“Face au virus, les media nous transforment en zombies qui aiment obéir à l’État”

Le virus et la pandémie conduisent les media à parler en boucle de maladie et de mort, au point que la santé mentale de nos concitoyens se dégrade à vue d'oeil. En elle, nous ne reconnaissons plus les fringants héritiers de la révolution française, éprise de liberté et de lumière, que nous fûmes. Quels sont les mécanismes cachés qui nous conduisent à aimer la soumission dans laquelle le pouvoir politique nous enfonce lentement ? Le psychanalyste et philosophe Michel Rosenzweig, apparu dans le film Hold-Up, nous parle aujourd'hui de zombification des esprits dans la société du spectacle, et de masochisme de masse. Une interview éclairante sur fond de concepts analytiques.

L’analyse qui conduit Michel Rosenzweig à décortiquer les mécanismes de soumission volontaire à une autorité de l’Etat perçue comme de plus en plus magique et salvatrice vaut, de notre point de vue, une longue réflexion. Il est frappant de voir comment, en démocratie, des pans entiers de l’opinion peuvent préférer la dissolution de leur liberté par l’Etat que sa préservation. 

Rosenzweig a le mérite de replacer cette dynamique étrange dans un contexte où le pouvoir démocratique a basculé dans une forme d’épistocratie (nous renvoyons ici, pour comprendre ce concept, à l’analyse d’Eric Anceau), où tout est instrumentalisé pour nourrir les peurs et encourager à l’obéissance. 

Pour comprendre cette mécanique, ne vous privez surtout pas de cette longue et enrichissante interview. 

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11 commentaires
  1. Ce commentaire fait suite à l’interview de M. Michel Rosenzweig :

    Il parait impossible de ne pas relier la gestion de l’épidémie à l’entreprise du Grand Reset. La Covid19 est à la fois un catalyseur et le moment opportun pour réinitier tout le système : politique, économique, social et culturel. Cela devient banal de le dire, tellement c’est évident.
    Monsieur Verhaege, vous avez très bien parlé chez M. Richard Boutry, à France-Soir, du livre de M. Klaus Shwab. Je pense qu’il serait également très utile de s’intéresser au soubassement de la crise de la Covid-19. Ce soubassement, qui en a favorisé la genèse et ses nombreux développements, est à la fois idéologique, spirituel et même religieux. Il me semble qu’à cet égard, il serait très utile d’avoir un entretien avec M. Pierre Hillard, écrivain, historien, conférencier qui est spécialisé dans les questions du mondialisme et des élites politiques, économiques et financières anglo-saxonnes. Cette affaire de la Covid-19 qui est la concrétisation maximale de la fabrique du consentement remonte à très loin dans le temps.
    Par ailleurs, je ne rejoins pas l’hypothèse de M. Michel Rosenzweig sur le masochisme de masse dans l’affaire actuelle. Je pencherais plutôt pour une absence de la dimension adulte que l’on peut retrouver chez la plupart d’entre nous. Peu d'”élus” parmi les citoyens ont réellement un pouvoir sur leur propre vie en tant qu’adultes. A fortiori, la capacité des citoyens de gérer un Etat de façon adulte est encore plus absente. A développer, bien sûr.

  2. « Face au virus, les medias nous transforment en zombies qui aiment obéir à l’État ».

    Tout d’abord nous ne sommes pas tous transformés en “zombies” !
    Et pour ceux qui le sont pourquoi faudrait-t-il accuser les médias d’en être les principaux responsables ou instigateurs ?

    La « zombification » a commencé à partir de 1945. Et le monde occidental a commencé à décliner de plus en plus vite pour en arriver où nous en sommes aujourd’hui : le constat est terrible voire terrifiant !

    Avant les médias, il y a donc :
    Les Institutions du pays avec « l’Education nationale » dont la responsabilité sur la construction de l’individu est considérable avec ses programmes et ses conditionnements … ! Les partis politiques et leurs « zélites » ! Les syndicats de toutes sortes … ! L’Etat et ses rouages, ses rouleaux compresseurs et maintenant (depuis les GJ) sa « police politique » qui peut paraître inquiétante pour beaucoup et qui l’est certainement !

    Et à la fin il y a les médias ! Pourquoi à la fin ?
    Parce qu’au milieu il y a les individus !

    Eh oui ! Nous savons tous qu’à la base nous ne sommes pas égaux, c’est une loi de la Nature !
    Nous n’avons pas la même éducation, la même instruction, les mêmes connaissances, la même intelligence, la même capacité de compréhension, de réflexion, de travail, les mêmes forces notamment mentales, etc… etc…, et donc les conditions de vie du « monde moderne » et ses dépendances / travail, loisirs, vacances, consommation (société de), etc…etc… ne sont pas vécues de la même façon par les individus.

    Certains ont succombé aux entreprises de conditionnement, de lobotomisation initiées par « l’Education nationale », par l’Etat, les partis politiques, les syndicats, la société de consommation etc… . Vous suivez mon raisonnement.

    “Zombies” ils sont devenus (il faut être gentil), “zombies” ils sont, “zombies” ils resteront !
    Les médias ne transforment pas les individus en « zombies ». Ils achèvent les « zombies » !

  3. Merci pour ces analyses qui sont partagées par des “un peu moins zombies que les autres” ! Il suffit de zapper pendant certaines heures de la journées sur BFM et quelques autres médias d’intox en boucle pour mesurer leur capacité d’influence sur des cerveaux ramolis autant par un port du masque source d’apoxie que par le niveau ‘bar du café du commerce de Montcuq’ des reportages, des interviews et des débats entre les mêmes influenceurs tournant en boucle, bien étonnamment !

  4. Bonjour,

    s’il y a tout de même un aspect de la psychologie sociale, pas du tout abordé dans cet interview, et qui mérite pourtant un large développement, c’est bien le délire collectif.
    Il joue un rôle essentiel me semble-t-il dans le déroulement de la crise, intriqué aux manipulations diverses et variées du Great Reset et de l’industrie pharmaceutique, sans oublier la dynamique propre du néo-libéralisme s’exprimant de diverses manières. Il a été déclenché par une instrumentalisation irresponsable de la peur épidémique, comportement politique qui relevait autrefois du tabou. Mais comme Macron s’est fait une spécialité d’exceller dans le transgressisme….

    Si vous voulez en savoir plus:

    Le virus de la peur ; ou comment le monde entier est devenu fou – Olivier Chailley
    Quand la psychose fait dérailler le monde – Tracts – GALLIMARD
    Ce virus qui rend fou, de Bernard-Henri Lévy | Éditions Grasset

    – Bouffée délirante de l’Etat -Darius – Raoult 16.09.2020 – YouTube (2 minutes)
    – Adresse au Président – Jean-Dominique Michel – YouTube (12 minutes)

    1- La bouffée délirante collective de la covid-19
    2- Covid-19 : l’exemple de la rumeur délirante, dite d’Orléans, de mai 1969
    3- Covid-19 : de la difficulté à admettre l’existence d’une bouffée délirante collective (1)
    4- Covid-19 : les difficultés à admettre l’existence d’une bouffée délirante collective (2)
    5- Etat des lieux du délire covidéen

    – Sorcières, juifs, communistes, covidés. A propos des épidémies de déraison dans l’Histoire
    – Coronavirus: un délire collectif? | Mondialisation

    – COVID-19 : LA PEUR A-T-ELLE DÉCLENCHÉ UN DÉLIRE COLLECTIF ? – YouTube
    – L’hypothèse de la bouffée délirante collective : interview du pédopsychiatre Thierry Gourvénec – YouTube

    1. Ah, les liens hyper-texte disparaissent une fois le commentaire publié. Quelques adresses URL donc:

      – Bouffée délirante de l’Etat -Darius – Raoult 16.09.2020 – YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=GMmUjhmCM1Q&feature=youtu.be (2 minutes)
      – Adresse au Président – Jean-Dominique Michel – YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=4nR3a48GK2k (12 minutes)

      https://www.agoravox.fr/auteur/thierry-gourvenec

      – “Le délire collectif de la covid-19” : https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/08/07/le-delire-collectif-de-la-covid-19-308053.html
      – Coronavirus: un délire collectif? : https://www.mondialisation.ca/coronavirus-un-delire-collectif/5648847

      – COVID-19 : LA PEUR A-T-ELLE DÉCLENCHÉ UN DÉLIRE COLLECTIF ? https://www.youtube.com/watch?v=2QFirQKLhEI .

      – L’hypothèse de la bouffée délirante collective : interview du pédopsychiatre Thierry Gourvénec – YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=8VGTeiBvfS4&t=3s

  5. Pour ramener le débat à un niveau pragmatique. Les sondages (rien que le mot fait rire dixit Coluche) indiquent qu’environ 60% des français sont pour le confinement. Sauf erreur la population des « travailleurs » comprend environ 46% de fonctionnaires ou assimilés (emploi garanti à vie) qui sont payés à rester chez eux. Et qui ont semble-t-il la possibilité de se déplacer hors couvre feu. Et qui int donc tout intérêt au couvre-feu…. pas de peur dans ce phénomène juste un effet d’aubaine

    1. Vous auriez encore plus raison, et seriez plus fiable, car c’est un marqueur de culture élémentaire, Philippe, si vous aviez écrits : “60 % des Français”

      On appelle çà l’orthographe des gentilés

      Bonne continuation sur votre chemin.

  6. Le vrai problème : qui est ok pour mener une vie d’homme libre, qui en veut ? pas grand monde…La liberté suppose la responsabilité de soi avant toute chose c’est-à-dire d’accepter de devenir adulte dans tous les compartiments du jeu. Ce qui exige de la détermination, de la volonté et un immense désir de vivre. A mon sens la vie est juste elle ne vous donne que ce que vous souhaitez. Si vous souhaitez peu vous aurez peu !!!

  7. Camus aurait dit/écrit, mais c’est intrinsèquement vrai sans son avis, « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du Monde. »

    Quel que soit notre point de vue ou notre vécu à propos de la situation actuelle, est-ce qu’on travestirait la réalité, la vérité si, au lieu de « variants » ou « mutants », on disait, ce qui est évidemment plus long, et en prime scandaleusement non inféodé à l’anglais, «autres  virus s’attaquant aux poumons » ?

    Le souci du juste mot pour la juste chose, le souci des mots pesés pour éviter d’augmenter, voire pour contribuer à réduire, les maux pesants.

  8. Quand il est question des “ainés ” face à cette crise politico-sanitaire, pourquoi 65 et pas 67 ou 70 ans? Il est aussi peu pertinent – soyons poli ! – de dire « les Français » (sans oublier la majuscule surtout, marqueuse de culture) que de dire « les personnes fragiles et/ou vulnérables  » (i-e de plus de 65 ans) .

    « Les » personnes âgées n’ont pas le même patrimoine génétique, le même passé médical, les mêmes plus ou moins vieilles pratiques alimentaires, les même auto-“médications”‘ préventives, etc …., y compris le même cadre de vie et aussi le même moral.

    La globalisation nuit toujours à la rationalisation.

    Un même virus théoriquement et potentiellement nuisibles aux poumons s’attaquant à trois “vieillards” nés le même jour aura-t-il forcément le même impact sur leurs poumons ?

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