Le DRH de ThyssenKrupp s’oppose à la dictature sanitaire du gouvernement allemand

Tandis que les gouvernements européens, y compris le gouvernement allemand semblent s'acheminer vers toujours plus d'enfermisme, Oliver Burkhard, le Directeur des Ressources Humaines de ThussenKrupp, géant allemand de l'industrie (de la sidérurgie aux "solutions industrielles") a fait part de l'idée de l'entreprise de demander simplement à ses employés de s'auto-tester tous les jours - sans contrôle ni vaccination obligatoire. C'est peut-être le plus grand défi jeté à ce jour au visage de la "dictature sanitaire"

Il n’aura échappé à personne que la tournée des capitales européennes effectuée par Alexander Soros, fils de George, a déclenché une nouvelle vague de répression contre les résistants à la dictature sanitaire, l’Autriche montrant une fois encore l’exemple, tandis que la France de Macron, à l’heure où l’on écrit ces lignes, semble encore sur la réserve – ce qui ne doit pas être surinterprété, même si l’on peut y voir à tout le moins un signe que la maîtrise de la situation n’est pas acquise à Paris.

L’Allemagne, encore empêtrée dans un reste de respect des droits humains, ne peut se résoudre aujourd’hui à franchir le pas autrichien, celui de la vaccination obligatoire pour tous. L’on s’y prépare activement, cependant, et les sondages – évidemment favorables – comme les déclarations de responsables politiques – par exemple Daniel Günther, ministre président CDU du Schleswig-Holstein « j’y suis ouvert » ou encore l’inévitable Markus Söder, son homologue bavarois « c’est incontournable » – ou de personnalités des médias ou du monde du spectacle appuient en ce sens. Bien plus, le ministère fédéral de la Santé a fait disparaître, comme le montre la capture d’écran ci-dessous, de son site entre le 17 et le 19 novembre une FAQ affirmant : « il n’y aura pas d’obligation vaccinale. Les informations et contributions qui prétendent autre chose sont fausses. »

La politique sanitaire enfermiste de la future coalition gouvernementale allemande

 

En attendant, il s’agit bien, ici aussi, de faire tourner une fois encore la roue à cliquets pour faire monter le niveau de pression/répression sur les non-vaccinés – y compris en excitant la horde des vaccinés apeurés et en les jetant sur le bouc-émissaire, manœuvre déjà testée avec succès en Allemagne dans la première moitié du siècle précédent. Pour cela, la future coalition tripartite, qui mène désormais la danse dans ces affaires, a concocté un projet de loi qui, entre autres mesures, impose aux personnes qui travaillent de justifier de leur statut – vacciné, guéri ou testé – chaque jour de présence au sein de l’entreprise, sous peine d’une amende exorbitante (25.000 €), sans parler de la possibilité d’un licenciement sec à l’initiative de l’employeur. Obligation sera faite aux entreprises elles-mêmes de mettre en place le contrôle du dit statut, avec la même amende à la clef. Le projet de loi a été adopté, et devrait entrer en application très prochainement, vraisemblablement dans la semaine du 22 novembre.

 

La bonne surprise: Oliver Burkhard fonde la politique sanitaire chez ThyssenKrupp sur les auto-tests

 

Dans ce paysage assez lugubre et menaçant dans son unanimité, une déclaration doit cependant attirer l’attention, un signal faible mais néanmoins non dénué de signification. Le 18 novembre, soit le jour même où le projet de loi était discuté au Bundestag, Oliver Burkhard, membre du directoire de ThyssenKrupp AG faisait une déclaration dont die Welt se faisait à son tour l’écho  

Avant de poursuivre, il convient de rappeler que ThyssenKrupp AG est l’héritière de l’une de ces entreprises qui ont fait la puissance industrielle de l’Allemagne, et qu’elle reste malgré ses déconvenues et difficultés de ces dernières années un employeur important – 53.000 employés sur le sol allemand. Compte tenu de son histoire et de son nom, rien de ce qui lui arrive n’est indifférent aux Allemands.

Il convient également de préciser que cet Oliver Burckhard n’est pas n’importe quel quidam : il s’agit d’un ancien syndicaliste, responsable politique à IG-Metall, qui a connu une brillante ascension au sein de l’entreprise – ce que le système allemand de cogestion avec les syndicats favorise. Cet Oliver Burkhard est naturellement très proche politiquement du SPD,  le parti social-démocrate qui a gagné les élections le 26 septembre dernier,et d’aucuns affirment qu’il se verrait bien basculer dans le monde politique après son départ de ThyssenKrupp – par exemple en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les mêmes affirment qu’il y consacre beaucoup de temps et d’énergie. Ceci doit éclairer d’un jour particulier ce qui va suivre.

En effet, qu’a donc déclaré le bon monsieur Burkhard ? Eh bien, tout simplement que, foin du 2G+ – strictement réservé aux vaccinés et guéris – et du 3G – vaccinés/guéris/testés (Geimpft, Genesen, Getestet), ThyssenKrupp irait encore plus loin et imposerait le « 1G », précisant aussitôt : 1G pour « tous testés ».

Afin de garantir que ne franchissent la porte de l’entreprise que des personnes non porteuses du virus, il affirme que l’entreprise mettra à la disposition de ses 53.000 salariés des autotests à raison de cinq par semaine. Il ajoute – et c’est là que réside la performance de l’artiste – que, ainsi qu’il en a toujours été au sein du groupe, cela se fera « à la confiance » : chacun recevra ses tests et sera prié de les utiliser, mais il n’y aura pas de contrôle par l’entreprise. Comment mieux tenter de couper l’herbe sous les pieds des gouvernements – le fédéral comme ceux des Länder ? Comment mieux soustraire les non-vaccinés au sein de l’entreprise à la pression, précisément, à laquelle les politiques veulent les soumettre ? Déclaration de vrai et solide bon sens, en ces temps de folie, dont l’auteur ne peut ignorer à quel point elle vient frontalement s’opposer aux menées des gouvernants.

Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à sortir ainsi du bois, certes de manière habile mais néanmoins sans ambiguïté quant à son souhait de protéger ceux des parias de l’époque qui œuvrent au sein de l’entreprise ? Nous laisserons aux lecteurs du Courrier des Stratèges le soin de conjecturer – gageons néanmoins que le souci de la paix sociale a pu jouer un rôle dans cette tentative, quoi qu’il en advienne dans les jours qui viennent.

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9 commentaires
  1. Pouvez-vous vous relire avant de publier ?
    Le titre évoque le Président de Thyssen-Krupp.
    C’est en fait le DRH….. C’est déjà beau qu’un DRH d’une telle entreprise prenne position ; et nous pouvons imaginer que tacitement le PDG suit…. mais c’est cependant deux fonctions différentes dans une entreprise.

  2. 25.000 euros d’amende pour refus de cette injection toxique et inutile ? On croit rêver. Cauchemarder, pardon.

    Georges Soros qui vient dicter aux gouvernements de nations dont il n’est même pas le ressortissant, les politiques qu’ils doivent adopter ? On est vraiment tombé sur la tête (du 20ème étage qui plus est).

    Le moment arrive à grands pas, quand ça va aussi nous être imposé. Quelle misère… Ça me rappelle un type de l’antiquité à qui on avait forcé de boire de la cigüe. Autres temps mais toujours les mêmes mœurs hélas.
    .

  3. Dans le film d’horreur que nous vivons actuellement où les chefs “vax” organisent et poussent au massacre des “non-vax”, libre penseurs et indépendants d’esprit, un homme légitime et charismatique se lève pour désamorcer la crise : l’important n’est pas l’étiquette, qr-code, ethnie, vax ou non-vax, l’important est d’être réellement porteur ou non porteur du virus. Merci. Le dénouement vers la paix s’approche mais le suspense demeure. La science soumise à l’etat profond va-t-elle reprendre son indépendance critique?

  4. C’est là que l’on mesure toutes la différence entre un vrai syndicaliste et les syndicacalistes franchouillards, qui n’ont rien trouvé de mieux que de laisser tomber les GJ, puis d’essayer de les récupérer à toute force, pour enfin “conseiller” au personnel hospitalier de se faire piquer “parce que c’est la loi” en refusant de les défendre – le tout en plus de voler chaque salarié contre son gré avec la complicité active de l’état.
     
    D’ailleurs, je ne me souviens pas d’une seule phrase alliant bon sens et courage émanant d’eux ces dernières années.
     
    De fait, la france coule à cause de son trop-plein de ponktionnaires ou assimilés et le temps est venu d’effectuer une mega-charette (faut-il rappeler que le pognon servant à payer tous ces parasites ne vient plus que de l’emprunt !?)

  5. Ne fait il pas partie de la Nomenklature ?! De toute façon il faut rien y penser pour si peu. Ce qui devient clair c’est l’entente inter-Nomenklatures européennes. Là la manoeuvre anti Fillon personnage que je n’apprecie guère, qui a mené Macron au pouvoir, prend tout son sens. Et je souligne, les hypothèses conspirationnistes toute leur légitimité.

  6. Vu la coercition générale qui règne, si le nouveau gouvernement allemand (et pas Merkel qui continue de polluer le débat) déclare la chasse aux non vaxx ou un confinement ou toute mesure répressive, ce monsieur devra quand même s’incliner. D’autant que s’il est membre d’un directoire, les autres membres peuvent voter contre son avis et il s’écrasera. Je pense qu’il pose une pierre pour son futur siège politique.

    1. Il me semble que la somme de pépéttes engagée pour payer 265 000 tests par semaine pendant aussi longtemps que le refroidissement du fût du canon , a due étre validée par le directoire de l’entreprise. A moins que vous ne règliez la facture ? En DM s’il vous plait.

  7. Joseph Ruppert, « Die Seucheninsel Polen. Allgemeine Gesundheitspflege unter deutscher Ärzteführung », in Jost Walbaum (dir.), Kampf den Seuchen !

    « le Juif est quasiment le seul vecteur de l’épidémie et que, en cas de contamination d’un non-Juif, on remonte le plus souvent à une source d’infection juive, il est apparu urgent, aux fins de protection de la population, de restreindre la liberté de circulation des habitants juifs, de soumettre leur usage du train à une autorisation administrative médicale particulière, de les orienter vers des parcs désignés à leur seul usage (puisque, par exemple, la transmission des puces infectieuses est facilitée par l’usage commun des bancs), de leur interdire la fréquentation des omnibus et de leur réserver des compartiments particuliers dans les trams »

    A l’ouest rien de nouveau…

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