OPECST : le résumé des interventions sur les effets secondaires des vaccins anti-COVID

OPECST : le résumé des interventions sur les effets secondaires des vaccins anti-COVID


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Esmeralda Wagner a suivi pour nous les travaux de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Technologiques et Scientifiques, présidé par Cédric Villani, consacré aux effets secondaires des vaccins contre le COVID. Elle nous résume les travaux de cette instance essentielle pour la suite des "opérations" sur l'épidémie, notamment le retour programmé de la vaccination obligatoire.

Face à la pétition de janvier 2022, signée des dizaines de milliers de fois, déposée sur le site du Sénat, réclamant la création d’une commission d’enquête sur les effets des vaccins, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été saisi le 9 février par la commission des Affaires sociales du Sénat, afin de réaliser une étude sur les effets secondaires des vaccins contre la Covid-19.

Réuni le 22 février, l’Office a confié cette étude aux quatre rapporteurs qui travaillent depuis plus d’un an sur l’épidémie de Covid-19 : MM. Jean-François Eliaou (Hérault – La République en Marche) et Gérard Leseul (Seine-Maritime – Socialiste), députés, et Mmes Sonia de La Provôté (Calvados – Union centriste) et Florence Lassarade (Gironde – Les Républicains), sénatrices.

Les rapporteurs ont entamé un cycle d’auditions le 28 mars 2022. Pour ce travail, ils ont auditionné différentes parties prenantes, à la fois des représentants de l’ANSM et des institutions de pharmacovigilance, des chercheurs, des professeurs dans le domaine de la santé et des associations de victimes.

Il s’agit aujourd’hui d’un premier bilan des auditions et non d’une conclusion définitive du travail de l’OPECST, qui présentera un bilan d’étape préliminaire en juin et établira son rapport définitif après les élections législatives.

Les trois axes de l’évaluation parlementaire

Les débats se fondaient sur trois axes d’études : les systèmes d’évaluation et de surveillance des risques créés par les vaccins, la prise en compte et le repérage des signalements des effets indésirables et enfin la communication faite sur la campagne de vaccination et ses effets indésirables.

Immédiatement le mot « communication » employé par le Président de l’OPECST Cédric Villani, parait tout à fait inadapté à la situation. Nous aurions plutôt parlé de menace ou de chantage.

Les représentants des institutions de pharmacovigilance se sont évidemment engouffrés dans la brèche, notamment en la personne de Mme Christelle Ratignier – Carbonneil, Directrice Générale de l’ANSM et du Docteur Alain Fischer, Directeur du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. Ils ont longuement expliqué par le menu les minutieuses procédures et la montagne de données qui permettaient d’attester que les vaccins étaient sûrs et efficaces et que la balance bénéfice risque de ceux-ci positive depuis le début de l’AMM conditionnelle, que le nombre de personnes décédées des effets secondaires étaient ridiculement peu nombreux, bref que grâce à eux la France avait été sauvée du naufrage. Ils ont employé les mêmes arguments éculés que les grandes entreprises du CAC 40 : ils ont benchmarké la stratégie vaccinale française pour s’auto-congratuler de son efficacité en comparaison des autres pays européens. Ils ont tout de même reconnu que l’Autorité Européenne du Médicament, qui coordonne les ASNM des différents pays de l’UE avait enterré l’alerte sur les troubles menstruels féminins et que c’est seulement face à la pression de tous les pays et les tombereaux de signalements que l’AEM avait finalement révisé sa position.

Les arguments de la Résistance

Face à ce tissu de généralités, les contradicteurs ne se sont pas laissés faire. Le docteur François Alla, professeur de santé publique à l’Université de Bordeaux, le Dr Amine Umlil, pharmacien hospitalier, directeur du Centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques du centre hospitalier de Cholet et le docteur Aure Saulnier, virologue indépendante leur ont taillé des croupières bien méritées.

Le docteur Saulnier a souligné que d’après les données de l’ANSM, on observe un évènement indésirable grave toutes les 1434 vaccinations Covid et un décès toutes les 28300 vaccinations Covid.

Elle note également une consultation sur 340 vaccinations Covid. Dans la base américaine VAERS, elle a remarqué une myo/péricardite sur 6000 vaccinés entre 12 et 15 ans, ce qui est beaucoup plus important que le taux d’hospitalisation pour le Covid dans cette tranche d’âge qui est de 1/16000. En France un passage par l’hôpital sur 340 vient des effets indésirables des vaccins covid. Elle souligne la quantité exceptionnelle d’effets secondaires, vingt-cinq fois supérieur à ceux entrainés par le vaccin contre la grippe.

Le docteur Alla a déclaré que désormais un tiers des Français souffraient de troubles anxieux suite à la pandémie. Alors que l’immunité collective ne pouvait être atteinte par le biais de la seule vaccination, le gouvernement s’est entêté dans une stratégie de vaste couverture vaccinale, notamment en poussant à la vaccination des adolescents et enfants sans aucune données sur le rapport bénéfice/risque pour ces catégories de population, par une communication fondée sur la peur, le mensonge et la culpabilisation et alors même que les Français de plus de 80 ans demeuraient les moins vaccinés d’Europe. Les populations les plus fragiles et isolées demeurant peu vaccinées alors que plus exposées en comparaison des plus jeunes. M. Alla reproche à l’ANSM de ne pas avoir publié de préconisations d’administration des vaccins associées aux particularités d’âges, de sexe, d’état de santé, et d’évolution de l’épidémie.

Les déclarations du docteur Umlil, dont la colère et l’agacement étaient perceptibles à l’écran, ont été particulièrement remarquables. Il a battu en brèche les éléments de langage des institutions de pharmacovigilance car le diable se cache dans les détails : absence de connaissance précise de la composition des vaccins alors que les dates d’attribution d’AMM conditionnelles étaient dépassées, préconisation de la Direction Générale de la Santé en contradiction avec les conseils de prescription des laboratoires concernant les populations immunodéprimées ou l’espace temporel entre les doses, ce qui est susceptible d’être pénalement qualifié de « mésusage intentionnel ». Le Dr Umlil parle de « pari biologique » pour l’usage qui a été fait des vaccins. M. Umlil a souligné le fait que la méthode de l’imputabilité utilisée par l’ASMS comporte deux défauts tout à fait connus : seulement 1/10 des effets indésirable remonte, et que l’ANSM ne peut ainsi établir avec certitude le lien de causalité (d’ailleurs l’ANSM a écarté plusieurs cas précis de lésions graves attribuable aux vaccins). Le rapport de l’IGASS de 2011 relatait déjà à quel point la pharmacovigilance française refusait de se réformer.

La prise de parole de ces trois professionnels de terrain a fait l’effet d’une bouffée d’air frais dans le silence étouffant des institutions de la République. Les débats promettent de continuer d’être musclés.


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