[PAYANT] Great Reset monétaire : les banques centrales discutent maintenant de votre future vie privée

Le Great Reset monétaire de 2025 vous laissera-t-il une part de vie privée ? Cette question sensible que nous évoquons régulièrement vient de faire l'objet de discussions acérées aux G20 Finances et G7 finances qui viennent de se tenir. Un groupe de travail est chargé de faire la part entre la "protection des données privées" et la "lutte contre les activités illégales". Autant dire que le pire est à craindre, toujours au nom de votre protection bien entendu.

Le Great Reset monétaire balaiera-t-il définitivement toute forme de vie privée ? On peut le craindre depuis longtemps, comme nous le répétons souvent dans nos colonnes, tant la centralisation de la monnaie dans un ordinateur unique permettra aux banques centrales de tout contrôler jusqu’à la démesure. Les conclusions du G7 d’octobre 2021, publiées aujourd’hui, montrent déjà l’étendue des dégâts. 

Le Great Reset monétaire, ou la fin de la vie privée

La question de la protection de la vie privée dans un monde où la monnaie numérique des banques centrales est en vigueur se pose de longue date. Dès lors que toutes les transactions sont enregistrées dans un ordinateur de la banque centrale, et que cet ordinateur dispose de la faculté de “désarçonner” n’importe quel jeton de la monnaie en circulation, comme ne pas craindre la mise en place d’un crédit social à la chinoise ?

Concrètement, la mise en place de l’euro numérique permettra à la BCE d’empêcher n’importe qui de payer, ou permettra de limiter les dépenses des non-vaccinés, par exemple, ou des opposants à une décision de Commission Européenne. Elle permettra aussi de limiter le droit à voyager, etc. 

Sur tous ces points, les premières conclusions de travaux des banques centrales font froid dans le dos. 

Le wallet de la commission européenne dans les tuyaux

Il faut lire attentivement les dernières pages des conclusions, que nous reproduisons ci-dessus, en particulier la page 22, pour comprendre le fond de l’affaire. Tout d’abord, nous reproduisons ici le logigramme qui résume la difficulté selon les banques centrales : 

On voit clairement comment la “privacy”, c’est-à-dire le droit à la vie privée (en bas à gauche du schéma) entre en conflit avec la lutte contre la “finance illégale”, ce qu’on appellerait en français le blanchiment d’argent sale. La légende du schéma explique clairement que la monnaie numérique (CBDC en anglais) permet de procéder à des “vérifications” que le cash ne permet pas. Cela peut avoir des “conséquences” comme dit le schéma, sur la vie privée. 

Eh bien oui, forcément !

Pour résoudre ce problème, les banques centrales évoquent la solution suivante (page 22) :

For example, for one possible model a jurisdiction may take a core ledger operated by the central bank and might only store pseudonymous CBDC balances, but a user’s private service provider (e.g. their digital wallet) would know/verify the user’s identity. 

(Par exemple, dans un modèle possible une juridiction pourrait tenir un registre opéré par une banque centrale qui ne stockerait que des pseudonymes de CBDC, mais le fournisseur de service privé (par exemple le “wallet” numérique) pourrait vérifier l’identité”. 

Cette proposition est intéressante, parce qu’elle montre comment le “wallet”, c’est-à-dire le portefeuille numérique, devrait devenir l’élément-clé des monnaies numériques. Et, comme c’est bizarre, la commission européenne a précisément proposé en juin 2021 de mettre en place un “wallet” pour les citoyens européens

La fin de la vie privée est déjà programmée

On le voit, les scénarios des banques centrales reposent sur deux piliers simples : la banque centrale dispose de l’identité des détenteurs de chaque euro numérique, et la Commission Européenne dispose du dossier de chaque personne grâce au wallet. Les achats pourraient donc se faire avec des pseudonymes, mais les autorités publiques disposeraient des renseignements nécessaires sur chacun grâce à un immense Big Data centralisé. 

Autrement dit, les conditions pour une disparition pure et simple de la vie privée que la monnaie papier protégeait encore sont d’ores et déjà programmées. 

Il nous reste à inventer des monnaies alternatives, et à comprendre comment les pays organiseront entre eux la circulation des informations. Mais, si nous ne nous mobilisons pas, l’avenir de la démocratie est désormais bien sombre. 

 

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