La rumeur du maître-espion chinois qui a fait défection: parfum de Guerre froide et nostalgie du « monde libre »
Le QG de la DIA à Washington DC

La rumeur du maître-espion chinois qui a fait défection: parfum de Guerre froide et nostalgie du « monde libre »


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Selon plusieurs médias, Dong Jingwei, chef du service de contre-espionnage des services de renseignement chinois, aurait fait défection aux États-Unis. Au cours de ce processus, des téraoctets d’informations auraient également été transférés. Ces documents prouveraient que le virus provient d’un laboratoire de Wuhan. Jingwei aurait également apporté les données sur les gouvernements étrangers et les organisations internationales qui ont participé à la recherche sur les virus à Wuhan. Cela ne concernerait pas seulement le COVID-19 mais aussi d’autres virus. Un autre document contiendrait les noms de toutes les personnes qui, aux États-Unis, espionnent pour le compte de la Chine, y compris tous les agents chinois employés dans les universités américaines ou y étudiant. Une autre liste comprendrait les noms de toutes les personnes aux États-Unis qui reçoivent des émoluments du parti communiste chinois.

Les USA auraient subi de lourdes défaites de la part du contre-renseignement chinois

Jingwei  serait également en mesure de prouver comment le gouvernement chinois a piraté le système de communication de la CIA. Le résultat aurait été l’identification et l’assassinat de dizaines d’agents de la CIA en Chine. Presque tous les agents américains en Chine auraient été démasqués et éliminés lors de cette opération. Dong Jingwei, chef du contre-espionnage chinois et vice-ministre de la sécurité d’État, savait que la plupart des services de renseignement américains étaient infiltrés par la Chine. La seule agence en qui il avait confiance était la DIA (Defense Intelligence Agency) – c’est pourquoi il se serait livré à cette organisation avec les données dont il était porteur. Il aurait fui via Hong-Kong et serait sous la protection de la DIA depuis février 2021.

Un parfum de Guerre froide: intox et contre-intox

Dong Jingwei est la personne la plus haut placée qui aurait jamais fui la dictature communiste chinoise pour passer aux États-Unis. RedState affirme que la récente volteface du gouvernement Biden-Harris sur la question des origines  du virus ou la diffusion des e-mails d’ Anthony Fauci seraient dus aux informations arrivées aux USA lors de  la défection du Chinois.

Han Lianchao, ancien fonctionnaire du ministère chinois des Affaires étrangères qui a fait défection aux États-Unis après le massacre de la place Tiananmen en 1989, a déclaré qu’un ami lui avait fait part de rumeurs selon lesquelles Dong avait fait défection et que cette défection avait été mentionnée par des responsables chinois fin mars lors du sommet sino-américain en Alaska. Citant une source anonyme, il a affirmé que le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et le membre du Politburo du Parti communiste Yang Jiechi avaient exigé le retour de Dong.

Dans les 24 heures qui ont suivi la publication d’un l’article de SpyTalk daté du 17 juin, les médias d’État chinois ont rapporté que Dong aurait en fait participé à un séminaire interne au Ministère de la Sécurité d’Etat, exhortant les agents de renseignement chinois à « redoubler d’efforts pour traquer les agents étrangers et les initiés qui collaborent avec les forces « anti-chinoises ».  Cependant, les médias officiels chinois ne mentionnait ni le lieu du séminaire, ni aucun enregistrement audiovisuel de la présence de Dong, ce qui a encore renforcé les soupçons. Deux sources proches du gouvernement américain ont affirmé que toute cette histoire n’était qu’une rumeur. Mais l’une des deux ajoute que Han Lianchao ne parle jamais en l’air.

La nostalgie du "monde libre"

En réalité, que nous dit cette histoire, qu’elle soit un jour confirmée ou non? L’opinion occidentale – et l’opinion américaine en particulier – ne supporte plus le monde de connivence des élites du monde contre les peuples dans lequel nous sommes plongés depuis les années 1990. Le COVID-19 a fait atteindre un point limite. Il met en lumière comme jamais auparavant les compromissions de nos dirigeants avec la Chine communiste. Lorsque Klaus Schwab, président du World Economic Forum, ou le journal The Lancet font l’éloge de la politique de confinement de la Chine et lorsqu’est introduite dans de nombreux pays une politique sanitaire répressive; lorsque les gouvernements entreprennent de juger illégitimes certains médicaments et de promouvoir les vaccins comme panacée; lorsque la thèse d’une fuite de laboratoire à Wuhan est jugée « complotiste » avant d’être réhabilitée sans raison apparente un an plus tard par ceux-là mêmes qui l’avaient combattue: alors le bon sens des sociétés finit bien par refaire surface. Et l’on voit se réveiller toute une mémoire de l’époque – il y a trente ou cinquante ans-  où il existait un « monde libre », qui combattait un ennemi, totalitaire.

Personne n’est en mesure d’infirmer ou de confirmer actuellement l’histoire du maître-espion chinois qui aurait fait défection « à l’Ouest ». En revanche, on voit poindre une irrésistible exigence de vérité des peuples adressée à leurs élites.  C’est ce qu’avait exprimé le vote du Brexit il y a exactement cinq ans. C’est ce que révèle l’histoire, relevant pour l’instant d’un bon thriller plutôt que de faits étayés, de Dong Jingwei. Les sociétés occidentales en ont assez des médiocres scénarios ou des élites de connivence les accusent de populisme et suscitent en retour des fantasmagories complotistes. Vivement le retour aux bon vieux romans d’espionnages où la bataille entre la liberté des nations et le totalitarisme impérial suscitait une impitoyable guerre de l’ombre, avec ses traitres et ses héros.


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