[PAYANT ]Le grand basculement géopolitique a commencé (1/3)

Géopolitique du Chaos n°3 Les Origines du Chaos - Première partie (1) Au commencement était Nixon - (2) Comment Trump a échoué à sauver le système nixonien - (3) Brzezinski inventeur du chaos géopolitique -

Au commencement était Nixon

Au commencement était Richard M. Nixon. Un des plus détestés et des moins compris des présidents américains. Et pourtant, une génération après Franklin D. Roosevelt, il a posé les bases de la puissance américaine telle que nous la connaissons. Il faut mentionner ici deux décisions majeures: 

  • le 15 août 1971, le découplage entre le dollar et l’or. 
  • Le 21 février 1972, la rencontre avec Mao. 

Au début des années 1970, les Etats-Unis étaient sérieusement concurrencés par les pays de la Communauté économique européenne et le Japon, qu’ils avaient aidé à se reconstruire. Ils avaient le choix entre deux voies. La plus conforme au “monde libre” aurait été de redevenir compétitif, accepter éventuellement une dévaluation du dollar par rapport à l’or, pour relancer leurs exportations. 

En fait Nixon, profondément réaliste, savait qu’il n’était pas possible de résister à une dévaluation du dollar; mais il suivit le conseil de ceux qui lui conseillaient de “casser le thermomètre”, l’or, plus précisément de faire du dollar le seul étalon monétaire.  

Au lieu de reconstruire un ordre, Nixon fit le choix de la fuite en avant. Les Etats-Unis continueraient à mener le monde par une création exubérante de dollars !  

Il a fallu des rodages. Mais l’idée était aussi géniale que perverse. Les Etats-Unis avaient d’autant plus intérêt à fabriquer des dollars à volonté qu’ils permettaient ainsi la création monétaire du monde. Mais, pour éviter l’inflation, on bricola. D’abord une pratique inspirée de Milton Friedman, le monétarisme. Puis on accéléra l’ouverture des pays les uns aux autres, en particulier pour pouvoir délocaliser les emplois, afin d’éviter les revendications salariales et l’inflation par les salaires à la maison. 

Pour écouler les masses de dollars toujours plus importantes, on trouva d’autres échappatoires: le marché financier se développa, poussé par l’informatique, et l’on inventa les produits dérivés, bientôt à la puissance x. Enfin, last but not least, l’inflation monétaire détournée vers d’autres secteurs servit à financer un énorme appareil de défense, lequel servit surtout à rendre crédible le dollar ou le contrôle mondial des champs pétrolifères – principale garantie matérielle du dollar de papier. 

Parallèlement à la suprématie incontestée du dollar, Nixon mit en place le rapprochement avec la Chine contre l’URSS. L’idée lui avait été soufflée par Henry Kissinger, brillant universitaire devenu Conseiller à la Sécurité Nationale. L’idée de Kissinger était simple. Puisque la puissance communiste chinoise était montante et puisque l’alliance entre Moscou et Pékin avait provisoirement vécu, les Etats-Unis devaient en profiter et passer alliance avec la Chine pour prendre le dessus sur l’URSS. 

C’est ainsi que Richard Nixon rencontra Mao Tse Toung le 21 février 1972. Ce n’était que le début. Richard Nixon dut quitter la présidence en 1974 suite au scandale du Watergate. mais la relation avec la Chine ne cessa de se développer. Dès les années 1980, les services américains partageaient plus d’informations avec les Chinois qu’avec les Européens. 

Là encore, le choix nixonien était créateur de désordre. Le maoïsme auquel il s’alliait était une version encore plus chaotique du communisme que l’URSS. 

Comment Trump a échoué à sauver le système nixonien

Le système construit par Nixon a produit des résultats extraordinaires: les Etats-Unis ont réussi à rester compétitifs dans divers secteurs malgré l’argent facile. Les géants de la Tech, les start-ups des campus des grandes universités ont largement profité d’un venture capital hyperabondant. L’armée a été financée à volonté. Les Américains auraient-ils pu se permettre de dépenser des trillions de dollars pendant les guerres d’Afghanistan et d’Irak sans ce système? D’une manière générale, la prolifération des branches du système de renseignement et de défense américain est largement due à cet argent facile. 

Le système a cependant produit autant d’effets pervers qu’il a procuré d’avantages: 

  • le complexe militaro-industriel a proliféré au point de rendre l’économie américaine largement dépendante d’une sorte de “keynésianisme militaire” permanent. 
  • La tension américaine constante  entre puritanisme et machiavélisme s’est exacerbée. L’expulsion de Richard Nixon de la présidence relevait d’un réflexe puritain: on lui reprochait d’avoir fait espionner ses adversaires pendant la campagne électorale de 1972. Quand Hillary Clinton a fait faire la même chose en 2016 contre Donald Trump, cela ne l’ a pas disqualifié. On avait reproché à Nixon sa présidence “impériale” mais le pouvoir prédidentiel n’a cessé d’augmenter au sein des institutions américaines depuis lors. 
  • Le système de l’étalon-dollar a causé d’énormes inégalités sociales, qui sont allées croissantes. On comprend bien que dans un système de quantitative easing exponentiel, un des moyens de préserver la valeur de la monnaie est de la concentrer entre quelques mains, toujours moins nombreuses. Mais la combinaison de cette concentration des richesses avec la destruction des emplois industriels a créé une tension sociale devenue insupportable au milieu des années 2010.C’est l’origine du Brexit et de l’élection de Donald Trump.   
  • La désindustrialisation des Etats-Unis s’est accompagnée de l’industrialisation toujours renforcée de la Chine. Vendant ses produits industriels aux USA, la Chine s’est industrialisée, a accumulé les dollars et est devenue un vrai rival des Etats-Unis.  

Par la création illimitée de dollars, les USA purent mettre l’URSS à genoux. Cette dernière ne pouvait pas lutter dans la course aux armements. Mais c’est cette même création de dollars qui a construit la nouvelle puissance chinoise. Le dollar du quantitative easing sans limites a priduit une richesse sans précédents aux Etats-Unis mais il a aussi détruit largement la classe moyenne. 

Ce sont ces contradictions que Donald Trump essaya de résoudre. 

Donald Trump est un président aussi incompris que Richard Nixon. Et ce qui les rassemble encore plus, c’est que Trump a voulu sauver, faire repartir le système nixonien. 

  • En voulant un renversement d’alliance – avec la Russie, contre la Chine, – Trump était un kissingérien de stricte observance. Il restait dans le triangle des trois puissances et appliquait le principe du renversement d’alliance:  pour rééquilibrer la relation entre les Etats-Unis et la Chine, Trump avait besoin d’une entente avec la Russie. 
  • Mais il entendait aussi revigorer le système de l’étalon-dollar. On peut trouver un fil directeur de sa politique dans la volonté de sauver le dollar comme monnaie de réserve mondiale. Soutenir le Brexit, revenir à l’alliance avec le monde sunnite, réarrimer la Russie au monde occidental, remettre des barrières commerciales pour réindustrialiser les Etats-Unis, mettre fin aux guerres permanentes sans véritables victoires etc…. 

Ce programme était le meilleur d’un président américain depuis Ronald Reagan. Donald Trump voulait remédier à tous les défauts du système nixonien vieillissant: il augmentait le budget militaire mais en limitant le gaspillage d’argent dans les conflits au profit de l’investissement dans les armes de nouvelles générations (missiles hypersoniques) sur lesquels les Etats-Unis sont en retard par rapport à la Russie et la Chine); il faisait abandonner l’ambition impériale pour se recentrer sur les Etats-Unis et le potentiel créatif d’un melting-pot relancé. En ayant un objectif d’autonomie énergétique et de réindustrialisation, il renforçait la base matérielle du dollar. En ayant la politique la plus résolument favorable aux entreprises depuis Reagan (baisses d’impôt et dérèglementation), il commençait à reconstituer ces classes moyennes sur lesquelles reposent toute république. Jamais les “minorités” (Hispaniques, Asiatiques, Noirs) n’avaient vu leur niveau de vie autant monter que durant le quadriennat de Trump. 

La Chine ne s’y est pas trompée, qui a commencé à négocier le rééquilibrage commercial voulu par Trump. le peuple américain ne s’y est pas trompé non plus. Donald Trump a gagné 12 millions de voix entre 2016 et 2020. Comme le savent tous les observateurs sérieux, un gigantesque système de fraude numérique a été mis en place, pour essayer de battre Trump. Mais le vote en sa faveur était si écrasant que les Démocrates et leurs complices dans tout cet establishment de l’Amérique impériale dont Trump avait remis en cause les privilèges, ont finalement décidé, avec la complicité des médias, de stopper les opérations de décompte et de “bourrer les urnes” avec du “vote par correspondance”. Il faudra du temps pour que la vérité éclate sur ce sujet. Mais les historiens finiront par dire que Trump fut volé de sa réélection. 

Le sujet qui nous occupe aujourd’hui, est cependant le suivant: l’establishment de l’Amérique impériale a violemment rejeté la stabilisation du système nixonien que proposait Trump. En fait, en même temps qu’il essayait de stabiliser le nixonisme, Donald Trump devait lutter avec les enfants monstrueux de Richard Nixon. Le nixonisme a donné naissance aussi bien au très lucide Patrick Buchanan qu’aux néo-conservateurs. 

En effet ce que la politique étrangère nixonienne avait de stabilisateur était potentiellement défait immédiatement par le dollar fabriqué à volonté et permettant à un certain nombre de leaders américains de financer tous leurs caprices sans être atteints par les vengeances de la réalité. 

Trump a été empêché de se rapprocher de la Russie sous prétexte que qu’il y aurait eu une manipulation étrangère de l’élection en sa faveur sous l’influence de Poutine. Tout cela était inventé. 

D’autre part Trump a été traité de fou, d’incohérent, d’erratique, matin, midi et soir par les médias et la plus grande partie de l’establishment; ce qui a empêché de voir la cohérence de sa politique. Son action économique était si efficace que, lorsque la crise du COVID est venue, les confinements ont certes mis des millions d’Américains au chômage; mais 2/3 avaient retrouvé un emploi au moment de l’élection. 

Là où Donald Trump  avait fait un plan de relance efficace, son rival favorisé par le coup d’Etat électoral, Joe Biden, a mis en place des plans de relance multiple qui en moins d’un an ont produit une inflation inédite. 

On a beaucoup dit que Joe Biden reprenait la politique anti-chinoise de Trump. En fait, c’est doublement faux: le président actuel critique la Chine sur les droits de l’homme mais ne fait pas grand chose pour le rééquilibrage commercial entre les deux pays; d’autre part il mène une politique de réarmement doublement dirigée contre la Chine et la Russie. Et loin de penser en termes d’équilibre des puissances, il a attaqué la Russie en priorité. Comme nous l’avons montré ces derniers jours, laisser Zelensky parler de l’abandon du Mémorandum de Budapest , c’est-à-dire de renucléarisation de l’Ukraine, était une véritable provocation vis-à-vis des Russes, qui ne pouvait qu’amener la guerre. 

Mais si l’éviction forcée de Trump a tourné le dos au nixonisme, quel” modèle” l’administration Biden suit-elle? 

Brzezinski, inventeur du Chaos géopolitique

En fait, tout était écrit dans le livre de Zbigniew Brzezinski intitulé The Great Chessboard – le Grand Echiquier – et paru en 1997. L’ancien conseiller national à la sécurité de Jimmy Carter y expliquait: (1) que les pays de l’Union Européenne étaient des vassaux – que l’on appelait des Alliés pour ne pas les humilier; (2) qu’il n’y avait aucune raison de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est puisqu’on avait convenu de ne pas le faire avec une URSS qui n’existait plus et que la faiblesse de la Russie de Eltsine obligeait à une stabilisation de la zone. (3) qu’il fallait profiter de la faiblesse de la Russie pour casser définitivement sa puissance. (4) que les Etats-Unis devaient contrôler le Caucase et l’Asie Centrale comme ils contrôlaient une Europe centrale otanisée. (5) que la Pologne, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Kazakhstan, l’Inde et le Japon représentaient les pays-clé d’un contrôle américain de l’Eurasie, en attendant le grand conflit à venir avec la Chine.

Le livre de Brzezinski est étonnant dans la mesure où il explique que la domination de l’Eurasie est le destin des Etats-Unis tout en reconnaissant que c’en est fini de la mission nationale du pays. Il y a au bout de son raisonnement un véritable nihilisme. 

Bien entendu, comme souvent les intellectuels, Brzezinski a pris peur lors de la mise en oeuvre de son propre système. Il a par exemple critiqué le coup de Maïdan, véritable putsch organisé en Ukraine pour se débarrasser d’un président jugé trop russophile. Mais en fait, Brzezinski était bien le père du chaos géopolitique que les Etats-Unis ont progressivement imposé au monde à partir du moment où, se sentant victorieux dans la Guerre froide, ils ont pensé que rien ne pouvait leur résister. 

Est-il besoin de rappeler la triste litanie des violences américaines depuis la Première Guerre d’Irak? La Guerre du Kosovo, les déluges de feu déversés sur l’Afghanistan et l’Irak une nouvelle fois envahi?, les guerres de Libye et de Syrie?  Est-il la peine de citer l’expansion de l’OTAN au-delà de la frontière allemande au mépris de la parole donnée à Gorbatchev? Le financement des révolutions de couleur? 

Tout cela a relevé pendant longtemps de l’idée que rien ne pouvait résister à la puissance américaine. Et il n’y a aucune différence entre les Bush prère et fils, d’un côté, Bill Clinton et Barack Obama de l’autre. 

Brzezinski restait un homme d’une ancienne génération. Mais ceux qui ont déployé définitivement le chaos géopolitique, c’est la génération de 1968, celle des Clinton. La politique étrangère américaine des néo-conservateurs et des néo-libéraux, c’est l’interdiction d’interdire appliquée à la politique étrangère. Pas de frontières, pas le droit de résister aux injonctions des “maîtres du monde”. Que ces acteurs et concepteurs de la politique étrangère américaine se soient au fond entendus avec la Chine ne doit pas étonner. Les soixante-huitards ont toujours eu un faible pour Mao et détesté la Russie….stalinienne. Et qu’ils détestent la Russie, non plus de Staline mais de Poutine se comprend aussi puisqu’elle incarne la conservatisme face à leur hyper-individualisme, la tentative de retrouver un ordre européen là où ils ont prospéré grâce au désordre. 

(A suivre)

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9 commentaires
  1. J’ai le sentiment que la clique de Davos est quelque peu dépassée par les conséquences du chaos qu’elle voulait créer. Je n’arrive pas à comprendre les décisions politiques effarentes des YGLeaders dans la zone Eur + US et Canada. C’est de l’incompétence de premier niveau en économie.

    1. J’ai le même sentiment.
      La “secte” a tout fait pour pousser la Russie à l’affrontement.
      Par contre, j’ai l’impression qu’ils ont sous-estimé la réaction russe. Ils pensaient que cela allait se limiter à des objectifs limités (reconnaissance des républiques jumelles, quelques commandos, …) et au lieu de cela, c’est une attaque à grande échelle que la Russie a déclenché.
      L’Occident est nu : son arrogance, son incompétence et son hypocrisie sont visibles par toute la planète

    2. Non Philippe, Édouard Husson parle de l’idéologie Brzezinski. Celui-ci avait il y a 40 affirmé que les sociétés industrielles auraient pour tendance finale de détruire le biotope vital donc l’humanité (pollution, famines, guerres). Le processus est connu, il a été appliqué intégralement à Madagascar et à Haïti par les colons européens et leurs esclaves, îles tropicales qui n’ont plus de forêts, donc plus de zoologie, donc plus de nourriture disponible. Pas de richesse du sous-sol non plus. Des tas de cailloux avec des populations indigentes. Il avait donc imaginé qu’il serait bien qu’on fasse écrouler ce système pour préserver l’avenir de la vie sur terre – cf. le dessin animé Wall-E de Pixar. Une référence de cette idéologie en la matière. Une idéologie dont la phase terminale, si elle est appliquée jusqu’à son terme, sélectionnera des « éloïms » destinés à être sauvés d’une planète devenue invivable dans des Arches de Noé interplanétaires… Les Young Leaders prétendent déjà être ces « éloïms », les « élites ». Dernier film aussi très pertinent sur le sujet : « Don’t look up, Déni cosmique » avec Leonardo di Caprio, 2021. La période contemporaine est aux peurs millénaristes… En toute logique, la secte-mafia de Davos et ses Young Leaders s’emparent du business model. Y croient-ils ? Pas forcément mais un fric monstre, un nouveau paradigme financier post moderne en découle, des milliards en cataracte, de la planche à billets comme des p’tits pains quotidiens, le Disney magique des financiers toujours plus rapaces… Et on entend bien que la nouvelle secte du Temple Solaire 2.0 souhaite préserver ses dividendes monstrueux sur le système capitaliste financier, qui n’a désormais plus rien à voir avec un système capitaliste classique au sens tocquevillien. La théorie du Great Reset, est non pas toute engagée dans un processus de préservation des acquis de toutes sortes, leur dernier des soucis à contrario d’une comm’ flagorneuse issue de la novlangue orwellienne, mais bien de la déconstruction totale de ce système. Les clés sont bien connues : endettement massif, planche à billets, inflation, nomenklatura, fin des systèmes démocratiques, lois liberticides, propagande massive, poursuites et censure contre les opposants, réunion forcée par la peur et la coercition d’un peuple de moutons-esclaves sous n’importe quelle bannière effrayante : virus, russes, ennemis… Ceux qui ont lu toutes les dystopies de fictions littéraires du XXème siècle ne sont surpris de rien, mieux, suivent le scénario à la trace pour valider les étapes. Ne parlons donc pas « d’économistes nuls » (car ils sont vraiment nuls à chier, encore bien pires que Peter, dans tous leurs domaines d’expression) selon nos schémas classiques de l’économie millénaire efficiente. Selon ces disciples, eux et l’agence McKinsey de la CIA et du PCC, ils sont des « déconstructeurs de génie », qui appliquent à la lettre la feuille de route du programme massif de déconstruction. Z l’avait prophétisé « Nous allons déconstruire les déconstructeurs ». Il s’y emploie avec talent… Quelle vision ! Trump, Poutine, Zemmour veulent déconstruire les déconstructeurs. Donc, en complète opposition avec Éric et Édouard, qui sont ici désespérés sur le Courrier des Stratèges, parce qu’ils sentent intimement que l’intelligence et la culture des siècles ne suffiront pas à déconstruire l’idéologie folle dans sa course vers l’abîme, je dis qu’ils ont oublié la présence hic et hunc d’une force qui défie les siècles et anéantit les idéologies folles : le Peuple, les peuples. Souverains, les maîtres. L’inertie et la puissance vitale des peuples qui, malgré les temps difficiles qui n’ont jamais manqué dans la longue Histoire du monde, n’ont pas du tout envie de se suicider malgré les tentations mortifères des élites. Pour résumer par une métaphore, les Dix Commandements ont succédé et anéanti le Veau d’Or. Ces Dix Commandements se sont continués dans le Code Civil de 1804. Si ce n’est pas une preuve suffisante du vitalisme de la population terrestre humaine, je ne vois pas bien ce que je peux trouver de mieux. Le Great Reset a donné le premier coup de pioche à sa fosse mortuaire le jour de sa publication. Cette théorie n’est pas vitaliste, elle mourra donc tôt ou tard. Je pense que ce sera plus tôt que prévu puisque les deux plus grandes puissances mondiales, Trump aux mid-terms en 2022, Poutine en février de la même année, et Zemmour en avril, sont et vont rentrer dans la danse. Le Great Reset est mort. Les peuples et les pays dégagent en ce moment le Great Reset par l’arrêt de la vaccination mengelienne Pfizer et les Passes Nazitaires. Seul Macron, Véran, Attal(i), Soros, Gates et Schwab résistent encore. Ils seront balayés par l’Histoire, et le tsunami des peuples « en marche » réelle, eux, les anéantira.

      1. Plus de précisions : « Ces Dix Commandements se sont continués dans le Code Civil de 1804, après 10 ans d’une révolution sanglante en Europe qui abat les Anciens Régimes, révolution commencée en 1776 aux USA. Pourquoi désespérons-nous ici qu’il puisse en être autrement ? Car les élites de Devos et leurs Young Leaders sont les anciens maîtres de l’Ancien Régime, en France incarné par l’ENA. Le gamin fait disparaître l’ENA d’un coup de baguette de prestidigitateur, mais les Énarques sont toujours aux manettes, encore plus arrogants et cyniques qu’avant avec le logiciel social du Great Reset… Louis XVI avait proposé en 1791 la Monarchie Parlementaire, pour sauver le régime, et plus encore sa tête… »

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