Le convoi de la liberté est la pire crainte de l’UE

Le convoi de la liberté est la pire crainte de l’UE


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Ce vendredi 28 janvier, plusieurs milliers de camionneurs canadiens sont arrivés à Ottawa afin de protester contre le mandat de vaccination imposé par le Président Trudeau. Le gouvernement canadien avait annoncé en novembre que tout transporteur cherchant à traverser la frontière depuis les États-Unis devait être vacciné dans le but d’éviter une quarantaine de 14 jours. Le mouvement est actuellement passé sous silence par les grands médias en Europe, mais sur les réseaux sociaux l’appel du grand-nord commence à se faire entendre. Pourtant, dans les projets européistes, les transporteurs de marchandises sont précautionneusement mis à l’écart de toute mesure. Le transport de marchandises serait-il le talon d’Achille du grand plan Covid ?

Rappel des règles folles de la dernière recommandation du Conseil de l’UE

Nous vous avions parlé de la dernière recommandation du Conseil de l’Union européenne ici, celle qui vise notamment « l’utilisation du certificat numérique COVID de l’UE pour faciliter la libre circulation au sein de l’Union durant la pandémie de COVID-19 ».

Au regard de cette recommandation, la liberté de circulation sur le territoire de l’Union européenne dépendrait de la détention d’un certificat covid numérique UE – conditionné au statut de l’individu (vacciné, testé ou rétabli) – tel qu’approuvé par des critères validés par les instances européennes.

S’agissant des mesures de « freinage » à mettre en œuvre avec l’apparition d’une situation d’urgence – comme un nouveau variant par exemple – c’est le centre européen de prévention et de contrôle des maladies qui établirait la cartographie des zones à risque (basée sur le taux de dépistage ; nombre de cas ; taux de couverture vaccinale) à l’aide d’une carte hebdomadaire fondée sur un code couleurs.

En cas de zone rouge foncé, les déplacements non essentiels seraient interdits et plusieurs mesures de freinage devraient être envisagées : dépistage, quarantaine, autoconfinement …

Des catégories de population sont toutefois exemptées de détenir un certificat numérique ou de se plier à des mesures de quarantaine et de dépistage dans les zones à risque : les enfants (dieu merci, même s’il va falloir m’expliquer comment un enfant pourrait être exempté de quarantaine sans être sous la supervision de ses parents qui seraient, eux, placés en quarantaine …) et « les travailleurs du secteur des transports ou les prestataires de services de transport ».

Amis camionneurs, vous êtes essentiels pour l’Union européenne

Bravo à vous ! tout le monde ne peut pas en dire autant, félicitations.

La recommandation indique en effet : Compte tenu de leur situation spécifique ou de leur fonction essentielle, certaines catégories de voyageurs exerçant leur droit à la libre circulation ne devraient pas être tenues d’être en possession d’un certificat COVID numérique de l’UE – cette liste devrait comprendre les travailleurs du secteur des transports ou les prestataires de services de transport.

Il est également indiqué que les États membres doivent à tout prix éviter les perturbations des chaînes d’approvisionnement. A ce titre, des « voies réservées » seraient mises en place. Elles ont essentiellement pour but d’éviter d’éventuelles pénuries.

Si un Etat-membre venait à déclencher des mesures d’urgence, et si en conséquence il était décidé à cette occasion que des transporteurs subissent un test de dépistage, ce ne serait que des tests rapides et une quarantaine ne leur serait pas imposée.

Néanmoins si des perturbations apparaissaient, les États membres devraient lever ou abroger immédiatement leurs exigences de dépistage systématique afin de préserver le fonctionnement des « points de passage frontalier via des voies réservées ». Aucun test/quarantaine/un auto-confinement ne serait alors exigé.

Justin Trudeau vient de servir de fer de lance en testant les limites des camionneurs canadiens. La réaction n’a pas dû plaire à Emmanuel Macron (pour rappel, cette recommandation émane du Conseil de l’Union européenne, actuellement présidé par la France – de ce fait ce texte est rédigé sous l’influence d’une plume macronienne). A travers toutes ces précautions, il est évident que l’Union européenne ne souhaite pas provoquer le secteur du transport et voir une situation canadienne se produire sur notre sol. Cet acte de l’UE reste tout de même un plan d’attaque dressé contre les Etats-nations, qui dévoile cependant les faiblesses de ses auteurs. Notre président est parait-il un grand lecteur de Machiavel, mais comme c’est plutôt la Chine qui a le vent en poupe en ce moment, nous préférons citer Sun Tzu « Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi de lui ».

Amis chauffeurs-routiers, maintenant que vous connaissez le point faible, vous avez le champ libre. Amis camionneurs, vous êtes sur la bonne voie.


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