La grande carabistouille du barrage au RN et à la pluie de sauterelles

Le mot est passé, du Parti Communiste jusqu'au MEDEF : il faut faire barrage au Rassemblement National et sauver le soldat Macron coûte-que-coûte, sous une multitude de prétextes fallacieux allant du retour du nazisme jusqu'à la pluie de sauterelles économiques qui s'abattront sur la France en cas de désobéissance de l'électorat. Bien entendu, ces prétextes actionnés mille fois pour éviter tout changement dans le ronron du système mondialiste ne repose que sur des écrans de fumée. Voici pourquoi.

Faire barrage au Rassemblement National… comme en son temps il fallait faire barrage au Front National. La rengaine est la même depuis plus de 30 ans. Elle fut inventée à une époque où Internet n’existait pas plus que le COVID ou le téléphone portable, où le Rideau de Fer était encore debout et les frontières aussi. 

Depuis cette invention, le monde n’est plus le même, mais la politique française elle, garde les mêmes lubies et les mêmes slogans, peu à peu vidés de leur sens. Il faut donc continuer à crier “faites barrage au Rassemblement National” la main coeur, l’air héroïque d’un indigné le plus ostentatoire possible, sous peine de déchoir aux yeux de l’artistocratie et des salons parisiens (sans oublier ceux de Neuilly et de Montreuil, bien entendu). 

Le même barrage de Montreuil à Neuilly, un signe qui ne trompe pas

La liste des forces qui appellent à faire barrage au Rassemblement National serait trop longue pour être dressée exhaustivement.

On retiendra juste qu’on peut assez facilement la faire commencer à Montreuil, avec cette publication de la CGT dont le titre dit tout : “Pas une voix du monde du travail pour l’extrême droite”. Et l’achever avenue Bosquet, au siège du MEDEF, dont le Président a déclaré que : “Le programme économique de Marine Le Pen conduirait le pays à décrocher par rapport à ses voisins et à le mettre en marge de l’Union européenne“.

Mais on pourrait tout pareillement reprendre les propos de Nicolas Sarkozy qui a appelé à voter Macron ce matin. 

C’est quand même curieux, cet unanimisme qui réconcilie d’un coup des gens qui, officiellement, sont des ennemis de classe. 

Tout se passe comme si les acteurs d’une pièce de théâtre arrêtaient soudain la pièce qu’ils étaient en train de jouer pour protester contre la vente de la salle. 

En tout cas, tout ce petit monde ne s’y prendrait pas autrement s’il voulait nourrir l’opinion dans la conviction qu’un système en trompe-l’oeil l’opprime, l’asphyxie, avec des divergences ou des antagonismes de pure apparence, mais une communauté d’intérêt profonde qui bloque toute évolution, toute réforme, toute remise en cause des rentes acquises. 

Une conviction s’impose de façon transparente : la politique française est une mascarade à bout de souffle dont le seul objectif est de protéger les gamelles des cooptés. Au nom de l’intérêt général, de la démocratie et de la survie économique du pays. 

L’imposture du barrage au fascisme

Dans l’anthologie des prétextes hypocrites que l’on peut lire chaque jour dans le journal, au nom desquels la démocratie et le libre choix du candidat doivent céder à la place à la dictature de la bien-pensance et de la mise à l’index mondialiste, le texte de la CGT vaut son pesant de cacahuètes :

Avant comme après les élections, la CGT s’opposera aux reculs sociaux et construira avec les travailleurs et les travailleuses les luttes nécessaires à la défense de leurs intérêts.

Donc, si l’on comprend bien, le Rassemblement National amènerait des reculs sociaux. 

Pourquoi pas, qui sait ?

Mais ce qui gêne, c’est l’étrange accommodement de la CGT avec le principal recul social depuis la guerre : lorsque, selon son idéologie mondialiste du vaccin, Emmanuel Macron a posé le principe de la vaccination obligatoire dans les hôpitaux sous peine de suspension, c’est-à-dire de perte d’emploi sans indemnité, on ne se souvient pas que la CGT ait émis la moindre protestation. Et la CGT aurait très bien pu affirmer son goût pour le vaccin à ce moment-là… Mais en prônant une indemnisation pour ceux qui étaient exclus. 

Et bien, rien, à ce moment-là. Ce syndicat qui prétend (comme la CFDT) défendre les “travailleurs” n’a (comme la CFDT) pas eu un mot de solidarité pour ceux qui n’avaient plus aucun droit. 

Et ces imposteurs, ces déserteurs de la cause sociale, prétendent aujourd’hui incarner le monde du travail et lui donner des consignes de vote au nom de ses intérêts ?

On prendra bien soin de leur infliger la leçon qu’ils méritent, ces faux-monnayeurs, en votant Rassemblement National le 24 avril. 

L’imposture de la dictature

Une autre fiction préhistorique est alimentée par la CGT. C’est celle de la victoire du nazisme qui accompagnerait Marine Le Pen. On lira par exemple cette phrase :

L’histoire le montre, il y a une différence de nature entre les partis républicains qui accèdent au pouvoir et le cèdent et l’extrême droite qui une fois arrivée au pouvoir le confisque.

Justement, si les partis prétendument républicains cédaient si facilement le pouvoir, il n’y aurait ni barrage contre le RN, ni “cordon sanitaire”. 

Sans surprise, les mêmes qui appellent à mettre un parti en quarantaine de façon constante depuis plusieurs décennies au nom de la démocratie ont, sans que rien ne les y oblige, décidé d’activer le contrôle général des populations : QR Code à toutes les étapes de la vie quotidienne, fichage désormais autorisé des citoyens sur toute la gamme de leurs opinions, y compris religieuses ou syndicales, mesures d’exception prises en cascade au nom d’une urgence sanitaire qui a duré deux ans. 

Comme l’a reconnu Emmanuel Macron, ces dispositifs de surveillance et d’exclusion seront réactivés à l’automne s’il est réélu. 

Et je ne parle même pas ici des innombrables violations du droit de propriété commises au titre de l’obligation vaccinale, qui a permis d’imposer sans indemnité à des médecins ou des praticiens indépendants la cessation de leur activité. 

Ces violations scandaleurses de l’état de droit soulignent que la dictature, ce n’est pas demain avec le Rassemblement National, c’est aujourd’hui avec le régime en place.

On prendra bien soin de rompre avec le dit régime en votant Rassemblement National le 24 avril. 

L’imposture de l’impasse économique

Impossible de ne pas épingler ici la farce du MEDEF concernant la prétendue impasse économique dans laquelle se trouvera la France après une victoire du Rassemblement National

On comprend bien pourquoi le MEDEF, comme la CPME, colportent ces rodomontades : ils ont tous été gavés de prêts garantis par l’Etat, d’aides en tous genres, de subventions pendant 2 ans, au point de ruiner le pays et de creuser des galeries minières dans les sous-sols. Sans surprise, ces toxicomanes ont peur du manque et demandent une garantie d’approvisionnement dans les narcotiques qui leur font prendre le cloaque français pour un eldorado. 

La vérité, là encore, oblige à rappeler que l’impasse économique, ce n’est pas demain avec Marine Le Pen, c’est aujourd’hui avec Emmanuel Macron, qui s’est révélé être le pire gestionnaire des comptes publics depuis Jacques Chirac, ce qui n’est pas rien. 

Mais cette vérité d’intérêt général n’intéresse guère ceux qui ont tiré leurs marrons du feu et n’ont jamais gagné autant de fric qu’avec le COVID. L’essentiel est que la drogue continue à faire son effet. Une addiction vaut bien un gros mensonge. 

Et pour rétablir des vérités élémentaires, on votera consciencieusement Rassemblement National le 24 avril. 

Macron est plus détestable que Marine Le Pen

Comme beaucoup de Français, je ne suis un ami ni de Marine Le Pen ni du Rassemblement National. 

La question n’est pas de savoir si on l’aime ou pas, comme à chaque deuxième tour des présidentielles où il faut éliminer un candidat lorsque celui qu’on a choisi au premier tour est rayé de la liste.

La question est de savoir si l’on doit voter pour un candidat que l’on exècre sous prétexte qu’il serait immoral ou socialement honteux de voter pour un candidat que l’on exècre moins. 

Mon conseil est d’appliquer la loi de la démocratie : il faut se décider en son âme et conscience pour ce que l’on croit juste, sans se préoccuper des intimidations et des menaces proférées par la caste dirigeante. 

Et comme l’occasion nous est donnée de dégager cette caste qui mène consciencieusement, doctement, idiotement ce pays à la ruine depuis plus de quarante ans, il ne faut pas laisser passer sa chance. 

Il faut les dégager. 

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13 commentaires
  1. Bonjour,
    je suis bien d’accord avec vous et mon choix était hélas déjà fait avant de vous lire. Mais ne pensez-vous pas que les résultats ont été falsifiés? Il me parait invraisemblable qu’autant de “français” aient voté pour ce diable de Macron après tout ce qu’il nous a fait subir!

    1. Je me pose la question aussi… (Mélenchon arrive juste derrière, n’aurait-on pas piqué des voix à Mélenchon pour les donner à Marine ? et avoir un face à face Macron – Marine le Pen au second tour comme en 2017). Ils espèrent nous refaire le coup du tout sauf Le Pen ?

  2. ça fait 40 ans qu’on entend cette rengaine, alors aujourd’hui basta !
    ça a changé quoi de toujours faire barrage au FN ? Rien c’est de pire en pire . Alors pourquoi ne pas essayer cette fois ci d’autant que le Micron on n’en peut plus ?
    Pour la première fois je voterai LePen sans aucun état d’âme.
    En 2017 je n’ai pas voté au deuxième tour.

  3. ++ pour l’article. Vu et idée de Suisse
    Rebelote, le choléra ou la peste !
    Cela doit être insupportable de devoir à nouveau voter sous contrainte.
    Personnellement n’ayant choisi ni l’un ni l’autre je voterais BLANC.
    Sans valeur, mais comptabilisé. Il serait peut être temps de lui en donner.
    3.021.499 au 2d tour en 2017, combien en 2022 ?
    Que les forces d’opposition se manifestent, LFI, les Verts, PCF, Résistons et les autres.
    10.000.000 de votes BLANC ne passerait pas inaperçu

    Ne pas se laisser gouverner par la peur
    Voter Macron c’est donner raison à son actuel bilan et du crédit pour la suite. A nouveau les oppositions se retrouveront en minorité à l’assemblées.
    Voter Le Pen c’est l’inconnue, mais seulement jusqu’aux législatives. Dans la logique, non majoritaires à l’assemblée.

  4. Curieusement cette campagne n’a jamais mis sur la scène politique le bilan du minable qui aura aggraver la dette publique comme jamais sous la Vème république. Mais les Français ont peu de mémoire, même avec les milliards d’€ distribués par macron à ses copains déjà multi milliardaire alors que les Français souffraient de tout, et sont prêts apparemment à se faire de nouveau maltraiter par leur bourreau.

  5. Bonjour pour faire suite à un commentaire.
    Dans le bureau de vote ou j’ai dépouillé Mélenchon était coude à coude avec macron. Je suis abasourdie que l on puisse voter pour cette personne après ces 5 ans.
    Quant à moi j’ai dit tout sauf Macron et je ne dérogerais pas. Honte à ces CGT CFDT et autres qui se servent dans la même marmite et viennent après nous dire comment voter.
    Moi femme de ménage d’origine portugaise aujourd’hui naturalisé en france depuis 87 je souffre de voir ce beau pays partir à la dérive.
    Mené par cette caste d’arrogance de Menteurs de faux démocrates.
    Il faut les dégager au plus vite….

  6. MERCI de nous avoir rappelé, si besoin en était, qu’il nous faut IMPERATIVEMENT DEGAGER MACRON
    déjà en 2017, j’ai voté LE PEN au 2è T ; cette fois, aussi, je voterai LE PEN.

    en 2017, avec macron, nouveau, inconnu comme CHEF d’ETAT, on pouvait encore espérer…….. mais 5ans de tyrannie plus tard, on ne peut plus douter…. il faut EJECTER MACRON ;

    Marine LE PEN au pouvoir ne pourra PAS ETRE PIRE que macron, ce n’est pas possible ! macron est IMBATTABLE ! d’une médiocrité hallucinante, arrogant, cynique, méprisant, hautain, imbu de sa personne,
    LE PEN ne pourra pas être pire…..
    GRAND MERCI pour cet article qui a parfaitement rassemblé, pour moi, TOUT CE QUE JE PENSAIS DE MACRON et des SYNDICATS MERDIQUES qui ne se sont pas bougé le cul pour secourir tous les travailleurs éjectés de leur boulot cause de refus d’injection
    ces syndicats DEVRAIENT ETRE INTERDITS

  7. Aujourd’hui les syndicats français reçoivent des subventions de l’Union européenne, ils ne vont pas se priver de cette manne, ils appellent donc à perpétuer le Système qui les nourrit. La fausse démocratie est bien ficelée, l’opposition achetée.

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