En Suisse, le conseil scientifique est traîné devant les tribunaux pour avoir joué sur les peurs du COVID

En Suisse, le conseil scientifique est traîné devant les tribunaux pour avoir joué sur les peurs du COVID


Partager cet article

L’Association des « Amis de la Constitution » porte plainte devant lel parquet de Zürich contre le groupe « Swiss National Covid-19 Science Task Force », en la personne de son président, Martin Ackermann. Le texte de la plainte est un vigoureux plaidoyer pour la démocratie et la préservation des libertés en Suisse. Il reproche à la Task Force d’avoir joué sur les peurs pour imposer des mesures d’autorité.

Les Amis de la Constitution sont une association engagée pour une Suisse libre et souveraine, conformément à la Constitution fédérale.

La plainte des Amis de la Constitution porte sur les déclarations faites tout au long de la crise du COVID 19, jugées mensongères et propres à avoir influencé volontairement les politiques dans le sens de la peur et du durcissement de la politique sanitaire. Dans le courrier de plainte, l’auteur dénonce la Task Force, accusée d’avoir : « délibérément et avec succès effrayé le public en prétendant être un danger pour la vie et l’intégrité physique conformément à Article 258 du Code pénal suisse (CP). »

L’accusation du mensonge et de la manipulation

En synthèse, la plainte liste les accusations comme suit :

  • Déclarations fausses et prévisions alarmistes, publiées de façon répétée, concernant l’utilisation de lits, le nombre d’hospitalisations et de décès notamment ;
  • Manipulation systématique des données « vraisemblablement dans le but de rendre la situation actuelle plus dramatique » et ainsi encourager à appliquer des mesures restrictives drastiques, inadaptées ;
  • Mise à l’écart de données qui contredisaient le « récit souhaité » ;
  • Créer de nouvelles raisons afin de prolonger les mesures restrictives.

L’accusation du lobbying pour maintenir la situation difficile de confinement

Les Amis de la Constitution expliquent aussi leur crainte concernant « le manque d’indépendance des membres du groupe de travail par rapport à l’industrie et/ou à la politique ».

La conclusion est sans appel : « La conduite de Martin Ackermann réunit tous les éléments d’un crime d’intimidation délibérée et réussie du public… »

Manipulation des chiffres, analyses tronquées et conclusions erronées. Les auteurs de la plainte portent de lourdes accusations mais il y va, selon eux, de la liberté et de la démocratie en Suisse.  Il est (toujours selon eux) inacceptable qu’un groupe – censé être scientifique –possède un pouvoir d’influence aussi démesuré sur l’opinion publique et les décisions politiques. Menés par la peur, les hommes politiques ont non seulement pratiqué un gel de la vie économique, culturelle, sociale et publique. Mais cela revient à un sabotage – conscient ou inconscient – de la vie civique, de la liberté que la Suisse a toujours voulu préserver !


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

Dans le cadre du reportage du Courrier à Venise (à suivre dans nos colonnes), Thibault de Varenne dresse un rappel historique de ce qu'est la Biennale d'Art de Venise, et surtout de ses ambitions diplomatiques à l'heure où la réouverture du Pavillon russe fait polémique. Depuis sa naissance à la fin du XIXe siècle, la Biennale de Venise est un sismographe sensible des séismes de la modernité, un théâtre d'ombres où la diplomatie s'écrit en filigrane sous le vernis des cimaises. Le tumulte éthiq


Rédaction

Rédaction

Par peur d’un “scénario iranien”, Kim Jong Un constitutionnalise la riposte atomique

Par peur d’un “scénario iranien”, Kim Jong Un constitutionnalise la riposte atomique

L’ombre d’une guerre de décapitation hante Pyongyang. Après l’élimination d’Ali Khamenei, Kim Jong Un verrouille son pouvoir par une clause apocalyptique. En cas d’attaque contre lui, l’armée doit lancer des armes nucléaires sans attendre aucun ordre. Un signal de terreur qui en dit long sur la fragilité des régimes totalitaires face à la stratégie de décapitation. La Corée du Nord vient d’inscrire dans sa constitution le déclenchement automatique d’une frappe nucléaire, en guise de représaille


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : de plus en plus avachie, la presse subventionnée brigittomane

L'humeur de Veerle Daens : de plus en plus avachie, la presse subventionnée brigittomane

On pourrait croire à un épisode mal écrit de Sous le soleil, mais non : c’est le sommet de l’État. Apparemment, entre deux décrets liberticides et une énième ponction sur le fruit de votre travail, le Château s’adonne au vaudeville de boulevard. Je m'abonne au Courrier On nous murmure que Brigitte aurait administré une correction manuelle à notre Jupiter national (vous savez ? la fameuse, à la sortie de l'avion). La cause ? L'ombrageuse et sublime Golshifteh Farahani. Pendant que la France


CDS

CDS

Votes parlementaires: Démok.fr, la plateforme qui menace le confort des partis

Votes parlementaires: Démok.fr, la plateforme qui menace le confort des partis

Une nouvelle webapp gratuite, Démok.fr, permet aux Français de suivre en temps réel et de voter sur les projets et propositions de loi, en parallèle de leurs députés. Lancée par un citoyen il y a dix ans dans sa conception, elle vise à combler le fossé entre représentants et représentés. Un outil simple qui rappelle une vérité trop oubliée : une fois élus, les députés n’ont aucun devoir légal de représentativité. Démok (demok.fr) est une webapp non lucrative, née d'une idée vieille d'une dizain


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany