Passe vaccinal : les marchands de tapis du gouvernement négocient la dose de rappel

Passe vaccinal : les marchands de tapis du gouvernement négocient la dose de rappel


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Aujourd’hui, mardi 15 février, 4 millions de français rejoignent les rangs de la non-citoyenneté Marconienne. Dans un dernier élan de générosité, Gabriel Attal lance l’appel de la dernière chance aux retardataires et l’ultime opération séduction aux réfractaires. Une tolérance de 7 jours est accordée à ceux qui reçoivent la dose à la dernière minute. On dirait qu’En Marche n’accepte pas qu’une partie grandissante de français ne marche plus, mais ce n’est pas la première fois qu’ils usent du marchandage de tapis avec la vaccination.

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Une troisième injection pour le prix de 4 mois de « vie d’avant », opération « tout doit disparaitre ! », une dose de rappel pour 4 mois de liberté !

Un Absurdistan savamment dosé

Bienvenue en Absurdistan-Vaccinistan, accrochez-vous, voici ci-dessous la liste des règles de la dose de rappel issue du site officiel du Ministère des Solidarités et de la Santé :

A compter du 15 février il faudra avoir effectué sa dose de rappel pour continuer à bénéficier de son passe vaccinal. Cette mesure s’applique aux personnes de plus de 18 ans et 1 mois. En effet, les personnes de 16 et 17 ans n’ont pas l’obligation de faire leur rappel pour conserver leur pass vaccinal, même s’il est fortement recommandé. Concernant les 12-15 ans, ils ne sont pas soumis au pass vaccinal. Dans le cadre du pass sanitaire, ils n’ont pas l’obligation de réaliser leur rappel, même si le rappel leur est ouvert.

  • Si j’ai reçu 2 doses de vaccin, je dois faire mon rappel au plus tard 4 mois après ma deuxième injection.
  • Si j’ai eu le Covid-19 et que j’ai reçu ensuite une seule dose de vaccin (Astra Zeneca, Pfizer, Moderna), je dois faire mon rappel au plus tard 4 mois après mon injection.
  • Si j’ai eu le Covid-19 et que j’ai reçu ensuite une seule dose de vaccin (Astra Zeneca, Pfizer, Moderna), je dois faire mon rappel au plus tard 4 mois après mon injection.
  • Si j’ai reçu une dose de vaccin (AstraZeneca, Pfizer, Moderna ou Janssen) et que j’ai eu le Covid-19 plus de 15 jours après l’injection, je dois faire mon rappel au plus tard 4 mois après mon infection.
  • Si j’ai eu le Covid-19 et que j’ai reçu ensuite une dose de Janssen après mon infection, je dois faire mon rappel au plus tard 2 mois après mon injection.
  • Si je ne suis pas encore éligible à la dose de rappel, mon certificat de vaccination de schéma vaccinal initial (monodose ou deux doses) reste valide.

Très franchement quelqu’un y comprend encore quelque chose ?  Chapeau à ceux qui suivent encore le film, on ne peut pas leur retirer ça !

Ce n’est pas la première fois que la majorité tente de refourguer sa camelote avec des procédés dignes du marchandage de tapis.

La repentance vaccinale

Lors du débat autour de la loi instaurant le passe vaccinal, un « détail » est passé à la trappe des discussions grand public : le droit de repentir « permettant aux personnes ayant fait usage d’un faux passe de changer d’avis à la suite d’un contrôle ou d’une prise de conscience personnelle ».
L'œuvre Ci coumence la repentance Rutebeuf par l'auteur Rutebeuf, disponible en ligne depuis 4 ans et 8 mois - ILaissier m'estuet le - Short Édition

C’est à la Député Coralie Dubost que nous devons cette trouvaille. J’ignore si ce dispositif est communément utilisé en pratique mais il a l’honneur d’exister.

La Député avait justifié le dispositif comme ceci – sortez les mouchoirs : « Il a été porté à notre connaissance qu’une femme de 57 ans était décédée à l’hôpital, ayant été prise en charge tardivement parce qu’elle n’osait pas avouer qu’elle détenait un faux passe : nous voulons éviter qu’une telle situation puisse se produire à nouveau. »

En outre, une personne présentant un faux passe ou un passe appartenant à quelqu’un d’autre, ne se verrait appliquer aucune peine, si dans les 30 jours à compter de la date de commission de l’infraction elle présente un justificatif d’administration d’une dose de vaccin contre le covid.

En gros, si vous vous faites choper mais que vous vous vacciner à la suite de votre verbalisation vous ne passez pas à la caisse (c’est encore mieux que les soldes).

On rappelle que dans notre système juridique c’est le procureur de la république qui détient constitutionnellement l’opportunité des poursuites – et qu’accessoirement – on n’est pas censé échanger ses amendes comme des cartes Pokémon.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé une levée éventuelle du passe vaccinal au printemps, on ne sait pas qui cet imbroglio va convaincre à ce stade de ras-le-bol généralisé.


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