Même en Chine, le traitement des non-vaccinés est plus libéral qu’en France

Même en Chine, le traitement des non-vaccinés est plus libéral qu’en France


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Les non-vaccinés ont pris un sacré coup de bambou en France, en découvrant la discrimination disproportionnée dont ils feront l’objet à partir du 1er août. En particulier, l’accès à l’hôpital leur sera interdit, sujet épidermique qui laissera des séquelles lourdes dans l’opinion. Il se trouve que même la Chine n’a pas encore osé instaurer une telle mesure. C’est dire la régression dans les libertés publiques que la France a entamée. En Chine, le parti communiste évoque à peine l’idée d’interdire l’accès à l’hôpital dans certaines régions. Ou comment la France a brutalement reculé dans le monde démocratique.

Même en Chine, le Parti Communiste n’a pas osé prendre des mesures aussi coercitives et liberticides qu’Emmanuel Macron pour persuader les Chinois de se vacciner. Ainsi, on apprend que certaines régions en Chine envisageraient de priver les non-vaccinés d’un accès à l’hôpital. Mais cette mesure, adoptée prudemment, ne serait pas décidée au niveau national. Elle serait seulement appliquée canton par canton.

Mais dans 19 comtés, les gouvernements locaux ont explicitement averti que d’ici quelques semaines, les citoyens non vaccinés pourraient être interdits d’accès à un large éventail de lieux et de services publics.
« À partir du 17 juillet, en principe, les personnes qui n’ont pas été vaccinées (…) ne sont pas autorisées à entrer dans les endroits clés tels que les services d’hospitalisation des hôpitaux, les maisons de soins infirmiers, les écoles, les bibliothèques, etc. », a déclaré un avis publié dans le district de Jingyan, dans le Sichuan. , ajoutant que cela ferait une exception pour ceux qui ont une raison de santé légitime pour éviter le vaccin. L’avis indiquait également que les employés de supermarchés non vaccinés et les propriétaires d’étals de marché seraient exclus de leur emploi.
Dans quelques comtés, les mesures sont encore plus extrêmes. Dans le Guangxi, deux villes – Guiping et Beiliu – ont toutes deux déclaré que les élèves ne seraient pas autorisés à aller à l’école à moins que leurs deux parents ne soient complètement vaccinés. Après une vive opposition sur les réseaux sociaux, les avis ont été supprimés bien qu’il ne soit pas clair si les restrictions s’appliqueront toujours.
Et dans le comté de Tanghe, dans la province du Henan, les médias d’État ont rapporté que les agences gouvernementales locales cesseraient de payer les employés ou les travailleurs des entreprises publiques s’ils refusaient de se faire vacciner.

On le voit, c’est désormais la Chine qui copie sur la France, en matière de violation des libertés. Et l’imitation est pâle par rapport à l’original.


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