Quand des entreprises discriminent les Français à l’embauche, avec la complicité de l’Etat

Le scénario est tellement parfait qu'il en devient emblématique. Une grande entreprise étrangère, multinationale du bricolage et de l'ameublement bon marché, a recours au service d'une plateforme de placement de "réfugiés" pour embaucher en France. Et l'Etat appuie cette démarche au moment où la France compte - officiellement - 5,5 millions de chômeurs. Un tel exemple fait saisir combien le débat sur l'immigration est biaisé depuis des décennies en France: tandis que le débat se focalise sur ses questions idéologiques, l'Etat et les entreprises agissent selon des logiques à courte vue qui sacrifient la question première pour toute économie: le développement du capital humain
🔴⚠️ #IkeaDiscrimine : la scandaleuse alliance entre des entreprises, le @gouvernementFR et @eachone @TheoScubla pour embaucher des migrants et discriminer les Français 🇫🇷avec vos impôts !
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— Damien Rieu (@DamienRieu) November 7, 2021
C’est le lanceur d’alerte Damien Rieu qui a levé le lièvre (voir la vidéo ci-dessus). L’entreprise IKEA a recours aux services d’une plateforme qui s’appelle each One, pour recruter dans un dépôt de Seine et Marne. Le problème, c’est que cette offre d’emploi est réservée à des « réfugiés » ou « bénéficiaires d’une protection subsidiaire », c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas le statut de réfugié mais qui peuvent alléguer d’une menace les empêchant de retourner dans leur pays.
Si vous allez sur le site internet d’each One, vous aurez droit à tout un discours sur les bienfaits de la diversité pour créer de la valeur. La réalité de l’annonce postée par IKEA est bien plus prosaïque: il est juste demandé aux candidats de disposer d’un niveau A2 en français. De quoi s’agit-il? Si l’on en croit la désignation officielle des niveaux de langue en Français Langue Etrangère, le niveau A2 (juste après grand-débutant) demande de:
« Comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines de l’environnement quotidien (par exemple, informations personnelles et familiales simples, achats, travail, etc.)
– Pouvoir communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels
– Savoir décrire avec des moyens simples sa formation, son environnement immédiat et évoquer des sujets qui correspondent à des besoins immédiats »
Autant dire qu’on est très loin de la présentation trouvée sur la plateforme each One ! Mais qu’importe au prestataire puisqu’il touche sur chaque embauche 15% du salaire? Et puisqu’il est éligible à des subventions publiques. (de par son statut d’entreprise à utilité sociale). Each One ne se cache pas d’avoir touché 1 million de subventions publiques en 2020.
On apprend aussi sur le site de l’entreprise que beaucoup de marques françaises ont recours aux services de each One: Total, Monoprix, L’Oréal etc….
Un système qui détruit le capital humain du pays
La réalité est très prosaïque. Des entreprises se procurent sur le sol français une main d’ouvre très bon marché pour des tâches non ou peu qualifiées dans le vivier des immigrés les plus récents. Les entreprises qui procèdent ainsi ne s’en cachent pas puisqu’elles sont mises en valeur sur la plateforme each One: cela contribue certainement aux notations RSE. Et puis, quoi de plus chic que d’être dans l’air du temps, en flattant le progressisme et l’immigrationnisme internationaux. Marx aurait dit que le discours immigrationniste n’est guère que la formulation idéologique d’une pratique économique. Mais il faut aller plus loin pour faire remarquer le lien intrinsèque entre l’étatisme et l’immigrationnisme. Plus l’Etat fait monter la pression fiscale, plus les entreprises ont intérêt à embaucher de la main d’œuvre étrangère, moins coûteuse et plus docile. Plus les entreprises s’engagent dans ce type de pratiques, moins elles investissent dans l’innovation technologique, d’une part et dans le capital humain d’autre part. L’Etat se trouve rapidement devant une baisse de la compétitivité industrielle, une montée du chômage; il augmente la fiscalité pour financer des dépenses croissantes, qui alourdissent encore le poids pesant sur les entreprises, lesquelles ont intérêt, dans ce cas, à encourager une immigration ininterrompue.
Il est intéressant de constater que les candidats qui dénoncent le plus l’immigration, Marine Le Pen et Eric Zemmour, prennent rarement, sinon jamais, le temps de dénoncer les mécanismes qui verrouillent la pratique de l’immigration. Une lutte efficace contre l’immigration sans freins ne passe pas seulement par le contrôle aux frontières ou par des changements juridiques mais aussi par une baisse drastique de la fiscalité des entreprises. Au lieu de faire du Zemmour, il faudrait faire du Trump !
On ajoutera que l’Etat comme les entreprises se comportent à courte vue:
– encourager ce genre de pratiques à l’embauche ne discrimine pas seulement les « Français de souche » mais aussi les étrangers arrivés plus anciennement que les réfugiés ciblés par each One.
-les entreprises qui se comportent ainsi n’investissent pas dans leur propre modernisation, en particulier l’automatisation des fonctions les plus simples tandis que l’Etat oublie d’investir ou de favoriser l’investissement dans l’éducation et la formation d’une main d’œuvre qualifiée apte à procurer à l’économie et aux entreprises une forte valeur ajoutée.
C’est le capital humain que l’on détruit et la modernisation technologique que l’on oublie. Autant qui rend la France quasi-incapable de peser dans la Troisième Révolution Industrielle.
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