Le danger d’une guerre nucléaire existe-t-il vraiment? par Yves-Marie Adeline

Sommes-nous menacés d’un conflit nucléaire avec la Russie, comme beaucoup le craignent ? Deux réponses semblent se contredire, et pourtant sont complémentaires l’une de l’autre : pas de bombardements stratégiques, mais peut-être des bombardements tactiques. Un petit rappel en gros, avant de commencer : une frappe stratégique vise les centres vitaux de la puissance adverse, une frappe tactique ne vise que le champ de bataille.

Pas d’armes stratégiques

Un bombardement stratégique est peu probable, parce que les puissances qui s’opposent dans la guerre ukrainienne, au nombre de quatre – Russie d’un côté, et de l’autre une Otan réunissant l’Amérique, la France et l’Angleterre – disposent toutes d’une capacité de seconde frappe, dite « de représailles », ce qui réduit à néant le gain que l’ennemi pourrait espérer d’une première frappe. Pour donner un exemple simple, imaginons que la Russie envoie une première frappe détruire Paris, voire tous les équipements indispensables en France : il resterait cependant aux Français des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) indétectables, portant chacun dans ses flancs 1000 fois la puissance d’Hiroshima et donc capables d’anéantir à leur tour tout ce qui compterait en Russie. Les Etats-Unis, la Russie, la France et la Grande-Bretagne ont à coup sûr cette capacité, la Chine pas encore ou beaucoup moins, car elle n’a pas de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins équipés de la technologie de la dilution : ses transporteurs de la mort sont localisables, et qui plus est, la mer qui borde ses côtes est peu profonde.

Ainsi pourrait-on imaginer, pour soulever une autre hypothèse d’école, une frappe nucléaire stratégique de l’Otan ou de la Russie sur d’autres puissances nucléaires de second rang comme l’Inde, le Pakistan ou la Corée du Nord – à supposer que l’arsenal nucléaire nord-coréen ne soit pas fictif, mais c’est un autre sujet – parce qu’il n’y aurait pas de possibilité de seconde frappe en retour. Tandis que dans la crise ukrainienne, chacune des parties en présence pourrait encore anéantir l’autre même après avoir été détruite. Tel est le paradoxe à ce niveau de puissance : l’outil de destruction devient un instrument de suicide collectif, ce que les Américains sous la guerre Froide appelaient MAD : mutual assured destruction, destruction mutuelle assurée, dont l’acronyme signifie en anglais « fou », ce qui exprime bien la crainte sans réserve qu’inspirait à nos aînés la bombe atomique.

            Si l’on s’en tient donc à ce constat, le projet de l’Amérique, c’est plutôt d’armer massivement l’Ukraine en espérant qu’à la longue, la Russie s’y enlisera, ou s’y épuisera au point de se voir réduite à une puissance régionale, incapable d’atteindre ses objectifs pour l’après-guerre. En quelque sorte, qu’elle remporte éventuellement une victoire, mais à la Pyrrhus. Le temps, donc, travaille contre elle, qui pourtant est obligée de conduire une guerre la plus économe possible de vies civiles, puisque son projet est de réunir à elle les populations russophones : c’est ce facteur temps que les Etats-Unis entendent exploiter. Remarquons en passant que ce calcul repose sur l’idée de se battre sur le terrain jusqu’à la dernière goutte de sang ukrainien, et non pas américain.

Mais par-delà ce qui peut en sortir – un démembrement de l’Ukraine, pays peu homogène auquel on arracherait l’est et le sud, tandis que la Pologne serait tentée, pourquoi pas, de récupérer la région de Lvov qui lui a été confisquée par l’URSS en 1939 – cette guerre présente d’autres risques collatéraux qu’il convient de ne pas négliger.

Mais en cas d’une extension incontrôlable des conflits…

Commençons par une possible extension du conflit, ce qui deviendrait peu à peu une troisième guerre mondiale. Le plus grave serait que la Chine profite du nouveau désordre mondial pour tenter l’aventure de son recouvrement de Taïwan, élargissant le théâtre de la guerre américaine – ou otanienne, ce qui est la même chose – aux dimensions du monde. Alors, même des pays comme ceux du Pacifique seraient entrainés dans un engrenage douloureux.

Ailleurs dans le monde, d’autres conflits pourraient se déclarer, profitant du fait que l’Amérique est occupée à combattre la Russie.

La Turquie pourrait monnayer sa loyauté otanienne en réclamant les eaux territoriales qu’elle rêve de prendre à la Grèce, voire se lancer à leur conquête en comptant que ses alliés de l’Otan seraient trop occupés ailleurs pour l’en empêcher.

Un pays allié de la Turquie, l’Azerbaïdjan, a relancé sa guerre contre l’Arménie, en faisant le pari que les difficultés de la Russie pourraient l’empêcher de la protéger. Rappelons que l’Arménie, ayant approuvé l’intervention russe dans le Donbass, pourrait également ne pas bénéficier d’un soutien occidental, en dépit du très puissant lobby arménien présent aux Etats-Unis et en France.

Nous voyons depuis quelques temps s’aggraver les tensions entre Tadjikistan et Kirghizstan, dont les frontières, pas moins fantaisistes que celles de l’Ukraine, ne correspondent pas aux revendications des peuples concernés : la Russie pourra-t-elle maintenir sa tutelle diplomatique sur ces régions naguère encore parties intégrantes de son ancien empire, si elle est trop occupée à l’ouest ?

Enfin, dans certains pays comme ceux du sud de la Méditerranée, la crise économique résultant de la rupture des approvisionnements venant des régions en guerre pourrait provoquer de graves soulèvements populaires et des vagues d’invasion migratoire vers l’Europe.

… la tentation d’utiliser des bombes tactiques

Cette multiplication des guerres pouvant être perçue par ceux qui la conduisent comme présentant un risque de se voir déborder par l’amplification des événements, tant dans le camp russe que dans le camp américain, on peut tout à fait imaginer que les grands décideurs d’aujourd’hui, appartenant à une génération qui n’a rien connu de la Deuxième guerre mondiale et qui, passant leur jeunesse sous la guerre Froide, ne comprenait pas toujours les frayeurs de leurs aînés, puissent franchir une ligne jusqu’alors taboue par excellence : l’utilisation des armes nucléaires ; non pas forcément les plus destructrices, mais celles, appelées « tactiques », de puissance moindre mais qui pourraient réduire à néant la progression d’une armée ennemie. Avant même l’intervention de la Russie dans la guerre ukrainienne, l’amiral Richard, né en 1959 (photo ci-dessus), placé à la tête du Commandement stratégique des Etats-Unis, ne cachait pas sa conviction que l’emploi d’armes nucléaires constituait une option raisonnable aujourd’hui. Il visait alors la Chine, impatiente d’imposer sa suprématie dans une région maritime allant de la Corée aux Philippines, mais aujourd’hui il peut viser également la Russie. Notons que cet amiral est un sous-marinier, ayant servi dans la seule arme absolue que l’on connaisse, le sous-marin indétectable, à propulsion nucléaire, donc bénéficiant d’une autonomie de plus d’un an. Ce qu’il convient de retenir de cette banalisation de l’emploi de l’arme nucléaire, fût-elle seulement tactique, c’est l’évolution funeste des mentalités, si l’on se souvient de la mise à pied en 1951 du général Mac Arthur, soupçonné d’avoir songé à l’utiliser pour venir à bout des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois[1].

Du côté russe, à la différence de ce qui est admis en Occident – où seul le chef politique suprême peut juger de son opportunité – un chef militaire peut décider tout seul de l’emploi de la force atomique mise à sa disposition, s’il le juge nécessaire. Ce qui signifie donc, en principe – mais les principes ne sont pas toujours pratiqués – que le président Poutine pourrait n’être pour rien dans le déclenchement du feu nucléaire sur un théâtre réduit, tel un champ de bataille ; ce qui, évidemment, n’a rien de rassurant. Certes, on peut espérer que l’autorité naturelle de M. Poutine soit une garantie contre les emportements toujours possibles d’un subordonné de haut rang, mais rien ne permet de croire que ces emportements n’arriveront jamais, surtout de la part d’un personnel politique et militaire qui, travaillant sous ses ordres, est beaucoup plus anti-occidental qu’il ne l’est lui-même – ce qui, par parenthèse, rend dérisoire et contre-intuitif le souhait du président Biden de le voir renverser.

Pour conclure, souvenons-nous de cette leçon que l’histoire a toujours donnée : on sait comment commence une guerre, on ne sait pas toujours comment elle se poursuit, ni comment elle se termine. Sans devoir remonter loin dans le temps, c’est vrai de toutes les guerres de haute intensité, depuis la guerre Sécession, déclenchée un jour de 1861 par un bombardement qui n’avait fait aucun mort, sinon un cheval[2], jusqu’à la prise de Berlin en 1945. Les guerres intermédiaires peuvent s’analyser différemment – même si celle du Vietnam paraissait imperdable à son début – parce qu’elles ne sont pas totales et ne servent guère aujourd’hui qu’à nourrir le complexe militaro-industriel américain – dénoncé jadis par Eisenhower : peu importe au fond qu’elles soient perdues, pourvu qu’elles durent le plus longtemps possible. Ce qui est nouveau dans la guerre ukrainienne est qu’elle présente des risques d’engrenage jamais rencontrés depuis 1939, comme nous venons de le voir : c’est dans un tel contexte que des esprits peuvent s’échauffer à mesure que les contrariétés et les frustrations s’accumuleront. On a longtemps cru qu’une civilisation aussi humaniste que celle des Européens les retiendrait de commettre des crimes de guerre aussi inhumains que ceux des armées de Gengis Khan au XIIIe siècle, pourtant il eut Dresde, Hiroshima, pour ne citer que ces deux drames symboliques parmi les plus récents. De même, on a cru durant toute la guerre Froide que la bombe atomique était trop épouvantable pour qu’on ose l’utiliser : ce qu’en pense aujourd’hui l’amiral Richard, qui exprime à haute voix une pensée certainement partagée dans les deux camps, nous fait craindre le contraire.

[1] Notons que le général a démenti y avoir songé. Mais il n’eût pas été le seul, puisque le Gouvernement avait dépêché sur place neuf bombes Mark IV.

[2] C’est le fameux siège de Fort Sumter du 12 au 13 avril, pour déloger une garnison nordiste qui avait conservé cette place à l’entrée de la baie de Charleston malgré la sécession de la Caroline du sud : une sorte de Gibraltar nordiste.

Pour lire TOUT le contenu du Courrier

Nos offres

9 par mois
  • Les droites de Husson
  • Urbi & Orbi
  • Le patrimoine des Stratèges

Sécession patrimoniale, libertarisme, vaccins...

Téléchargez nos dossiers indispensables

9,90 par dossier
  • Les conseils patrimoniaux de Machabert
  • Le libertarisme selon Bonnal
  • Les vaccins selon Aventin

About Post Author

32 Shares:
30 commentaires
  1. La guerre nucléaire stratégique est loin d’être exclue.
    Rappelons-nous les mots de Poutine : “Que serait le Monde sans la Russie”.
    Pour Poutine, promoteur d’une Nouvelle Grande Russie, une Russie morcelée ne peut être imaginable. Or depuis longtemps ce morcèlement est l’objectif de la caste avide de matières première et d’énergie.
    Rappelons-nous cet autre mot de Poutine : “Quand la bagarre est inévitable il faut frapper le premier” Or la caste a mis, au moins en Ukraine, la Russie dans la position d’une bataille inévitable.
    Ces deux citations couplées ne peuvent prédire que d’une seule fin : la guerre totale car la caste “au bout du rouleau” ne peut se permettre de perdre cette guerre car elle a déjà loupé le coche qui est passé entre 2008 et 2010 et le honteux “jamais deux sans trois” n’a jamais été une option pour elle. Son orgueil sera sa fin et la notre par enchaînement.

    1. Tout à fait de votre avis. Putin, un de ses sbires militaires ou même son successeur utilisera une bombe nucléaire tactique à un moment ou un autre en Ukraine (pour commencer). Et l’engrenage vers une inéluctable 3ème guerre mondiale sera enclenché. L’anéantissement de l’espèce humaine suivra.
      Il faut lire la position de Vladimir Fédorovski qui connait bien Putin et qui partage cette analyse.
      Idem pour le livre de Sergueï Jirnov “l’engrenage”.
      Seul petit espoir : une intervention de la Chine pour calmer le jeu.

    2. Oui c’est “la caste” qui décide.

      L’héritier de la famille Rothschild, Nathaniel Rothschild, a écrit aujourd’hui aux membres du gouvernement britannique pour leur faire part de son point de vue selon lequel Vladimir Poutine est « l’homme le plus dangereux depuis la défaite de Hitler » et que « l’Ukraine est une pièce essentielle que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre sur l’échiquier géopolitique. »
      Il a soutient que « la Russie doit être excisée du système bancaire et économique international. « Nous devons mettre la Russie à genoux par tous les moyens possibles pour envoyer un signal fort aux Chinois et pour protéger notre système mondial de normes et de valeurs libérales. Nous ne devons pas nous faire d’illusions: si nous laissons Vladimir Poutine s’emparer de l’Ukraine, cela enverra à nos ennemis, l’Iran, la Chine et la Corée du Nord en particulier, le signal que nous ne ferons rien face à un assaut de force.
      En effet, notre voie actuelle, celle de l’absence d’action militaire, signifie que notre ordre mondial est mort sur
      pied. Je vous incite à déployer davantage de force contre la Russie, à intensifier la guerre de l’information
      pour corriger l’opinion, notamment en ligne, et à envoyer des armes à nos amis en Ukraine.
      Sans l’Ukraine, l’ordre mondial pourrait ne pas survivre.”
      Ces propos datent de fin février

  2. A Maxe
    S’il s’agit in fine de bombes nucléaires stratégiques, ce sera pas seulement LEUR fin, mais également la VÔTRE et celle de beaucoup de monde ici-bas…
    Que ce tyran de Poutine retire ses troupes d’Ukraine et tout se terminera vite…

    1. Ce sera notre fin aussi, mais d’une autre manière.
      Rappelez-vous les paroles de Churchill sur la guerre et le déshonneur.
      Et puis “tyran” qu’est-ce à dire? Poutine serait tyrannique? Ça concerne les Russes et il faut se demander pourquoi l’armée russe a été accueillie à bras ouverts dans le Donbass.
      Ce qui cause la guerre, c’edt l’impérialisme. C’est ici qu’il convient de comparer les budgets militaires US et russes, le nombre de bases militaires en dehors de leurs territoires respectifs, le nombre de guerres provoquées par les uns et les autres, sans compter les laboratoires biologiques qui sont censés lutter contre les épidémies qu’en réalité ils préparent.

    2. Allez demander à la Grande Catherine si ODESSA n’est pas russe ! Ruthénie ! L’Ukraine orientale est une fiction historique. Allez demander aux Roumains du Nord des Carpathes comment ils virent les Hongrois. Les régions russophones sont ‘Russes’. L’élite kiévienne parlait et parle russe. Zelenski est un monstre qui envoie à la mort des hommes et des femmes pour tuer leurs frères russophones. La CIA va éliminer Zelenski avant le 1er janvier. L’Ukraine n’a rien à faire dans l’UE et l’OTAN, pas plus que le Mexique ou Cuba dans le giron soviétique.
      La Russie a gagné la guerre et Zelenski tue ses frères avec la complicité du ‘collectif Etatsunien’. C’est une honte et c’est criminel de soutenir ce mafieux de Kiev. Mes amis ukrainiens sont vent debout contre cette marionnette mafieuse. Honte à ceux qui soutiennent bêtement le régime des kiéviens voleurs et violents sur le dos des véritables peuples ruthéniens. C’est un massacre par procuration colonialiste. L’histoire s’écrira ainsi et les suppôts du grand Satan seront décrits comme des collabos hitlériens. Les otanisés sont dans l’erreur grotesque du collaborationnisme qui mène au suicide de l’Allemagne et de la France. Les otanisés sont prisonniers dans un délire collectif. Les Bruxellisés préparent leurs valises et la recherche d’emploi saisonnier en France ou ailleurs.

      1. Tu parles de la Grande Catherine…
        A ce compte la moitie du monde est français….
        Napoleon a même hissé le drapeau français sur Moscow.

        Répondre moderated
  3. Compte-tenu de la doctrine actuelle de la Russie, il semble improbable que son commandement prenne l’initiative d’utiliser l’arme nucléaire hors le cas d’un “risque existentiel” ou d’une atteinte grave à son intégrité territoriale. Du côté occidental habitué aux coups tordus (le cas échéant sous fausse bannière), les perspectives apparaissent plus inquiétantes.

  4. Victoire à la Pyrrhus….
    Vous ressortez ça souvent mais relisez l’histoire, quand Pyrrhus c’est retirer la bataille était déjà perdu…

    Pour revenir au sujet, la Russie agite la menace pour faire peur.
    Pour que les pays occidentaux n’envoient plus d’armes à l’Ukraine.
    Déjà c’est un aveux d’échec, que les armes occidentales sont plus fortes que les celles russes…
    Surtout ça ne peut pas faire peur aux gouvernement qui savent que la réponse serait immédiate en cas d’attaque nucléaire contre une ville de l’occident.
    Le but c’est faire peur dans les populations uniquement.
    Donc l’usage des armes stratégique est exclu.

    Pour les armes tactiques, elles seraient à destination des forces ukrainiennes pour les repousser ou anéantir.
    Le problème c’est qu’elles causent des radiations, donc les russes ne peuvent y aller après.
    Ces armes ne peuvent servir qu’en défense pour empêcher l’adversaire d’attaquer mais ne servent à rien dans une stratégie de conquête.
    Si les russes utilisent ces armes ils feront beaucoup de morts mais seront obliger de rentrer en Russie et abandonner l’Ukraine ou alors des petits territoires.
    Même le territoire russe peut être impacté par la radiation vu la proximité.
    Donc c’est uniquement que si l’Ukraine voudrait envahir la Russie ce qui est très improbable et n’aurait pas le soutient de l’Occident.
    Enfin c’est des armes qui n’ont jamais été utiliser et au vu du peu de précision des armes russes il serait normal d’être hésitant pour les employer.

    Enfin dernier cas le figure, Poutine est foutu il sait qu’il va être renversé ou tué…
    Alors rien n’exclue un coup de folie.
    C’est pour ça qu’il faut toujours garder ouverte une porte de sortie pour Poutine.

    Répondre moderated
  5. L’article de M. ADELINE est étrange. Il déroule une logique de personne assise et qui n’est pas dans une impasse, dos au mur, où un injuste agresseur s’avance. Il dit : « dans la crise ukrainienne, chacune des parties en présence pourrait encore anéantir l’autre même après avoir été détruite. » S’il y a une bombe atomique qui tombe sur la demeure de Zelenski ou sur un fortin de Kharkov, il est évident qu’aucun pays de l’Otan ne balancera une bombe atomique sur le territoire russe. C’est évident, tellement évident qu’actuellement les Occidentaux ne verse pas une goutte de sang pour les kiéviens et n’agitent qu’une guerre économique qui profite aux USA et désindustrialise les vieilles nations du vieux continent.
    La riche Russie a vu l’Otan se déployer autour d’elle, les bases militaires américaines avancer et elle voit l’Ukraine envahie par la présence économique et par une volonté de nucléariser ce voisin sous l’hégémonie des USA. Elle est dans une impasse en face d’un envahisseur qui en veut à sa vie. Soit les Russes deviennent vassaux des américains, soit ils stoppent l’envahisseur avec tous les moyens de défense à leur disposition. Macron, Biden et tous les gens raisonnables, militaires inclus, savent cela. Le reste n’est que cinéma médiatique pour la galerie et les heures de télés, assis au chaud.
    M. Adeline poursuit avec ses mots bien alignés : « c’est ce facteur temps que les Etats-Unis entendent exploiter. » C’est tout à fait le contraire. Poutine a un certain temps, les américains guerriers seront volatilisés en novembre aux midterms, si les élections sont maintenues. Poutine chauffe la salle pour glacer les velléités démocrates de faire un coup d’éclat envahisseur avant ces élections américaines. Regardez le macron en laisse qui tape du poing sur un pupitre onusien devant trente ventripotents vautrés, endormis par le bonimenteur du trottoir du BHV de Paris.
    M. Adeline poursuit encore par : « dont les frontières, pas moins fantaisistes que celles de l’Ukraine ». Au lieu de développer son texte sur les SNLE, il aurait été aimable de commenter uniquement cette phrase : ‘l’Ukraine actuelle a des frontières fantaisistes’. Tout est là pour les esprits non otanisés. Et de poursuivre en note : « Notons que le général a démenti y avoir songé. »
    En ‘janvier’ environ les choses seront pliées : USA en crise politique, nations européennes désunies, froid dans les appartements parisiens et rues chaudes, Zelenski ‘démobilisé’, et les Russes qui voient calmement les choses en agissant pour en finir dans cette impasse : Soit, ils commencent la guerre éclair vers le Dniepr avec leurs armées (atome compris si nécessaire), appuyés par les Chinois qui récupèrent enfin Taïwan. Soit, ils acceptent de recevoir les ambassadeurs allemands venus quémander avec un drapeau blanc du gaz pour calmer les rues de Berlin.
    Le schéma d’escalade nucléaire avec recours à des SNLE, envisagé par M. Adeline, n’a aucun sens dans les cercles responsables des décideurs militaires et politiques. Cette option otanienne a été refusée dès le mois de février. On ne va pas perdre un seul soldat otanien pour Kiev de la Rus, pas plus que pour l’îlot taiwanais de la Chine.

  6. La bombe nucléaire n’existe pas. Celles larguées au Japon sont des bombes incendiaires, qui génèrent beaucoup de Carbone dans l’atmosphère. D’ailleurs, les Américains sont habitués d’inonder de bombes pendant leurs guerres (Dresde, Royan, Le Havre, Viet-Nam, Irak, Yougoslavie, …) Ce sont des criminels légalisés. C’est comme l’homme qui n’a jamais marché sur la lune : Que des mensonges d’une caste qui tient son pouvoir de l’absence de spiritualité des êtres humains. L’énergie nucléaire est diabolisée pour justement qu’elle ne soit pas disponible dans les foyers ; On fait délibérément peur sur son danger supposé. On fait croire également que le pétrole est une énergie fossile et donc rare. La virologie est une arnaque, les satellites n’existent pas, l’ISS n’existe pas… Que des mensonges en permanence
    ” Aussi Dieu leur envoie-t-il une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés “(2Thes2:11-12)

    Répondre moderated
    1. Don Crisotroudeballe, l’ISS n’existe pas… , l’homme n’a jamais marché sur la lune, …, et enfin, une citation de DIEU…biensûr.
      Rendors-toi…la terre est plate et ta tête : plate aussi…car surtout vide de sens…et farcie d’inepties, le plus abject : c’est d’oser les répandre…mais les kons ça ose tout, c’est d’ailleur à ça qu’on les reconnait. ( Audiard dans les Tontons Flingueurs )
      Merci, Cristotroudeballe, en cette fin d’apères-midi, de m’avoir fait sourire devant mn café !!
      Don Qui Shoot.

      Répondre moderated
      1. Le Soleil se déplace entre les tropiques du Cancer et du Capricorne, ce qui explique le phénomène des saisons. Le Soleil décrit ainsi un analemme. La terre est stable, immobile et plate. D’ailleurs, observez la carte des Nations Unis, c’est une projection équidistante centrée sur le Pôle Nord.
        Si vous croyez que la Terre tourne à 1600km/h, alors, vous êtes bien naïf ! La gravitation est une arnaque. Tout est question de densité. La caste satanique a bien raison de vous plumer !

    2. Alors celle elle est pas mal.
      Nier la bombe atomique et même les satellites dans l’espace (n’importe qui qui reçoit la télé par satellite sait que son antenne est pointée vers le ciel…)
      Le top reste de demander des réacteurs nucléaires dans foyer…
      Aller je vais construire Triscastin dans mon jardin…
      Tu m’auras amuser, tu as déjà ce mérite là. 😀

      Répondre moderated
      1. Les communications téléphoniques, Internet passent par des câbles sous-marins (98%), des antennes relais (tri-angulation de la localisation) et des ballons atmosphériques. Avez-vous remarqué que lorsqu’il y a rupture d’un câble sous-marin, c’est la panique !
        Les satellites ont été inventés par Stanley Kubrick et permettent de siphonner les contribuables. L’énergie atomique peut être en effet domestiqué pour qu’elle soit accessible plus facilement, mais c’est diabolisé pour permettre aux multinationales de s’empiffrer : L’énergie doit être rare, dangereuse et donc coûteuse pour les contribuables. Avez-vous remarqué qu’à Tchernobyl, la nature est toujours resplendissante avec des animaux et des populations locales après la “catastrophe” ? Lisez ce que rapportaient les premiers ingénieurs sur l’énergie atomique dans les années 50. Ils travaillaient sans consignes de sécurité particulière.
        L’attentat du 11 septembre est américain, donc criminel. Nous sommes gouvernés par des malades pervers, dépravés et psychopathes. Ceux qui ne veulent pas réfléchir ou ne pas voir,, iront se faire piquer avec leurs ” poisons vaccins” et en redemanderont encore et encore avec en plus de ne plus se doucher, de ne plus pouvoir prendre l’avion, de ne plus se déplacer en voiture pour soi-disant sauver la planète. Le dérèglement climatique par le CO2 est du pipeau…

    1. Déjà il y a l’alerte, le ciel et l’espace sont surveillés pour signaler au plus vite un lancement.
      Ensuite il y a des personnes clés dans l’état qui ne doivent jamais se trouver ensemble de sorte que si un ou plusieurs meurent il y a une continuité du pouvoir et de la prise de décision.
      Après différents abris anti-atomique sont éparpillés en France et en cas d’alerte les personnalités à protéger sont immédiatement dirigées vers le plus proche.
      Au passage il y en a un sous tous les palais de la république et ministères.
      Dans les personnes qui accompagnent le Président il y a toujours quelqu’un qui tient la valise nucléaire avec les codes lancement.
      Il y a d’autres dispositions tenues secrètes mais normalement tous les cas de figure sont pris en compte.

      Répondre moderated
      1. Bonjour merci pour la réponse mais je pense que votre analyse ne tient plus compte tenu des missile hypersonique qui peuvent laisser que quelques minutes avant l’impact. Plus personne a le temps de se planquer dans ce cas là

        1. Non non quand les russes le temps qu’il faut pour un missile hypersonique tirer de Kaliningrad juste Paris c’est juste n’importe quoi pour faire peur.
          Leurs missiles hypersoniques compensent juste les missiles tirer de sous-marins à bout portant.
          Ils ont intérêt dans une guerre avec une charge classique pour détruire par exemple une avancée de chars.
          Mais dans le cas d’une guerre nucléaire c’est juste que la Russie ne veut pas mobiliser des sous-marins en mer permanent.
          Au passage depuis le début de la guerre en Ukraine ils en on tirer 3 de missiles surpersonique.
          2 contre des stocks de carburant.
          Le 3eme est un échec il c’est écrasé en Russie.
          Depuis ils ne l’ont plus utilisé.
          Alors pourquoi l’utiliser une arme de prestige contre des stocks de carburant ?
          D’après les USA ce missiles n’est pas au point, ils ont des problèmes de guidage et ne peuvent pas visés des cibles mobiles.
          A prendre au conditionnel bien sûr.

  7. @ Yassine
    je veux bien entendre que la Russie n’usera pas de l’arsenal nucléaire… cela étant, ils en parlent quand même beaucoup ; Poutine dans son allocution sur la mobilisation semi générale… et de nouveau son roquet falot et infatué, Medvedev, affirmant que son pays était prêt à une frappe nucléaire, soulignant que les missiles “hypersoniques russes sont capables d’atteindre leurs buts en Europe et aux États-Unis bien plus vite” que les armes occidentales. Mais me direz-vous, Medvedev ne contrôle rien…

    1. A vrai dire, selon les traductions dont j’ai eu connaissance, Poutine ne parle pas d’utiliser l’arme nucléaire :
      – il fait tout d’abord référence au chantage nucléaire des occidentaux – qui fournissent les moyens de bombarder continûment la centrale de Zaporozie (dans le but que la Russie s’en retire).
      – il rappelle que la Russie dispose elle aussi de moyens de destruction, dont certains plus modernes que l’OTAN : on peut comprendre qu’il évoque ainsi les armes hypersoniques. Or ces armes peuvent être utilisées sans charge nucléaire, de manière ciblée, sans aucune parade efficace connue – mise en garde en soi suffisamment sévère.
      – il affirme ensuite que tous les moyens peuvent être utilisés en cas d’atteinte à l’intégrité territoriale, en cela il ne fait que rappeler la doctrine de dissuasion déjà connue.
      Ce sont les commentaires diffusés par la presse occidentale qui veulent faire croire qu’il menace d’utiliser l’arme nucléaire à tout bout de champ.
      Quant à Medvedev, j’ai l’impression que, cantonné dans un second rôle, il essaie d’exister via une communication plus outrancière, mais qui n’a pas la même portée diplomatique. En même temps il soigne opportunément une image nationaliste qui pourrait lui profiter politiquement en Russie lors de l’après Poutine.

      1. vous avez parfaitement raison, on fait dire à Poutine ce qu’il n’a pas dit : il a en effet parler de frappes si les occidentaux continuaient leur “chantage nucléaire” et ce terme renvoyait aux frappes ukrainiennes sur la centrale nucléaire ! il n’a jamais parlé de frappes nucléaires. en fait si on lit bien ses propos il parle de frappes contre les outils occidentaux permettant le positionnement satellite des frappes ukrainiennes. sachant que les russes ont positionné récemment en ukraine des missiles nadol (qui peuvent frapper un satellite) il semble donc plutôt que poutine prévient que des satellites occidentaux pourraient être touchés.

  8. il y a une chose qu’on ne dit pas assez à propos de la possibilité de la guerre nucléaire : la russie a hérité de l’urss une surface très importante d’abris anti-atomique en sous-sol, et des alertes sont régulièrement organisées pour que la population s’entraîne à se rendre dans ces abris qui sont équipés. en cas d’attaque nucléaire ou d’incident nucléaire civile, c’est sans doute le pays le mieux préparé pour qu’une partie importante de sa population survive.
    et étant donnée la culture russe (que je connais et pratique un peu par des proches et de la famille), il peut y avoir un moment où la russie décide de débarasser le monde de la peste otanesque en se sacrifiant… il ne faut pas oublier que la russie a sacrifié près d’un tiers de ses hommes pour vaincre la peste nazie… et elle l’a fait en toute conscience, ce sacrifice est commémoré et représenté comme l’action juste à suivre et à refaire s’il le faut… la culture russe n’est pas la culture occidentale.

    1. Excellente mise en perspective d’un autre point de vue en hauteur. Merci. La culture russe des non-occidentalisés-woke repose sur une anthropologie chrétienne ayant pour spécimen de l’homme pleinement accompli : Le Christ ressuscité, passé par la Croix de l’Expiation réconciliante, libérante.

Répondre à Pata Pop Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer