COVID et suspension : deux astuces pour mettre votre employeur en difficulté

COVID et suspension : deux astuces pour mettre votre employeur en difficulté


Partager cet article

Avant même le 15 septembre, la campagne de suspension a commencé dans certains établissements, ce qui est totalement illégal. Parfois, la médecine de la sécurité sociale a « cassé » les arrêts-maladie des salariés en situation incertaine. Parfois, les suspensions sont intervenues avant le 15 septembre, ce qui est illégal. Voici quelques conseils pour faire face à la situation.

Face au COVID et à la possibilité d’une suspension du contrat pour les salariés soumis à l’obligation vaccinale ou à l’obligation d’un passe sanitaire, une certaine violence « patronale » (qui concerne d’abord les managers publics) se fait jour. Voici un premier retour d’expériences après les nombreux témoignages que vous nous avez envoyés sur la « vraie vie » des organisations, qu’elles soient publiques ou privées, et une première aide sur ce qu’il faut accepter ou tacler sans état d’âme.

Suspension et contrôle des arrêts de travail

Premier sujet : des salariés en arrêts de travail ont fait l’objet de contrôles (ce qu’on appelle couramment les contre-visites) de la part de l’assurance-maladie. Et, dans certains cas, le médecin conseil de la sécurité sociale a invalidé l’arrêt dûment délivré par un médecin.

Rappelons que cette procédure de contre-visite est parfaitement légale selon l’article L 315-1 du Code de la sécurité sociale, qui en détaille les éléments.

Si le médecin conseil de la sécurité sociale considère que l’arrêt de travail est injustifié, le salarié ne perçoit plus ses indemnités journalières pendant ce temps. Cette décision peut être contestée auprès de la Commission de Recours Amiable de la Caisse Primaire d’assurance maladie dont vous dépendez. Pour les fonctionnaires, l’appel s’effectue devant le comité médical départemental.

Soulignons que l’appel de ce genre de décisions n’a de sens que si vous êtes véritablement victime d’une injustice caractérisée….

Suspensions avant le 1er ou le 15 septembre

Les mails que nous avons reçus témoignent d’une vague de suspension dès le mois d’août dans la fonction publique hospitalière. Ces suspensions sont parfaitement illégales, puisque la loi du 5 août 2021 les réserve :

  • au 1er septembre pour les salariés et fonctionnaires soumis à l’obligation du passe sanitaire qui n’en disposeraient pas à cette date
  • au 15 septembre au plus tôt pour les salariés et fonctionnaires soumis à l’obligation vaccinale qui n’auraient pas entrepris leur « schéma vaccinal »

Toute suspension intervenue avant cette date pour des motifs liés au passe sanitaire ou au vaccin serait donc illégale. Si vous en êtes victime, nous vous conseillons de saisir les prudhommes ou le tribunal administratif, selon les cas que nous avons détaillés hier, pour en obtenir l’annulation en urgence, avec une réparation.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Comment Jacques Baud expérimente la mort sociale injectée par l'UE, par Thibault de Varenne

Comment Jacques Baud expérimente la mort sociale injectée par l'UE, par Thibault de Varenne

Le conseil européen a imposé une lourde sanction à l'ancien patron des services secrets suisses. Sous l'accusation de porter des "théories du complot" jugées favorables à la Russie, Baud est désormais condamné à une mort sociale. Pour tous ceux qui souhaitent comprendre dans le détail comment l'UE impose sa vérité avec violence au mépris des libertés, je dissèque aujourd'hui ce dossier sous tous ses aspects. L'adoption, le 15 décembre 2025, d'un nouveau train de mesures restrictives par le Cons


Rédaction

Rédaction

Quand le missile Oreshnik permettra-t-il à Poutine d'écraser l'OTAN? par Thibault de Varenne

Quand le missile Oreshnik permettra-t-il à Poutine d'écraser l'OTAN? par Thibault de Varenne

Lvov, 9 janvier 2026. Alors que l'Europe grelotte encore sous le choc énergétique de l'hiver, une onde de choc bien plus terrifiante vient de traverser le continent. La frappe russe sur les infrastructures gazières de Stryi, dans l'oblast de Lvov, n'est pas une attaque de plus dans une guerre qui s'éternise. C'est un message. En utilisant pour la seconde fois son missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Oreshnik, Vladimir Poutine ne vise pas seulement un site de stockage de gaz ; il vise


Rédaction

Rédaction

Troisième guerre mondiale : hallucinante interview de Trump, par Elise Rochefort

Troisième guerre mondiale : hallucinante interview de Trump, par Elise Rochefort

Si l’histoire retient une date pour marquer le début véritable du second mandat de Donald Trump, ce sera probablement ce 8 janvier 2026. Pendant près de deux heures, assis derrière le bureau Resolute, jonglant entre son bouton à soda et des dossiers classés défense, le 47e président des États-Unis n’a pas seulement accordé une interview au New York Times. Il a posé les fondations d’une nouvelle constitution non-écrite, où le droit international, les frontières souveraines et même la vérité factu


Rédaction

Rédaction

Face à la hausse des risques géopolitiques mondiaux, misez sur l'or et les cryptos

Face à la hausse des risques géopolitiques mondiaux, misez sur l'or et les cryptos

Pendant que les médias maintsream continuent de bercer l'opinion avec des débats stériles sur la politique intérieure, le monde vient de basculer dans une nouvelle ère : celle de la prédation assumée et de la brutalité cinétique. La confirmation, tombée à l'aube, de la frappe du missile hypersonique russe Oreshnik sur les infrastructures gazières de Lvov, à moins de cent kilomètres de la frontière polonaise, n'est pas un fait divers militaire. C'est la signature de l'acte de décès de l'ordre mon


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe