URGENT : le tribunal administratif de Versailles annule le port du masque dans les Yvelines

URGENT : le tribunal administratif de Versailles annule le port du masque dans les Yvelines


Partager cet article

La décision en référé du tribunal administratif de Versailles, rendue aujourd’hui, est essentielle. Elle annule l’arrêté du Préfet des Yvelines imposant le port du masque sur la totalité du territoire. De notre point de vue, cette ordonnance annonce une inflexion générale de la jurisprudence des tribunaux administratifs face aux abus de droit systématiques commis par le gouvernement pour imposer des restrictions excessives aux libertés sous un prétexte sanitaire de moins en moins crédible. Enfin, la comédie touche à sa fin !

Ordonnance du tribunal administratif de Versailles sur le masque obligatoire dans les Yvelines from Société Tripalio

Le tribunal administratif de Versailles vient de rendre une ordonnance (que nous publions ci-dessus) qui annule l’arrête du Préfet des Yvelines sur le port du masque obligatoire dans le département. Le juge des référés a eu la bonne idée d’annuler l’arrêté, après la saisine par un collectif local.

Le tribunal administratif de Versailles annule le port du masque obligatoire

On notera que l’annulation intervenue aujourd’hui se fonde sur des motifs tout à fait intéressants.

En particulier, le tribunal a exercé un contrôle dit de proportionnalité des mesures restrictives aux libertés. Sur ce point, il a écrit à propos de ces mesures :

Elles ne peuvent être proportionnées que si elles sont limitées aux lieux et aux heures de forte circulation de population ne permettant pas d’assurer la distanciation physique et aux lieux où les personnes peuvent se regrouper, tels que les marchés, les rassemblements sur la voie publique ou les centres-villes commerçants, les périodes horaires devant être appropriées aux risques identifiés. Le préfet, lorsqu’il détermine, pour ces motifs, les lieux et les horaires de port obligatoire du masque en plein air, est en droit de délimité des zones suffisamment larges pour que la règle soit compréhensible et son application cohérente.

Ces critères de contrôle sont importants à retenir pour des actions futures : les limites à la liberté ne peuvent être générales et absolues, selon la jurisprudence administrative traditionnelle (mais scandaleusement abandonnée par le Conseil d’Etat depuis le début de l’épidémie). Ces limites doivent comporter des lieux et des heures précises, adaptés aux risques identifiés.

En outre, le tribunal rappelle que les règles doivent être compréhensibles et cohérentes.

Le tribunal a relevé que l’arrêté du Préfet ne respectaient pas ces critères de proportionnalité :

Le préfet ne justifie pas des raisons liées à des circonstances locales susceptibles de favoriser la diffusion du virus qui exigeraient que soit prononcée l’obligation générale du port du masque en extérieur dans l’ensemble des 259 communes du département, de plus sans définir les périodes horaires caractérisées par une forte densité de population.

Cette décision sans surprise au regard de la tradition du juge administratif apparaît en décalage majeur avec les décisions prises depuis mars 2020, qui ont gravement entaché l’image d’indépendance que le Conseil d’Etat prétend se donner.

On se réjouira d’un retour à la raison parmi ces magistrats, dont nous continuons à penser que leur soumission aveugle à l’enfermisme gouvernemental pendant près de deux ans a signé l’arrêt de mort.

Une application d’une décision du Conseil d’Etat

Ce faisant, cette première annulation locale d’un arrêté préfectoral emboîte le pas à la décision importante (qui marque un premier revirement) du Conseil d’Etat sur le même sujet. Résumée par le Conseil lui-même sous cette phrase :

Le port du masque ne peut être imposé en extérieur qu’à certaines conditions

cette décision laisse entendre que le Conseil pourrait désormais retrouver un peu ses esprits. Cette tendance est à confirmer, car c’est le Kouchner boy Didier Tabuteau qui vient de prendre la vice-présidence du Conseil, et l’équipe Kouchner n’est pas tendre, habituellement ni avec la transparence, ni avec les libertés, ni avec la démocratie.

On reste donc extrêmement prudent sur l’évolution de la situation, mais tout espoir n’est pas perdu.

Bloquez vous aussi le passe vaccinal

Rester libre ! vous fournit un kit de shaming pour dissuader votre député de voter le passe vaccinal. Prenez 5 minutes de votre temps pour participer à la campagne.

Je prends mon destin en main, je shame


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : 7 milliards de cotisations envolés sous l'œil bienveillant du MEDEF

L'humeur de Veerle Daens : 7 milliards de cotisations envolés sous l'œil bienveillant du MEDEF

Mes chers amis de la liberté (et vous autres, bureaucrates patronaux ou fonctionnarisés, cachés derrière vos dossiers suspendus), installez-vous confortablement. Aujourd'hui, on plonge dans le grand bain de la gestion paritaire avec le cas Houria Aouimeur, ou comment une malheureuse juriste a cru que l'éthique avait sa place dans une machine à recycler l'argent des autres. Qui veut la peau de la lanceuse d’alerte ? - Regarder le documentaire complet | ARTELourdement sanctionnée pour avoir


CDS

CDS

Mélenchon, théâtre secondaire d'une guerre cognitive sans concession, par Elise Rochefort

Mélenchon, théâtre secondaire d'une guerre cognitive sans concession, par Elise Rochefort

L'affaire Epstein, qui s'insère dans un contexte international et géopolitique tendu (mobilisation MAGA, massacre massif de populations civiles à Gaza, affrontement avec l'Iran), n'en finit pas de dynamiter les débats publics occidentaux. Elise Rochefort analyse la guerre cognitive qui se livre autour de la publication des dossiers du milliardaire américain, et examine le cas Mélenchon dans cet environnement bouillonnant. L'affaire Jeffrey Epstein ne peut plus être appréhendée comme un simple d


Rédaction

Rédaction

Entre Moscou et Paris : la “refondation” malgache joue sur deux tableaux

Entre Moscou et Paris : la “refondation” malgache joue sur deux tableaux

Le mercredi 24 février, Emmanuel Macron a reçu le colonel Michaël Randrianirina pour une « visite de travail » à l'Élysée. Ce passage à Paris intervient seulement six jours après un sommet chaleureux à Moscou avec Vladimir Poutine. Pour sa première sortie internationale depuis le putsch d'octobre, le dirigeant malgache impose une diplomatie de l'équilibre. Six jours après avoir été reçu en grande pompe au Kremlin par Vladimir Poutine, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondatio


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Guerre chaude Pakistan - Afghanistan : quel risque géopolitique ? par Thibault de Varenne

Guerre chaude Pakistan - Afghanistan : quel risque géopolitique ? par Thibault de Varenne

L'essentiel : le Pakistan a officiellement déclaré une « guerre ouverte » contre le gouvernement taliban en Afghanistan le 27 février 2026, lançant l'opération militaire d'envergure Ghazab lil-Haq (« Fureur Juste »). Cette escalade sans précédent transforme des années de tensions frontalières en un conflit conventionnel qui menace de déstabiliser l'Eurasie entière. ‘Our patience has now run out’: Pakistan declares ‘open war’ against Afghanistan after cross-border attack – live newsPakistani


Rédaction

Rédaction