental : « si je dis Marx, je discrédite ». Eh bien vous auriez bien tort de penser que celui qui a prédit les crises du capitalisme telles que nous les avons vécues n’a rien d’intéressant à dire à ce sujet.

    1. Sur le point 1, Amr je pense que tu généralises le cas des très grandes entreprises françaises notamment celles du CAC40 à l’ensemble des entreprises. Je ne pense pas que Jean-Claude Volot intègre dans son raisonnement cette catégorie d’entreprises très particulière. Jamais l’état n’interviendra directement pour sauver telle ou telle ETI, PME et encore moins TPE (sauf celles de ses copains de promo à l’ENA bien sûr).
      Sur le point 2, pour moi c’est hors sujet. Evidemment qu’un licenciement quel qu’il soit est douloureux. Cependant un salarié dispose de beaucoup d’amortisseurs sociaux dont ne bénéficie pas un entrepreneur non salarié. Si son entreprise fait faillite et qu’il n’a pas pris d’assurance personnelle (et souvent il n’a pas les moyens au début de son aventure entrepreneuriale de prendre ce genre d’assurances qui sont très onéreuses), il peut tout perdre et vraiment tout puisqu’il arrive souvent qu’il ait du utilisé son patrimoine personnel en garantie des banques. Quant aux petits actionnaires, qui peuvent être des salariés de l’entreprise dont ils sont actionnaires ou des salariés d’autres entreprises, ils perdent tout l’argent qu’ils ont mis mais uniquement l’argent qu’ils ont mis. Et là aucune différence entre salariés ou non salariés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.