Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne ou lobbyiste de l’industrie vaccinale?

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne ou lobbyiste de l’industrie vaccinale?


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Par Julien G. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a expliqué qu'il était temps pour l'UE de «réfléchir» au sujet de la vaccination obligatoire contre le Covid-19. Peu de temps avant, Ursula von der Leyen récompensait le PDG de Pfizer pour son « leadership commercial », lors d’une cérémonie à Washington. On ne peut s’empêcher de se demander si la présidente de la Commission sert l’intérêt général ou bien se comporte en lobbyiste de l’industrie pharmaceutique

Ursula von der Leyen prend position pour une vaccination obligatoire en Europe

Une « course contre la montre » est engagée pour analyser le nouveau variant Omicron du coronavirus et comprendre s’il faut adapter les vaccins, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dimanche à Riga.

Elle a jugé à propos de l’obligation vaccinale qu’il était «approprié et raisonnable d’avoir cette discussion maintenant», précisant qu’il s’agissait d’une «position personnelle». «Cela nécessite une approche commune mais je pense que c’est une discussion qui doit avoir lieu», a-t-elle ajouté. Selon la présidente de la Commission, il faudra «environ 100 jours» à la communauté scientifique pour adapter la réponse vaccinale au nouveau variant Omicron.

Elle a indiqué qu’un contrat signé cet été par la Commission européenne avec la coentreprise BioNTech-Pfizer pour 1,8 milliard de doses de vaccin comprenait une clause prévoyant le cas d’un variant échappant au vaccin existant.

Par cette clause, le laboratoire s’engage alors à être en mesure d’adapter son vaccin dans les fameux 100 jours.

Rendre obligatoire une vaccination à l’échelle européenne n’est jamais arrivé.

Dans un premier temps, on notera la fragilité légale juridique d’une telle décision. Ensuite, convaincre plusieurs pays, comme la Pologne, désireux de mettre un frein à l’ingérence européenne n’est pas gagné. Et enfin, les révoltes populaires grandissantes ne présagent pas d’une adhésion des peuples envers cette proposition.

Ursula n’en a que faire, elle veut vacciner l’Europe et de préférence avec les vaccins de son partenaire privilégié, le dénommé Pfizer.

Quand Ursula « cajole » le PDG de Pfizer

Ce 10 novembre 2021, lors d’une cérémonie de l’Atlantic Council à Washington, elle a remis le prix du meilleur dirigeant commercial au PDG de Pfizer. Choisi parmi d’autres par la Commission européenne pour fournir les vaccins contre le Covid-19 à l’Europe, empochant en passant des bénéfices financiers de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

L’image de cette récompense à Pfizer pose question.

«  Cette année nous a rappelé que nous devons défendre la démocratie au quotidien  » a déclaré la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen en remettant le prix 2021 de l’Atlantic Council à Albert Bourla, PDG de Pfizer.

L’Atlantic Council est un think tank américain dont le but est de promouvoir la coopération américano-européenne, le fameux axe atlantique

La présidente de la Commission européenne s’est félicitée de la campagne de vaccination mondiale rendue possible par Pfizer.

Pensant que la Caste s’auto congratule, il est important de rappeler que les laboratoires, dont Pfizer, ont refusé d’endosser toute responsabilité liée aux effets secondaires des vaccins. L’Europe n’étant pas davantage responsable de phénomènes qu’elle ne contrôle pas.

Présidente de la Commission ou instrument des lobbys pharmaceutiques?

La présidente de la Commission européenne s’est félicitée de la campagne de vaccination mondiale rendue possible par Pfizer.

Le samedi 8 mai, elle annonçait la signature d’un nouveau contrat d’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins anti-Covid auprès de BioNTech-Pfizer, avec des livraisons prévues jusqu’en 2023.

« D’autres contrats et d’autres technologies de vaccins suivront », a-t-elle précisé.

Du côté de Pfizer, les nouvelles sont au beau fixe. L’action est passée de 29 à 48 USD entre mars 2020 et août 2021, le prix de la dose est passé de 15,5 à 19,5 euros cet été – soit une augmentation de 25%.

Les contrats signés entre la Commission européenne et les labos pharmaceutiques passés au mépris des procédures d’appel d’offres, sont entourés de la plus parfaite opacité. Au nom du sacro-saint secret des affaires sans doute, on ne sait rien des brevets déposés par les labos.


Pourtant, certains pays s’inquiètent de ces pratiques anti-démocratiques de l’Europe. En Roumanie, par exemple, la Direction nationale anticorruption (DNA) a ouvert des enquêtes liées aux circonstances dans lesquelles Bucarest a acheté ses vaccins anti-Covid.

On savait que l’Union européenne n’était pas un exemple de démocratie. On sait désormais que certaines de ses décisions sont d’une opacité totale. Exemple avec l’achat des vaccins anti-Covid-19 aux grands labos pharmaceutiques.


Le 16 septembre 2021, Emily O’Reilly, Médiatrice de l’Union Européenne a adressé un courrier à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour lui demander quelques explications sur les messages qu’elle a échangés avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, échanges révélés par le New York Times en avril 2021. Et dont la Commission refuse de révéler le contenu.

Pourquoi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, refuse-t-elle de révéler le contenu de ses échanges avec le patron de Pfizer pour l’achat des vaccins ?

De quoi semer le trouble sur les enjeux de pouvoir entre l’Europe (Ursula) et les grands groupes privés (Pfizer), enjeux très rarement rendus publics ou expliqués.

Le partenariat public-privé, ou comment devenir milliardaire avec l’argent des Etats?


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