Suspendus le 15 septembre, pourquoi ne pas faire payer votre avocat par votre assureur ?

Suspendus le 15 septembre, pourquoi ne pas faire payer votre avocat par votre assureur ?


Partager cet article

La semaine qui vient sera critique, car les fonctionnaires et salariés suspendus auront sans doute la tentation (que nous avons toujours nourrie…) de prendre un avocat pour défendre leur dossier soit devant les prudhommes, soit devant le tribunal administratif. La question du prix d’un avocat peut être décourageante pour certains, mais voici quelques idée pour faire prendre en charge le coût de cette opération par son assureur.

https://youtu.be/tSyNQzCCjdk

Les « suspendus », qu’ils soient fonctionnaires ou salariés du secteur privé, auront sans doute la tentation, cette semaine, de saisir un avocat pour contester la sanction unilatérale dont ils sont victimes, sans pouvoir exposer leur point de vue. Nous avons, sur tous ces points, expliqué les méthodes utiles pour se défendre, notamment les recours-types que les fonctionnaires peuvent « actionner » pour demander le maintien de leur traitement pendant la suspension.

Mais, dans tous les cas, nous conseillons l’intervention d’un avocat dont le coût peut en rebuter certains.

Pour éviter un désastre financier, nous vous donnons un bon conseil : vérifiez si vous êtes couverts ou non par un contrat de protection juridique proposé par un assureur.

Qu’est-ce qu’un contrat de protection juridique ?

Le contrat de protection juridique est un contrat d’assurance qui vous couvre en cas de litige judiciaire. Ce contrat est souscrit auprès d’un assureur, même si vous n’en avez pas forcément conscience.

La garantie « protection juridique » peut en effet être proposée sous une autre enseigne ou marque sans que vous ne sachiez qu’elle est en réalité fournie par un assureur. C’est le cas de la garantie vendue avec une carte bancaire, dont vous pensez qu’elle est fournie par « Mastercard » ou « Visa », quand ces deux fournisseurs de services bancaires agissent comme de simples courtiers pour des assureurs partenaires.

Le contrat de protection juridique peut fonctionner de deux façons :

  • soit l’assureur propose un avocat qu’il paie directement et qui assure votre défense
  • soit l’assureur rembourse tout ou partie de vos frais engagé auprès d’un avocat que vous avez choisi

Comment savoir si vous avez un contrat de protection juridique ?

La première des choses est évidemment de partir à la recherche de son contrat de protection juridique, qui peut être dissimulé dans de nombreux achats méconnus, ou dans de nombreux autres contrats d’assurance.

Sur ce point, nous vous conseillons de bien vérifier que la garantie protection juridique fait ou ne fait pas partie de :

  • votre contrat d’assurances multirisques habitation
  • votre contrat d’assurances « garanties accidents de la vie » (GAV)
  • votre contrat d’assurance emprunteur
  • votre contrat d’assurance automobile

Mais la protection juridique peut aussi se dissimuler derrière d’autres produits :

  • les cartes bancaires en proposent généralement une
  • les cartes de fidélité à des chaînes de magasin peuvent aussi en offrir
  • parfois c’est votre banque elle-même qui l’a vendue avec votre contrat bancaire…
  • les assurances-voyages peuvent également proposer une garantie juridique.

Donc, on retient un principe : on se mobilise pour retrouver, sous une forme ou sous une autre, le contrat de protection juridique qu’on a souscrit, parfois en se demandant à quoi cela pouvait bien servir…

Votre garantie protection juridique couvre-t-elle les litiges professionnels ?

Toute la difficulté n’est pas de vous souvenir (ou de découvrir) si vous disposez ou non d’une garantie protection juridique quelque part, dans l’un des innombrables contrats qui s’entassent dans une armoire, mais plutôt de savoir si votre contrat couvre ou non le litige professionnel appelé « suspension sans traitement » ou « mise à pied » du fait de votre non-vaccination.

Sur ce point, il est indispensable de lire les garanties prévues par le contrat. Celles-ci vous sont forcément fournies au moment de la vente. Il faut simplement les retrouver, les lire et… les comprendre. Et ça, ce n’est pas forcément donné à tout le monde.

En fait, il y a plusieurs points que vous devez impérativement vérifier sur votre contrat :

  • si vous êtes effectivement couvert par le contrat : certains contrats sont par exemple destinés aux salariés, et le banquier ou autre qui vous a vendu ce contrat n’a pas été gêné par le fait que vous êtes un praticien libéral
  • si le contrat inclut les litiges en matière de droit du travail ou avec l’employeur…

Dans tous les cas, lisez toutes les clauses attentivement, y compris les exclusions de garantie avant d’appeler votre assureur. Celui-ci risque en effet de vous expliquer par principe que le contrat ne s’applique pas à la question de l’obligation vaccinale. Ne perdez pas de temps à lui poser la question sans avoir préparé vos arguments.

Que faire si vous ne parvenez pas vous y retrouver ?

Comme pour les conseils en matière de droit du travail, contactez

lecourrierdessstrateges@gmail.com

Nous essayons de répondre dans les 48h ouvrables, parfois dans les 72h.

Envoyez-nous un mail factuel avec la copie des clauses générales et particulières de votre contrat de protection juridique, et une description rapide de votre situation professionnelle (emploi, statut public ou privé, date éventuelle de suspension).

Nous répondons sans formule de politesse, pour gagner du temps.

Nous nous réservons la possibilité de fournir certaines réponses dans des articles payants.

Bon courage à vous !


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Gérontocratie macroniste : tondre les familles pauvres pour réjouir les retraités et les bobos

Gérontocratie macroniste : tondre les familles pauvres pour réjouir les retraités et les bobos

Pour financer le nouveau congé de naissance qui profitera aux CSP+, Bercy prépare un décret qui taillera dans les dépenses destinées aux adolescents les plus pauvres. Tel est le monde idéal du progressisme : déshabiller les plus faibles pour financer les lubies des bobos. Il y a quelque chose de pourri au royaume du "Quoi qu'il en coûte". Alors que les Français, l'esprit embrumé par les fêtes de fin d'année, digéraient leur dinde aux marrons, la technostructure a frappé. Le 30 décembre 2025, da


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Maduro : Trump craint-il de révéler le rôle de la CIA dans le narcotrafic ? par Elise Rochefort

Maduro : Trump craint-il de révéler le rôle de la CIA dans le narcotrafic ? par Elise Rochefort

L'image restera gravée dans l'histoire judiciaire et géopolitique du XXIe siècle : Nicolás Maduro, menotté, descendant d'un hélicoptère militaire sur le tarmac de New York, vêtu d'un survêtement gris, quelques heures seulement après son exfiltration de Caracas par les forces spéciales américaines. Pour l'administration Trump, c'est le triomphe final d'une stratégie de "pression maximale". Officiellement, il s'agit d'une victoire de la loi sur le crime, la mise hors d'état de nuire du chef d'un "


Rédaction

Rédaction

Ce que nous pouvons déduire pour 2026 des chocs fiscaux de 2025

Ce que nous pouvons déduire pour 2026 des chocs fiscaux de 2025

Nous y sommes. Le rideau est tombé sur l'exercice budgétaire 2025, et comme annoncé ici-même, les « ajustements temporaires » promis par le gouvernement ne sont rien d'autre que les fondations d'un nouveau régime de spoliation permanente. Si 2025 a été l'année du choc, 2026 sera celle de l'asphyxie. Le message envoyé par Bercy est clair : le bas de laine des Français n'est plus un sanctuaire, c'est une réserve de chasse pour un État en faillite morale et financière… L'assurance-vie : le massac


FLORENT MACHABERT

FLORENT MACHABERT

Comment Sarah Knafo (avec la presse Bolloré) justifiera la prise du Groenland par Trump, par Veerle Daens

Comment Sarah Knafo (avec la presse Bolloré) justifiera la prise du Groenland par Trump, par Veerle Daens

Ah, la souveraineté ! Ce mot magique, ce sésame politique qui s’ouvre à toutes les sauces, comme un frigo de célibataire un dimanche soir. Sarah Knafo, égérie d’un parti qui a fait de la récupération sémantique un sport olympique, s’étonne qu’on galvaude le concept. Elle a raison, bien sûr : la souveraineté, c’est comme le bio ou le vin nature, ça se respecte. Sauf quand c’est nous qui le malmenons, évidemment. Sidérée des réactions de la classe politique à la capture de Maduro. Pompée disait


CDS

CDS