Fraudes à la présidentielle : le greffe du Conseil Constitutionnel refuse de transmettre le recours citoyen

Fraudes à la présidentielle : le greffe du Conseil Constitutionnel refuse de transmettre le recours citoyen


Partager cet article

Les fraudes à la présidentielle nourrissent de nombreuses inquiétudes et de nombreuses rumeurs hâtivement qualifiées de complotistes par la presse subventionnée qui a ouvertement appelé à voter Emmanuel Macron. Assez curieusement, le greffe du Conseil Constitutionnel semble avoir pris sur lui de déclarer irrecevable le recours déposé par plusieurs avocats, dont Carlo Brusa et Maud Marian (et de nombreux autres) sur la fameuse affaire France 2. Voilà un entêtement qui pose à nouveau de sérieuses questions sur l’engagement du fameux Conseil Constitutionnel, qui ruine peu à peu la réputation d’indépendance qu’il était à peu près parvenu à préserver jusqu’ici.

Tout le monde a entendu parler de cette fameuse incohérence entre les résultats affichés, le soir des élections, par la chaîne publique France 2, présentés comme en lien direct avec le ministère de l’Intérieur, et les résultats finaux donnés… par le même ministère de l’Intérieur, quelques dizaines de minutes plus tard, où Marine Le Pen avait mystérieusement perdu plus d’un million de voix.

De fait, le droit électoral prévoit que seul un candidat (ou un représentant de l’Etat) peut contester les résultats d’une élection après la fermeture des bureaux de vote. Nous tombons ici sur un oubli ou une lacune du droit français : les citoyens sont étrangement exclus du contrôle d’un processus central dans la démocratie.

Les résultats français traités… aux USA !

Comme le souligne Maud Marian, co-rédactrice du recours contre le résultat aux présidentielles, cette lacune juridique pose de sérieux problèmes au vu de l’évolution, et surtout de l’informatisation du processus électoral lui-même.

S’agissant des machines à voter, son confrère Tarek Koraitem nous a déjà expliqué les problèmes juridiques gênants : installation illégale de machines à voter, flou sur les procédures de vérification de ces machines, incertitude complète sur leur fonctionnement et leur régularité.

S’agissant du traitement informatique des résultats après le dépouillement, Maud Marian soulève un autre point gênant : l’agrégation des résultats par le ministère de l’Intérieur échappe à tout contrôle, et se déroule sur des serveurs… hébergés aux USA, sous contrôle américain !

Ceux qui se souviennent des litiges au moment du dépouillement des résultats lors de la dernière présidentielle américaine n’en sortiront pas rassurés.

Le droit n’a pas suivi la technologie

On le voit, le droit électoral français est obsolète et ignore complètement les problèmes posés par les innovations technologiques intervenues depuis l’adoption de la Constitution, en 1958… Ce qui fait un sacré paquet de changements à intégrer.

Maud Marian, Carlo Brusa, et le collectif d’avocats qui a préparé le recours devant le Conseil, ont le mérite de proposer des évolutions « prétoriennes », c’est-à-dire décidées par le juge, pour adapter la loi à son temps.

De façon très surprenante, cette demande qui paraît légitime est pour l’instant bloquée par le greffe du Conseil Constitutionnel, qui a annoncé son intention de ne pas la transmettre au Conseil. Un tel refus ne peut que nourrir les suspicions et, comme l’indique Maud Marian, la démocratie a tout intérêt à purger le processus électoral de tout soupçon toxique.



Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

Par Vincent Clairmont Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette fois : la première hausse de taux de la BCE depuis 2023, la correction de l'or, la rechute du Bitcoin, l'euro contre le dollar, les livrets réglementés avant la révision d'août, les échéances fiscales de juin, l'entrée en vigueur du datamining DAC8. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, p


Rédaction

Rédaction

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Par Thibault de Varenne — chronique Voici bientôt quatre ans et demi que la guerre dure à l'est de l'Europe, et nous avons cessé de la comprendre. Non que les faits manquent : ils abondent. Mais nous ne les lisons plus que dans une seule langue, celle d'un camp qui ne raconte que ses espérances. Lue depuis Moscou, Pékin et New Delhi, la carte dit autre chose. Essayons, pour une fois, de la lire avec les yeux des autres. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUI


Rédaction

Rédaction

Albanie : la lagune protégée offerte au gendre de Trump

Albanie : la lagune protégée offerte au gendre de Trump

Un mégaprojet à 1,4 milliard d'euros lié à Jared Kushner, gendre de Donald Trump,menace la réserve naturelle de Vjosa-Narta, sanctuaire de flamants roses sur l'Adriatique. L’île de Sazan, verrou géostratégique, complète le tableau. Le projet prévoit hôtels, villas et marina haut de gamme. Depuis le début du mois de juin, la « révolution des flamants roses » enflamme Tirana et le littoral sud. L’agence anticorruption a ouvert une enquête, sur fond de scandale impliquant déjà la vice-Première mini


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Bruxelles : 13 ans d'attente pour un logement social — sauf pour les amis du parti
Photo by Norbert Levajsics / Unsplash

Bruxelles : 13 ans d'attente pour un logement social — sauf pour les amis du parti

Alors que des demandeurs modestes patientent jusqu’à 13 ans sur les listes d’attente, des dirigeants socialistes à Bruxelles orientent sciemment les attributions de logements sociaux vers leurs sympathisants et électeurs. Des messages WhatsApp fuités à Anderlecht et un audit accablant à Saint-Josse-ten-Noode lèvent le voile sur un système de favoritisme généralisé. Le gouvernement régional bruxellois vacille sous le poids de perquisitions, de quatre enquêtes du parquet et d’une commission d’enqu


Rédaction

Rédaction