Le président Ukrainien au Sénat : Volodymyr Zelensky veut nous entrainer dans la guerre

Le président Ukrainien au Sénat : Volodymyr Zelensky veut nous entrainer dans la guerre


Partager cet article

Ce mercredi 23 mars, le président Volodymir Zelensky est invité au Sénat en séance publique. Le chef de l’exécutif ukrainien a besoin de notre générosité et de notre solidarité dans l’accueil des réfugiés – mais aussi d’armes, d’argent, que nos grandes entreprises se retirent de Russie, et d’adhérer à l’union Européenne. Il prend à partie l’opinion nationale français en nous demandant de nous positionner toujours plus franchement dans le conflit. Le suivrons-nous ?

Gérard Larcher, un 4e mandat à la tête du Sénat | Public Senat


« Pour la première fois de notre histoire parlementaire, nous accueillons le président d’un pays en guerre », Gérard Larcher ouvre la séance en saluant l’héroïsme du peuple ukrainien et en condamnant la folie meurtrière des autorités russes, sous les acclamations de tous les parlementaires présents.

L’attaque de Marioupol similaire à celle de Verdun

Le président ukrainien rappelle l’attaque du 9 mars dernier sur l’hôpital pour enfants de Marioupol.

Une attaque digne d’un « siège du Moyen-âge », visant des femmes se préparant à accoucher. Il invite les parlementaires à observer une minute de silence à la mémoire des milliers de citoyens ukrainien morts à la suite de l’invasion russe.

Marioupol rappelle désormais les ruines de Verdun lors de la première guerre mondiale, et, toujours selon Zelensky, les exactions commises par l’armée russe aussi.

Les femmes sont violées par les militaires, les réfugiés et les journalistes sont tués sur les routes et ceux qui ont survécu à l’holocauste hier sont obligés de fuir aujourd’hui.

Une adhésion historique à l’Union Européenne pendant la présidence française

Présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE 2022) | enseignementsup-recherche.gouv.fr

La France et l’Ukraine doivent s’unir dans les valeurs : unité et détermination dans la défense de la liberté, pour Paris et pour Kiev.

« Nous devons agir faire pression ensemble face à la Russie. La France apprécie la liberté et vous savez la protéger. Nous attendons de vous du leadership dans la restauration de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Votre peuple le veut aussi ».

Pendant la présidence française de l’UE, Volodymyr Zelensky espère une décision historique de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, car les décisions historiques font partie de l’histoire du peuple français.

Pour rappel, l’adhésion à l’UE implique une clause d’assistance mutuelle si un Etat-membre est attaqué, ce qui pousse des jeux d’alliances militaires UE/OTAN contre la Russie. 

Des armes et le retrait des entreprises françaises en Russie

« Pour que la liberté ne perde pas, elle doit être bien armée ». Le Président Ukrainien réclame des chars, des armes antichars et des avions de combat. Aujourd’hui se déroule une réunion de liaison à Matignon à ce sujet.

Depuis l’Ukraine, Zelensky n’a pas l’impression de voir les effets des sanctions prises contre la Russie. Il exhorte les entreprises françaises à quitter le territoire russe –

« tout le monde doit se rappeler que les valeurs valent plus que les bénéfices ».

Total énergie a déjà pris des décisions en ce sens, et le député PS Olivier Faure appelle au boycott de produits venant d’entreprises françaises installées en Russie.

Les requêtes du Président Ukrainien nous poussent vers un conflit de plus en plus direct avec la Russie. Si l’accueil de réfugiés semble tout à fait louable, la dotation en armes et l’adhésion à l’union européenne semblent, eux, plus discutables. Et ces points sont d’ailleurs actuellement discutés à Matignon.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Détroit d’Ormuz: NACHO, le pari de Wall Street sur l’enlisement de Trump

Détroit d’Ormuz: NACHO, le pari de Wall Street sur l’enlisement de Trump

Les traders ont trouvé un nouveau surnom pour Donald Trump, un nouvel acronyme qui résume la situation : NACHO, « Not A Chance Hormuz Opens ». Derrière ce jeu de mots mexicains se cache une conviction qui se propage dans les salles de marché : le détroit d'Ormuz ne rouvrira pas de sitôt, et la crise énergétique mondiale pourrait s'installer dans la durée. Alors que le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis tient tant bien que mal, le détroit d’Ormuz reste largement paralysé. Deux mois apr


Rédaction

Rédaction

Les raisons pour lesquelles Vichy a férié le 1er mai persistent-elles dans l'esprit français ?

Les raisons pour lesquelles Vichy a férié le 1er mai persistent-elles dans l'esprit français ?

Les débats interminables autour de la "libéralisation" du 1er mai en France ont montré la vivacité de cette mythologie de la "Fête du travail", à gauche comme à droite d'ailleurs. Comment expliquer qu'une Fête "chômée" sur décision du maréchal Pétain soit encore défendue becs et ongles par des syndicats qui dénoncent inlassablement "l'extrême droite" ? Dans les innombrables contradictions (très névrotiques, au fond) de la France contemporaine, la bataille que les syndicats ont menée contre tout


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Agression d’une religieuse à Jérusalem : Paris s’indigne sur fond de malaise diplomatique

Agression d’une religieuse à Jérusalem : Paris s’indigne sur fond de malaise diplomatique

Une sœur française de 48 ans a été violemment agressée le 28 avril à Jérusalem par un extrémiste juif de 36 ans. Rouée de coups au sol, filmée alors qu’un passant israélien doit intervenir pour stopper le déchaînement, elle s’en sort « légèrement blessée mais très choquée », selon l’école biblique française de la ville. Filmée et diffusée, la scène a provoqué une onde de choc, contraignant Paris à réagir. Le ministre Jean-Noël Barrot a condamné un « acte odieux » et réclamé une « sanction exempl


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : ANTS, nouveau sigle de la République bananière

L'humeur de Veerle Daens : ANTS, nouveau sigle de la République bananière

Alors que l'ancienne directrice générale de l'ANTS a été promue en décembre 2025 directrice générale de l'Outre-Mer, le site qu'elle avait mis en place, piraté deux fois (probablement par un adolescent qui a subtilisé 19 millions de dossiers !) est toujours en rade. Bel exemple de tiers-mondisation de l'État par une énarchie obsolète. Ah, l’ANTS… ce joyau de l’administration française, ce phare de l’efficacité étatique, ce modèle du genre qui nous prouve, s’il en était encore besoin, que la Rép


CDS

CDS