Von der Leyen a-t-elle favorisé Pfizer, dont les essais cliniques étaient manifestement biaisés ?

Von der Leyen a-t-elle favorisé Pfizer, dont les essais cliniques étaient manifestement biaisés ?


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Je publie aujourd’hui le deuxième épisode de la table ronde entre Virginie Joron, députée européenne, et Christine Cotton, biostaticienne. Nous traitons aujourd’hui de l’étrange complaisance dont Pfizer a bénéficié de la part des institutions européennes, alors que les essais cliniques de son vaccin présentaient de graves biais méthodologiques qui auraient dû empêcher l’attribution d’une autorisation, même conditionnelle, de mise sur le marché. Une séquence à regarder absolument pour comprendre ce qui cloche dans la campagne de vaccination.

Il me paraissait important de laisser la bio-staticienne Christine Cotton, qui a fondé (et cédé) une entreprise de statistiques médicales expertes en matière de validation de tests cliniques, expliquer les graves biais méthodologiques qui entâchent les essais cliniques du vaccin Pfizer.

Je résume rapidement ces biais.

D’une part, lorsque Pfizer a déclaré que les « cobayes » vaccinés étaient protégés du COVID, le laboratoire n’a jamais procédé à des tests sanguins pour vérifier si ou non ces cobayes avaient contracté le virus après la vaccination sans s’en apercevoir (notamment parce qu’ils pouvaient prendre du paracétamol pendant la période d’observation). Ce biais a permis de passer sous silence d’éventuelles contaminations malgré la vaccination.

D’autre part, Pfizer n’a déclaré que les observations au bout de deux mois de vaccination, et n’a pas rendu compte des observations au bout de 3 mois. Cet « oubli » ne semble pas avoir gêné l’Agence Européenne du Médicament. Néanmoins, dès le mois de décembre 2020, Pfizer travaillait sur son booster, car le laboratoire savait parfaitement que le vaccin n’était pas efficace au bout de trois mois… et la Commission aussi, au vu de l’important nombre de doses commandées.

Enfin, le vaccin n’a pas été testé sur des femmes enceintes.

Tout indique donc qu’Ursula von der Leyen savait dès le début que Pfizer avait déformé les résultats de ses études cliniques. Néanmoins, la Commission s’est engouffrée dans l’achat de vaccins Pfizer, en ne demandant jamais au laboratoire de corriger ses tests méthodologiques.

Comme le souligne Virginie Joron, l’analyse de l’agenda de la Présidente de la Commission montre la fréquence avec laquelle elle reçoit les lobbyistes de l’industrie vaccinale…

Bizarre. Vous avez dit bizarre ?

Demain, nous abordons la question de la vaccination obligatoire des enfants. Ne manquez pas cet épisode explosif…


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