[PAYANT] Comment faire face au prochain effondrement… quelques conseils

Effectivement... la survenue d'un effondrement global, à la fois boursier, financier, économique, étatique, est tout à fait plausible. Je vous ai proposé mardi un scénario statistiquement possible d'effondrement général de l'Etat en français, du fait notamment des déficits incontrôlables qui sont une véritable gangrène pour la stabilité de la société française. Je vous propose aujourd'hui quelques conseils inspirés de ce que j'ai vu chez les financiers durant la crise de 2008. Quelques conseils pour traverser la tempête en laissant le moins de plumes possible.

J’ai un souvenir très précis d’un dîner en février 2009, quelques semaines après le krach boursier qui a suivi la chute de Lehman Brothers. J’étais avec deux importants financiers, dont un gros acheteur de dette française. Nous mangions dans un célèbre restaurant du 9è arrondissement qui a, depuis quelques années, fermé ses portes. La conversation a roulé sur la crise. J’ai entendu mes convives se dire avec complicité : “Il ne faut surtout pas regarder les cours de la bourse chaque jour, sinon c’est intenable.”

Le divertissement, l’arme absolue

Cette évidence qu’ils partageaient m’a ouvert les yeux. J’ai compris ce jour-là l’importance de savoir regarder ailleurs quand le danger est là. 

Lorsque le monde part en lambeaux sous vos yeux, rien ne sert de se complaire dans cet horrible spectacle. Il faut se divertir, impérativement. Il faut penser à autre chose, se projeter dans l’avenir, et prendre le temps d’échapper à l’angoisse du quotidien. Sinon vous explosez en plein vol. 

Depuis ce dîner, j’ai donc pris mon parti. Lorsqu’un événement, aussi dramatique soit-il, m’arrive, je prends soin de me ménager des moments de respiration, de divertissement, pour laisser ma force vitale se reconstituer. Ce divertissement n’a rien de honteux : il me permet simplement de résister plus longtemps et plus lucidement à l’angoisse. 

Bien connaître ses risques et ses limites

Une autre force des financiers pour faire face aux crises tient à leur maîtrise des risques. Ceux-là savaient précisément quelles lignes rouges ne devaient pas être franchies par le CAC 40. En l’espèce, ils savaient qu’ils pouvaient tenir trois mois avec un indice à 2.800 points. Tant que l’indice était au-dessus de cette ligne de flottaison, ils savaient que la “remontada” serait difficile, mais qu’ils pourraient y arriver sans que leur existence sociale ne soit menacée. Sous ce seuil, ils savaient qu’ils étaient dans la mouise. 

Là encore, je recommande cette technique : vous devez, pour surmonter l’effondrement, vous poser la question à froid de ce qui vous met réellement en danger ou de ce qui constitue un désagrément certes gênant, mais qui ne touche pas à vos intérêts fondamentaux. 

Ici, chacun fait un travail à sa propre mesure. 

Je connais des gens pour qui posséder un deux cents mètres carrés dans un beau quartier de Paris est vital, alors même qu’ils n’ont pas les moyens de l’entretenir. Simplement, ce bien fait partie de l’estime qu’ils ont d’eux. Pour ma part, j’ai toujours cru qu’avoir un petit chez soi au fond d’une forêt était amplement suffisant. 

Tout dépend des limites personnelles que vous vous fixez. 

Une chose est sûre, plus vos limites sont élevées (et onéreuses), plus vous risquez de vivre un gros coup de stress dans les semaines qui viennent. Je vous conseille ici de suivre les conseils de Dimitri de Vismes pour investisseurs aguerris, afin d’essayer de vous refaire

Bâtir son donjon et le défendre

Je vous propose une stratégie alternative à ce qui me semble être une fuite en avant. 

Ma conviction intime est que nous avons (presque) tous conscience de ce qui est vraiment important pour nous, et de ce qui ne l’est pas. Par exemple, conserver coûte-que-coûte la maison où l’on se sent bien, et savoir sacrifier son contrat d’assurance-vie qui est agréable à contempler, mais qui est somme toute existentiellement secondaire. 

Dans ce cas, demandez-vous quel est le point mort que vous devez sans cesse dépasser pour conserver votre maison, et tentez d’optimiser la vente de votre contrat d’assurance-vie avant qu’il ne soit trop tard. L’argent ainsi récupéré vous permettra sans doute de mieux protéger votre bien immobilier. 

Bref, construisez un donjon autour de ce qui est important pour vous, et défendez-le âprement en sacrifiant ce qui vous alourdit, vous retarde, ou vous affaiblit. 

Appliquez les manoeuvres d’urgence que nous vous conseillons depuis plus d’un an

Si vous n’êtes pas encore un lecteur régulier du Courrier, je vous conseille de corriger très vite ce vilain défaut. Depuis plus d’un an, je vous annonce que la situation que nous connaissons aujourd’hui est savamment préparée pour justifier le passage à l’euro numérique. 

Depuis plus d’un an, je vous conseille par ailleurs de “sortir” de la bourse et du placement financier pour privilégier la vie à la campagne (très exactement dans des villes moyennes) et les valeurs d’usage : les métaux précieux et les biens immobiliers. 

Une chose est sûre : la bourse est devenue un cloaque et, à moins que vous ne soyez un excellent navigateur, vous avez toutes chances d’y sombrer dans les prochaines semaines. 

Le moment est venu de retourner aux vraies valeurs. Et si vous avez un patrimoine financier à investir, lisez attentivement le dossier de Machabert sur l’investissement dans les PME. Il peut vous rapporter gros. 

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