Ursula von der Leyen la dirigeante européenne contrôlée par les Américains

Ursula von der Leyen la dirigeante européenne contrôlée par les Américains


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Ursula von der Leyen est désormais hors de contrôle pour les Européens. Elle vient de proposer que l'Ukraine et la Moldavie soient admis à présenter leur candidature à l'Union Européenne. C'est absurde vu la situation dans laquelle la guerre d'Ukraine plonge l'UE. Mais rien ne semble arrêter une femme dévorée d'ambition, qui franchit la vallée des scandales telle une funambule sur un fil et qui accumule les atteintes aux traités européens. Qui ramènera sur terre une présidente de la Commission qui a complètement décollé? Le problème est que cette femme est bien contrôlée....par les Américains, dont elle est devenue l'exécutante zélée pour le projet qu'ils poursuivent depuis longtemps: déseuropéaniser le projet européen pour en faire un prolongement des Etats-Unis

Ursula von der Leyen est une femme dangereuse. Car elle ne connaît pas ses limites. Et pour cause, tout lui a réussi. Issue d’une famille de la grande bourgeoisie alliée à l’aristocratie européenne, la présidente de la Commission européenne a aussi des ancêtres parmi les fondateurs des Etats-Unis. Après une carrière à Bruxelles, son père, Carl Albrecht, est devenu l’un des personnages clé de la CDU en Basse-Saxe: ce qui a permis à sa fille de se lancer plus tard elle-même en politique, une fois qu’elle eut élevé ses sept enfants et soutenu une thèse – pour laquelle elle fut plus tard accusée de plagiat.

D’autres étoiles montantes de la CDU n’ont pas survécu à ce genre d’accusation, comme Karl-Theodor von Guttenberg, qui fut l’éphémère prédécesseur d’Ursula von der Leyen au Ministère de la Défense. Mais Ursula, « Uschie », comme l’appellent ceux qui ne l’aiment pas, semble invulnérable. Elle fut de l’avis de tous un mauvais ministre de la Défense (et Angela Merkel l’avait mise à ce poste pour brider son ambition); mais elle n’a jamais été inquiété pour les contrats McKinsey sur la réforme de la Bundeswehr. De même, alors que les soupçons pèsent sur la manière dont le contrat de l’Union Européenne a été conclu avec Pfizer, Ursula von der Leyen semble échapper, jusqu’à maintenant aux mises en cause.

Une atlantiste jusqu'à la moelle

Ursula von der Leyen est sûre d’elle parce qu’elle a fait carrière au coeur des réseaux transatlantiques. Quand elle était étudiante à la LSE, si j’en crois ses biographes, Daniel Goffart et Ukrike Demmert, elle avait pris le nom d’une de ses grand-mères, l’Américaine (Rose Ladson). Sa projection « américaine » a été renforcée par un séjour en Californie. Ce sont ses protections au sein de l’OTAN qui l’ont sauvée du fiasco lorsqu’elle était ministre de la Défense. « Uschie » a été très tôt dans les petits papiers de Klaus Schwab, le mage de Davos et elle a eu suffisamment d’énergie pour se propulser jusqu’au conseil d’administration du World Economic Forum.

Ursula von der Leyen a été élue de justesse à la tête de la Commission Européenne, elle est diversement appréciée à Bruxelles. Mais elle a le profil idéal pour achever l’actuelle ambition américaine de soumission de l’Union Européenne à la politique américaine. Ursula von der Leyen est allée discuter seule des sanctions contre la Russie avant même la guerre d’Ukraine. Elle a poussé les livraisons d’armes. Aujourd’hui elle se fait l’avocate de l’Ukraine et de la Moldavie pour la candidature à l’UE. On peut supposer que tant qu’ils le pourront, les Américains protègeront Uschie des enquêtes médiatiques trop poussées.

Une question d’ailleurs se pose pour nous Français. Qui croira l’histoire selon laquelle Ursula von der Leyen serait entrée dans les petits papiers de Macron parce qu’elle l’aurait impressionné lors d’une visite du Salon du Bourget? Le président français s’est-il rendu compte, en 2019, qu’il s’apprêtait à pousser la candidature d’une atlantiste forcenée, qui avait le profil idéal pour parachever la déseuropéanisation du projet européen?


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