Vaccins contre le COVID : une nouvelle Bérézina commence pour le gouvernement Castex

Vaccins contre le COVID : une nouvelle Bérézina commence pour le gouvernement Castex


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Le gouvernement Castex attendait les vaccins contre le COVID comme on attend le Messie. Mais la campagne de vaccination que la fine équipe au pouvoir a commencé à présenter s'annonce déjà comme une nouvelle Bérézina où les revers s'enchaîneront les uns après les autres. Pas de quoi renouveler la confiance dans les vaccins, donc, ni dans la capacité du gouvernement à gérer une crise qui n'en finit pas de ruiner sa crédibilité politique.

Hier, Jean Castex et son dream team donnaient une conférence de presse sur les vaccins contre le COVID, et sur la campagne de vaccination qui doit avoir lieu en France. On l’a dit plusieurs fois : le recours à vaccin constitue le coeur de la stratégie sanitaire française de lutte contre l’épidémie, renonçant d’ici là à tout traitement alternatif contre la maladie, au point de savonner la planche des laboratoires français qui cherchent des solutions médicamenteuses. La même erreur se reproduit au détriment du laboratoire français Xenothera.

Mais cette campagne de vaccination s’annonce déjà comme un fiasco. Voici pourquoi.

L’ancien vice-président de l’institut Pasteur devient M. Vaccin

Curieusement, jusqu’à hier matin, personne ne s’était encore dévoué pour occuper le fauteuil de M. Vaccin… Initialement, le choix du gouvernement s’était porté sur Louis-Charles Viossat, mais les polémiques sur son rôle de lobbyiste, que nous avons évoquées très tôt, ont obligé le gouvernement à faire machine arrière. Viossat sera simplement chargé de coordonner une « task force » de hauts fonctionnaires.

Le choix du gouvernement, dévoilé hier, s’est porté sur un certain Alain Fischer, 71 ans, pour rassurer les Français sur les bienfaits du vaccin. L’intéressé fut, pendant plusieurs années, vice-président du conseil d’administration de l’institut Pasteur. Il a également reçu des prix de Sanofi et de quelques autres pour ses travaux. Il avait déjà mené la concertation citoyenne sur les bienfaits de la vaccination de 2016… Voilà donc une personnalité absolument neutre et impartiale pour parler des bienfaits de la vaccination.

M. Vaccin alerte sur les risques des vaccins

M. Vaccin a donc pris la parole hier pour évoquer les vaccins sur lesquels il est chargé de rassurer. Nous reportons ses propos ci-dessus. Comme on le voit… Alain Fischer a largement expliqué tous les doutes qui existent sur les vaccins existants. Incertitudes sur leur efficacité, sur leurs effets secondaires, sur leur dangerosité : voilà une excellent publicité d’ores et déjà faite sur des dispositifs médicaux dont nous avons acquis suffisamment de doses pour inoculer 100 millions de personnes…

Des vaccins efficaces pendant trois mois ?

Au passage, on a de mauvaises nouvelles sur les vaccins.

Concernant Moderna, on apprend que le vaccin ne serait efficace que durant trois mois. Pour s’en protéger toute l’année, il faudrait donc se faire vacciner quatre fois. Soit huit doses… La désillusion guette.

Quant à Pfizer, le Wall Street Journal annonce que les capacités de production devraient être divisées par deux, car les composants du vaccin ne répondent pas tous aux critères qualité du laboratoire. Là encore, les désillusions et les rétropédalages désastreux sur l’enthousiasme vaccinal risquent de plomber la compagne gouvernementale.

Des soignants new-yorkais refusent d’être vaccinés

Même l’AFP commence à se poser des questions sur les bienfaits du vaccin. On notera que l’agence gouvernementale française a publié une dépêche mentionnant le rejet du vaccin… par des soignants new-yorkais. On lira par exemple, dans ce monument de journalisme :

« Diana Torres, infirmière dans un hôpital de Manhattan où plusieurs de ses collègues sont morts au printemps, se dit particulièrement soupçonneuse envers des vaccins appelés à être approuvés en urgence courant décembre par l’Agence fédérale américaine du médicament (FDA), à la demande pressante d’un gouvernement Trump qui a traité la pandémie comme une « blague« .

Ces vaccins « ont été développés en moins d’un an, et seront validés par les mêmes gouvernements et agences fédérales qui ont laissé le virus se répandre comme une traînée de poudre« , dit-elle. «

On n’a pas fini de se marrer avec Jean Castex et Olivier Véran.


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