Elections 2021 : après le “Ni-Ni“, Abad et Larcher, les patrons des parlementaires LR, inventent le “A moins que…-Sauf si…“
Grande reunion publique de soutien aux candidats LR et UDI aux elections legislatives organise au Parc Floral de Paris le samedi 20 mai 2017. Gerard Larcher, president du Senat, Francois Baroin, chef de file de la droite et du centre pour les elections legislatives 2017. *** Local Caption *** LR UDI campagne centre droite election elections legislatives electorale legislatives legislatives 2017 les republicains majorite meeting opposition politique reunion union

Elections 2021 : après le “Ni-Ni“, Abad et Larcher, les patrons des parlementaires LR, inventent le “A moins que…-Sauf si…“


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Damien Abad, président du groupe des députés Les Républicains, et Gérard Larcher, président du Sénat (LR), sont intervenus mercredi dernier pour “éclairer“ les dernières polémiques nées des alliances en PACA ou en Bourgogne-Franche-Comté, à l’occasion des prochaines élections régionales et départementales 2021. Entre langue de bois et mauvaise foi, les deux ténors de la droite parlementaire sont passés du célèbre “Ni-Ni“ à un désopilant “A moins que…-Sauf si…“

1.Ni LREM, à moins que…

Mercredi dernier, Damien Abad, député de l’Ain, était l’invité de Sud Radio. Il est revenu sur les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’avenir de la droite.

Pour cette élection, « nous voulons partir sur nos couleurs, et gagner sur nos couleurs ». « Nous n’avons pas besoin d’En Marche », explique le député. « J’espère qu’on gagnera cette région, parce que je ne veux pas qu’elle tombe dans l’escarcelle du Rassemblement national ». Un risque réel, estime le président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, pour lequel LREM « porte une grande responsabilité ».

Pas d’alliance donc avec LREM mais les candidats LR accepteront de recevoir le soutien de LREM qui promeut un “front républicain sans ambiguïté“ face au parti de Marine Le Pen. Alors que décidera-t-on dans les départements où le RN serait en passe de remporter l’élection face à une liste soutenue par LREM ? Nul doute que le débat est loin d’être tranché.

2.Ni Debout La France, sauf si…

En Bourgogne-Franche-Comté, c’est une autre alliance qui fait polémique au sein des Républicains, celle avec Debout la France. Au moment où LR est monté au créneau pour empêcher une alliance entre le candidat LR Renaud Muselier et la candidate LREM Sophie Cluzel en Paca pour les régionales, pourquoi le parti de droite ne réagit-il pas à la situation en Bourgogne ? « Ce n’est pas de la même nature (…), ce n’est pas une alliance avec Debout la France, ce n’est pas une alliance d’appareils », a fait valoir Gérard Larcher sur France Info.

« Je suis contre cette alliance et contre tout accord politique avec DLF. Il faut être clair aussi de ce côté », réagit le président du Sénat qui rappelle que « Debout la France est présidé par Nicolas Dupont-Aignan qui devait être le Premier ministre de Marine Le Pen si elle avait été élue en 2017 ».

Mais, le président du Sénat de préciser qu' »on ne peut pas s’allier avec Debout la France tant que Debout la France n’a pas renoncé à la stratégie qui l’avait conduit en 2017 à soutenir Marine Le Pen ». Est-ce à dire que les Républicains pourraient s’allier à DLF en cas de renoncement ? Là également, le débat n’a pas fini de faire des éclats.

3.Les Républicains en ordre dispersés

« Ça montre qu’on est attractif, tout le monde veut faire alliance avec nous parce que les autres ne sont pas capables d’arriver en responsabilité dans les régions et départements », répond – sans rire – Damien Abad qui assure « qu’aucun député n’est tenté par une aventure RN ». Faute d’un véritable chef incontestable, capable de débattre avec le RN, la somme des égos à droite risque d’amener LR à un résultat électoral nul !


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