Scoop : sur le passeport sanitaire européen, la France soutient le capitalisme de surveillance

Scoop : sur le passeport sanitaire européen, la France soutient le capitalisme de surveillance


Partager cet article

Comme nous l’indiquions hier, le passeport sanitaire européen est l’un des éléments d’une politique « Great Reset compatible » que la Commission Européenne déroule en matière sanitaire, et dont le règlement sur la reconnaissance faciale (pour des raisons sanitaires, bien entendu!) constitue l’autre versant. Si la France laisse habilement une Commission Européenne évanescente endosser le mauvais rôle dans ce dossier, elle n’est pas avare de son soutien, comme en témoigne la note condifentielle de position émanant du secrétariat général aux affaires européennes, que nous publions aujourd’hui. Pour la France, le capitalisme de surveillance qui se met en place ne pose aucun problème, pas même celui de la protection des données personnelles.

Note SGAE passeport sanitaire from Société Tripalio

Le passeport sanitaire européen, qui permettra de vérifier les données de santé de chacun (au moins celles concernant le COVID, mais rien n’exclut qu’elles ne soient élargies à l’avenir) à chaque passage de frontière, ne devrait pas être retardé par la France… Si l’on se fie à la note de position produite par le service compétent dans la bureaucratie française, en l’espèce le secrétariat général aux affaires européennes, la France ne voit qu’une seule objection à ce dispositif : il pourrait empêcher des fermetures ponctuelles des frontières nationales, ce dont la France ne veut pas.

La position de la France sur le passeport sanitaire européen

Comme on le comprend en lisant la brève note de position à destination du représentant français, le passeport sanitaire européen est un dispositif qui rencontre le parfait assentiment du gouvernement français. Il faut juste que le dispositif soit « proportionné » selon l’exécutif, c’est-à-dire qu’il n’interdise pas de fermer les frontières en cas de problème, notamment à des voyageurs venant de pays devenus indésirables.

Moyennant cette proportion de forme, la France soutient donc cette initiative qui devrait, à terme, réduire de façon sérieuse la libre circulation des personnes sur le territoire de l’Union, dont on rappelle qu’elle est l’un des piliers majeurs des traités. Comble d’ironie, la subordination de la liberté de circuler à l’inoculation préalable d’un vaccin est présentée comme une façon de « facilier la libre circulation ». On retrouve ici les miracles de la novlangue en vigueur dans la caste dominante, qui subvertit tous les mots. Ce qui restreint devient ce qui facilite, et ce qui facilite devient ce qui restreint…

Silence radio sur la protection des données privées

Nous signalions hier que le Comité européen pour la protection des données (CEPD) avait soutenu l’initiative d’un passeport sanitaire, mais en indiquant que l’archivage des données ne devrait durer que le temps de la pandémie. Au-delà, le passeport devrait devenir caduque. La France, grand pays des Droits de l’Homme, ne semble pas très émue par cette prise de position. On remarquera que la SGAE n’y fait pas la moindre allusion et qu’elle ne demande en rien à la Commission de protéger les données privées.

Une fois de plus, l’ambition libérale de l’Union semble donc oubliée au profit d’une mise sous surveillance des populations. Ainsi se met en place, progressivement, le capitalisme de surveillance où la révolution numérique est mise au service du traçage, voire du tracage, des mouvements individuels. Et comme l’avait pressenti le Great Reset de Klaus Schwab, la pandémie est une opportunité pour imposer des mesures de « protection » qui lui survivront bien au-delà des dégâts qu’elle pourra faire.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Une Française accuse Marlène Schiappa d’avoir protégé Epstein...

Une Française accuse Marlène Schiappa d’avoir protégé Epstein...

Le 12 novembre 2019, une missive d’une densité rare parvient sur les bureaux de William Barr, alors ministre de la Justice des États-Unis, et de la juge Loretta Preska. Derrière le matricule de pièce EFTA00079513 se cache le témoignage d’une Française née en 1980, qui affirme avoir été le jouet d’un réseau pédocriminel international liant Jeffrey Epstein à la France. Au-delà des sévices, son récit dresse un réquisitoire implacable contre l’État français et, plus spécifiquement, contre Marlène Sc


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'humeur de Veerle Daens : Le RN, un effet secondaire de la pénurie de Ricard ?

L'humeur de Veerle Daens : Le RN, un effet secondaire de la pénurie de Ricard ?

Mesdames, Messieurs, sortez vos mouchoirs (en papier recyclé, taxé à 20 %, s'il vous plaît) : le déclin de la civilisation occidentale ne viendra pas d'une guerre nucléaire, mais de la fermeture du « Café des Sports » à Trifouilly-les-Oies. C’est en tout cas la conclusion fascinante d’une étude relayée par Le Monde. Apparemment, si les gens votent mal, ce n’est pas par conviction politique ou ras-le-bol fiscal, c’est simplement parce qu’ils n'ont plus d’endroit où commander un demi à 10h du m


CDS

CDS

IA physique, AGI : la vraie course à la puissance, par Eric Lemaire

IA physique, AGI : la vraie course à la puissance, par Eric Lemaire

Pendant que l’opinion publique débat – fort bêtement - des hallucinations de ChatGPT, la vraie bataille se joue ailleurs : dans l’IA physique, celle qui agit dans le monde réel. Derrière le fantasme de l’AGI, c’est une guerre industrielle et militaire qui s’installe. Et l’Europe n’y est pas aussi mal placée qu’on le croit. L’IA qui compte vraiment ne parle pas, elle agit L’obsession actuelle pour les grands modèles de langage masque l’essentiel. L’IA décisive n’est pas celle qui rédige des di


Rédaction

Rédaction

Pourquoi les cours de l'or sont-ils aussi vite remontés après l'effondrement de vendredi dernier ? par Vincent Clairmont

Pourquoi les cours de l'or sont-ils aussi vite remontés après l'effondrement de vendredi dernier ? par Vincent Clairmont

La séance du vendredi 30 janvier 2026 restera dans les annales comme l'une des plus violentes corrections de l'histoire des métaux précieux, avec une chute de l'or d'environ 11 % et un krach historique de l'argent de près de 30 %. Pourtant, dès ce mardi 3 février, les cours affichent un rebond spectaculaire (environ +6 % pour l'or). Cadeau loyauté : notre dossier sur le krach (et faut-il avoir peur de la baisse récente de l’or ?), Vincent ClairmontNous poursuivons nos cadeaux “loyauté des le


Rédaction

Rédaction