Le secret bien gardé des dettes publiques

Le secret bien gardé des dettes publiques


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« Afin de comprendre ce processus en détail, il faut prendre une loupe pour observer les mécanismes de la monnaie américaine. Le lecteur non versé dans la finance devra peut-être lire ce qui suit à plusieurs reprises pour bien saisir le processus de création monétaire par le système des Réserves Fédérales et les institutions bancaires.Cela relève d’un quasi-secret commercial que garde jalousement l’industrie financière. Etant donné que le gouvernement ne détient plus le pouvoir de battre monnaie,, mais qu’il ne peut émettre que des obligations, puisque la dette nationale est utilisée comme garantie par la Réserve Fédérale, ce n’est qu ‘en passant par la Fed et d’autres banques commerciales qu’on émet la monnaie, de sorte que la source du dollar provient de la dette nationale »

Henry Ford a dit : « Si les gens connaissaient le fonctionnement du système bancaire, la révolution aurait lieu demain matin »

Les lignes du chapeau sont tirées du livre « la guerre des monnaies ». Elles décrivent tout le processus de transformation de la dette en monnaie. L’exemple donné est le dollar américain mais le procédé se reproduit à l’identique dans tous les pays ou zones ayant une banque centrale « indépendante ».

Une série d’opérations pour créer de la monnaie à partir de rien

L’acte premier est l’approbation par le congrès d’émettre des obligations par le Trésor américain. Passons sur les différents types d’obligations (il y en a trois) qui sont à échéances d’un an, de dix ans et trente ans. Elles sont proposées sur les marchés au « plus offrant » Celles qui ne trouvent pas preneur sont envoyées à la FED, qui les inscrit dans son bilan dans la colonne « actif »

Cette dette nationale est utilisée en garantie des futurs impôts encaissés par le gouvernement. Elle est donc la garantie la plus fiable possible.

En regard de la colonne actif et pour l’équilibrer, la FED crée une somme équivalente dans la colonne passif, qui représente les chèques imprimés par la FED. Notez bien que cette étape clef ne part de rien car ces chèques (qui peuvent être sous forme de billets de banque) ne sont adossés à aucune monnaie.

« C’est une étape dont la conception est raffinée et le camouflage complet, dont l’existence permet au gouvernement de mieux contrôler l’offre et la demande lors de la vente aux enchères des obligations. La FED touche des intérêts sur l’argent prêté, le gouvernement obtient facilement de la monnaie, mais il n’y a pas beaucoup de traces révélant l’impression de monnaie.Les tours de passe-passe de la FED permettent d’équilibrer les livres de compte, entre les actifs de la dette nationale et les passifs monétaires. C’est vraiment cette étape simple, mais cruciale, qui crée la plus grande injustice au monde. Les futurs impôts des gens qui sont tenus en garantie par le gouvernement permettent à la banque centrale de fixer la masse monétaire, c’est à dire l’argent qui sera créé par les banques commerciales. Et le gouvernement est redevable d’une somme énorme d’intérêts sur de l’argent créé à partir de rien. »

Une injustice totale qui s’opère en quatre points points

Les futurs impôts, n’étant par définition pas encore payés, ne doivent pas servir de garantie car l’argent qui les génère n’a pas encore été gagné. Cela ne peut qu’impliquer une baisse du pouvoir d’achat et une dévaluation de la monnaie au détriment de l’épargne.

C’est encore pire lorsqu’il s’agit d’une banque centrale privée (FED, BOE ou BCE), car les banquiers propriétaires n’ont pas sorti le moindre centime de leur poche.

Le gouvernement doit payer des intérêts énormes, qui sont en réalité payés par les contribuables.

La deuxième étape de la monétisation de la dette est la réception des chèques et des billets par le gouvernement. Par magie, ils retournent ensuite à la banque centrale sous forme de dépôts du gouvernement, qui les dépose sur les comptes de la FED (ou des autres banques centrales)

La troisième étape est l’utilisation de cet argent par le gouvernement. Ceux qui le reçoive le déposent sur leur compte, et la banque les comptabilise en tant que dépôt. Du point de vue comptable, cet argent est mis en passif car il est dû au déposant. Mais c’est également un actif qui peut permettre d’accorder un crédit. Les comptes sont donc équilibrés. Mais, grâce au système des réserves fractionnaires, les banques peuvent créer en proportion de l’argent à partir de rien, qui va rapporter des intérêts.

Enfin, la quatrième étape consiste à transformer les dépôts bancaires en réserves bancaires. . Dans ce tour de « bonneteau », les dépôts devenant des réserves qui permettent à la banque, en accord avec la FED, de ne « geler » que 10% en réserve et prêter les autres 90%.

Le danger d’un tel système

C’est que les déposants engagent eux-mêmes leurs dépôts bancaires. En réalité, la plupart des prêts bancaires sont émis « à partir de rien » c’est à dire de l’argent qui n’existe pas. Et cette création ex nihilo peut se poursuivre sans limite, par vagues successives. Si cette création monétaire dépasse les besoins de l’économie, l’offre et la demande sont alors déséquilibrées et ce déséquilibre ne peut être compensée que par l’inflation. Le système devient alors instable car l’inflation génère une baisse du pouvoir d’achat, qui entraîne une réduction de la demande.

En réalité tout ce système ne tient que par la confiance que les gens mettent dans la monnaie qui leur permet d’acquérir des biens ou de payer leurs dépenses. C’est pour cela que cette monnaie est appelée « fiduciaire »  (Fiducia signifie confiance en latin) Que cette confiance vienne, pour une raison ou pour une autre, à manquer et tout le système s’effondre.

Pour cette raison, un certain nombre de monétaristes recommandent de revenir à un système de monnaie « non endettée ». Dans ce système, la création monétaire ne peut se faire qu ‘en contre-partie de richesses économiques effectivement créées. Il est beaucoup plus stable car il ne génère que très peu d’inflation, contrairement au système actuellement en vigueur dans nombre de pays occidentaux.

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