Et le mythe des 100.000 morts du COVID apparut…


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Hier, les medias mainstream reprenaient en coeur la fake news hallucinante lancée par le gouvernement selon laquelle le COVID aurait fait 100.000 morts en France. On a beau chercher, nulle trace pourtant, d’une somme aussi tragiquement importante dans les statistiques officielles. Même l’institut très complotiste INSEE donne des chiffres très inférieurs. Alors… pourquoi une telle dramatisation de la situation ?

Depuis le début de la pandémie, cent mille Françaises et Français ont succombé au virus. Nous avons tous une pensée pour leurs familles, leurs proches, pour les enfants qui ont perdu un parent ou un grand-parent, les fratries endeuillées, les amitiés fauchées.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 15, 2021

Hier, donc, Emmanuel Macron s’est fendu d’un tweet sur les prétendus 100.000 morts du COVID en France… largement relayé par les medias mainstream sans le moindre recul critique, principe qui est pourtant au fondement de l’information (mais ça, c’était en un autre siècle, sans doute). Il a même ajouté, dans un second tweet :

« Et si toute notre énergie est aujourd’hui tournée vers la sortie de cette épreuve, nous n’oublierons aucun visage, aucun nom. »

Que d’émotion ! que d’amour ! que de bienveillance dans cette mise en scène des bons sentiments !

Mais y a-t-il vraiment eu 100.000 morts du COVID en France ?

Quand l’INSEE dément l’Elysée sur les 100.000 morts

Nous ne reviendrons pas ici sur l’étude de Toubiana et Mucchielli que nous avons déjà citée, selon laquelle la surmortalité due au COVID est quatre fois inférieure aux chiffres de l’Elysée. On peut lui reprocher d’être de parti pris. Nous nous contenterons donc de reprendre les chiffres de l’INSEE, qu’on peut difficilement soupçonner de complotisme.

Ces chiffres sont faciles à trouver. Comme tous les autres chiffres sur le même sujet, ils comparent la mortalité de 2020 à la moyenne des 5 années précédentes. La mortalité est en effet très fluctuante selon les années. Comparer une année à l’autre n’a pas grand sens.

Voici les conclusions de l’INSEE :

On reprendra ici les expressions même de l’INSEE :

selon les données de l’état civil, le nombre de décès survenus entre le 1er janvier et le 30 novembre 2020 est supérieur de 46 219 au nombre de décès survenus au cours de la même période en 2019. L’augmentation est de 47 984 par rapport à la même période en 2018 et de 55 864 par rapport à la moyenne des années 2015-2019.

Pour les 10 mois d’épidémie de 2020, l’INSEE considère donc que le nombre de morts a augmenté, dans le pire des cas, de 56.000 personnes par rapport à la moyenne des années précédentes.

Pour les premiers mois de l’année 2021, l’INSEE considère que la surmortalité par rapport aux années précédentes, se situe autour de 10.000 personnes.

Autrement dit, le COVID n’a pas tué plus de 65.000 personnes en France depuis l’an dernier. Soit 35% de moins que les chiffres donnés par l’Elysée. Peut-être même ce chiffre ne passe-t-il pas les 55.000, soit moitié moins que les chiffres présidentiels.

Pourquoi les chiffres de Macron sont si élevés

Les raisons pour lesquelles les statistiques « officielles » (celles du ministère de la Santé, pas celles de l’état-civil) dramatisent la situation sont bien connues. Le ministère de a Santé a fait le choix de compter parmi les morts du COVID tous ceux qui ne sont pas morts du COVID mais qui en étaient les porteurs.

Autrement dit, et c’est particulièrement vrai pour les plus de 65 ans, tous ceux qui sont morts d’une crise cardiaque ou d’un cancer de l’intestin sont réputés morts du COVID s’ils étaient porteurs du virus. Voilà pourquoi tant de maladies ont brutalement reculé en France en 2020 : les morts qu’elles ont causées ont été artificiellement attribuées au COVID.

Pourquoi Macron a besoin de dramatiser la situation

Mais pour quelle raison le ministère de la Santé, et le Président lui-même, dramatisent-ils la situation ?

On se souvient tous des déclarations martiales d’Emmanuel Macron lorsqu’il a, en mars 2020, annoncé un confinement général. Nous étions supposés mener une guerre contre un virus mortel. Cette guerre justifiait un état d’urgence au cours duquel les privations de liberté et les violations de l’état de droit se sont multipliées.

Cette mise en suspens de la démocratie ne pouvait être acceptée qu’à cause d’un péril mortel. Structurellement, le gouvernement a donc besoin de grossir le danger du virus pour justifier son coup de force.

Pour mémoire, le cancer tue 150.000 personnes en France chaque année, et l’alcool 45.000 seulement. Personne n’interdit la vente d’alcool pour 45.000 morts par an, et ce chiffre dissuade peu de gens de boire un bon coup de temps en temps.

S’il fallait concéder que le coronavirus tue à peine plus que l’alcool, ordonner aux gens de se confiner, et leur faire admettre une surveillance généralisée pour les en protéger serait très compliqué.


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