Un Frexit sur l’énergie si le nucléaire n’est pas reconnu « industrie stratégique » à Bruxelles?

Au moment où Emmanuel Macron fait des déclarations grandiloquentes sur la souveraineté, ni lui ni son ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire ne tiennent leurs promesses : dans le règlement de l’Union Européenne sur l’industrie verte, le nucléaire a bien été répertorié comme industrie « zéro émission (carbone) » mais non comme « industrie stratégique ». Voilà un exemple concret, un cas-test, de la capacité de nos gouvernants à défendre – ou non – les intérêts de la France vis-à-vis de nos partenaires européens. Cela fait des années que la France ne défend pas, face à l’Allemagne – et aujourd’hui face à une commission européenne acquise à l’idéologie verte – nos intérêts fondamentaux. Car la question de notre énergie nucléaire ne se discute pas. Et, vis-à-vis de nos partenaires européens, elle est à prendre ou à laisser. Notre gouvernement devrait être prêt depuis longtemps à aller jusqu’au Frexit sur l’énergie, si nécessaire.
