Macron peut dire merci au cartel de la presse subventionnée

Macron peut dire merci au cartel de la presse subventionnée


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Emmanuel Macron a remporté le second tour de la présidentielle avec un score relativement confortable, mais inférieur à celui de 2017, et assis sur une abstention plus forte. Durant quinze jours, la caste n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour discréditer la rivale du sortant et pour agiter les peurs les plus irrationnelles afin d’assurer la défaite de celle-ci. On comprend aujourd’hui pourquoi la presse est subventionnée et concentrée entre les mains de quelques milliardaires : l’hégémonie culturelle de la caste a joué à plein pour éviter une alternance non contrôlée.

Nous sommes donc supposés acquiescer, sans piper mot, au simulacre de démocratie qui vient de se dérouler sous nos yeux, avec un Président sortant, péniblement réélu au terme d’une pluie (que dis-je ? d’un déluge) de haine médiatique sans équivalent dans l’histoire, destinée à influencer le vote, Président qui vient ensuite, tout sourire, nous expliquer que les Français lui ont donné une majorité claire pour un projet européen et écologique.

Le cartel de la presse subventionnée a protégé la caste

L’urgence démocratique dans laquelle nous entrons (celle de résister à l’imposture d’une élection verrouillée par la caste mondialisée) permet de dissiper un doute que je lis trop souvent de-ci de-là sur les raisons qui poussent les milliardaires à s’offrir des danseuses appelées des journaux et à demander aux contribuables de subventionner leurs pertes.

L’entre-deux-tours a donné un sens et une explication irrévocable à cette concentration : les journaux subventionnés des milliardaires servent à conserver à moindre frais une hégémonie culturelle, grâce à laquelle l’idéologie de la mondialisation marginalise toute résistance populaire.

À peine les résultats du premier tour proclamés, ces journaux ont projeté un tapis de haine, de menaces, de peurs, sur le débat démocratique pour dissuader les opposants (si nombreux) d’Emmanuel Macron de voter pour sa rivale.

Tout le monde a pu le voir, mais si certains ont encore des doutes, je soulignerai simplement la scandaleuse intervention du milliardaire tchèque Kretinsky pour rendre la une de Marianne plus conforme aux intérêts du Président :

On voit comment le magazine dirigé par la salariée Natacha Polony (qui se revendique du souverainisme pour nourrir sa popularité) a fidèlement servi la caste mondialisée à laquelle il appartient.

On comprend brutalement le business du souverainisme subventionné : on fait croire que l’on défend la bonne cause, mais au moment choisi par la caste, on sert ses maîtres. Marianne et Natacha Polony en constituent de superbes parangons.

Quand les Français payent pour leur mise sous tutelle

Nous avons plusieurs fois souligné que la presse cartellisée par quelques milliardaires était largement soudoyée par le pouvoir en place grâce à d’importantes subventions. En 2021, celles-ci se sont élevées à un milliard.

Peu de Français ont compris que ces aides, présentées comme une intervention destinée à maintenir le pluralisme dans la presse, était une façon commode de leur faire payer plein pot les journaux mornes et moralisateurs qu’ils ne veulent plus acheter, et qui sont en réalité le contraire du pluralisme.

C’est le propre de la cartellisation par la caste : la presse est devenue un espace ennuyeux digne de la presse soviétique des pires heures propagandistes, à force de servir la même soupe insipide et politiquement correct, c’est-à-dire aux ordres de l’idéologie mondialiste. Tout ce salmigondis n’intéresse plus personne, donc crée des pertes.

Qu’importe ! si les Français ne veulent plus perdre leur argent en achetant de la daube, ils sont forcés de la financer quand même, cette daube, mais par l’impôt.

Et comme tout impôt, le pouvoir prélève sa dîme au passage. Ce qui relevait d’une décision d’achat libre autrefois devient le fait du prince : en contrepartie des subventions (d’un montant exceptionnel l’an dernier) lâchées par Macron, les pisse-copies qui remplissent les colonnes des journaux disent du bien du prince et diabolisent sa rivale.

Voilà une opération économiquement rentable.

Comment les pisse-copies ont volé l’élection

Forts de cette gamelle bien remplie, les pisse-copies n’ont donc ménagé ni leur temps ni leur peine pour dissuader l’opinion de faire un choix dangereux pour leurs intérêts. Toutes les rédactions de France se sont mises en alerte maximale pour pilonner les positions ennemies, nuit et jour, sans relâche, et au besoin en assénant des imbécillités que même la Pravda aurait hésité à publier.

On peut bien expliquer que la Russie est une dictature, la presse française a, pendant quinze jours, donné une assez bonne représentation de sa capacité à mentir et à manipuler les esprits pour défendre sans nuance le pouvoir en place.

Nous reproduisons un peu plus haut un article emblématique du Monde qui explique benoîtement que le referendum est le contraire de la démocratie libérale. Un régime qui fait appel au peuple ne pourrait pas être démocratique.

Tout est dit ici, qui résume assez bien la vision macronienne de ce qu’est la démocratie, vision partagée par les journaleux moyens : en démocratie, le peuple ne décide pas, il se contente d’obéir. Seule l’élite a le droit de choisir.

Il fallait oser ce mensonge. Et Le Monde l’a fait.

C’est au nom de cette idéologie aristocratique, élitiste, censitaire, que la presse subventionnée a expliqué que voter Marine Le Pen, c’était un peu participer à Auschwitz et à la résurrection du nazisme.

Avec un certain succès, il faut bien le dire.

Reste une conviction : le cartel de la presse subventionnée a largement volé cette élection au peuple. Ne jamais l’oublier.

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