Gestion publique du Covid-19: les scandales politiques et sanitaires éclateront-ils?, par Finn Andreen

Gestion publique du Covid-19: les scandales politiques et sanitaires éclateront-ils?, par Finn Andreen


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Finn Andreen fournit ici, premièrement, un rappel utile et référencé de tous les scandales liés à la gestion publique de la "pandémie" de COVID-19. Les nombreuses révélations autour de la gestion de la pandémie Covid-19 en Occident sont des scandales politiques et sanitaires si choquants qu’il est nécessaire de rappeler les principales d’entre elles. Ensuite, il faut essayer de comprendre les raisons pour lesquelles ces scandales n’auront probablement pas les conséquences politiques espérées par ceux qui souhaitent voir triompher la vérité et la justice. Mais l'auteur nous rappelle qu'il suffirait de revenir aux principes du libéralisme politique pour rétablir le respect des libertés personnelles.

Scandales politiques

Un scandale politique sévit à la surface concernant le rôle qu’ont joué le Forum Economique Mondial de Klaus Schwab, l’OMS, la fondation de Bill Gates et le CDC de Anthony Fauci, entre autres, dans l’origine de la pandémie et la planification de sa gestion. Des livres récents, par exemple de Robert F. Kennedy Jr. et du Dr. Peter Breggin, suggèrent une influence mondialiste, néfaste et intéressée, dans la gestion de cette pandémie.

En Europe, le scandale de l’attribution de l’énorme contrat de 35 milliards d’euros entre l’Union Européenne et Pfizer pour son vaccin anti-Covid, impliquerait les relations personnelles entre la Présidente de la Commission Ursula von der Leyen, son mari, et Albert Bourla, le PDG de Pfizer. Le conflit d’intérêt semble flagrant, ce qu’ont dénoncé un groupe d’eurodéputés en conférence de presse, jusqu’à présent sans succès. Le manque de transparence autour de ces contrats est également stupéfiant. Pis, Pfizer a admis en audition devant une commission parlementaire de l’U.E., qu’aucun test n’avait été réalisé pour vérifier si le vaccin empêche, ou au moins réduit, la contamination. Or, la coercitive politique vaccinale française et européenne du pass sanitaire est basée sur cette hypothèse de « protéger les autres », selon le gouvernement.

La politique du confinement est tout aussi scandaleuse, car une étude récente de Johns Hopkins  sur les confinements conclut que ceux-ci « ont eu peu ou pas d’effet sur la mortalité due au COVID-19. […] Ils ont imposé d’énormes coûts économiques et sociaux là où ils ont été adoptés ». De plus, beaucoup d’études et de témoignages exposent aujourd’hui le coût de ces confinements sur la santé physique et psychologique des populations.

Scandales sanitaires

Le scandale sanitaire le plus choquant de la gestion Covid-19 est peut-être la manière dont les méthodes de prévention ont été dissimulées ou décrédibilisées, à commencer par la vitamine D et le Zinc. Le Dr. Pierre Kory et Dr. Tess Lawrie ont exposé cela et ont également montré les effets préventifs de l’Ivermectine. Selon une étude au Brésil d’une population strictement contrôlée de 88 012 sujets parmi 223 128 participants, l’utilisation régulière d’Ivermectine à titre préventif contre le Covid-19 réduit de 92% le taux de mortalité Covid-19.

Le Dr. McCullough et le Prof. Raoult ont fait la même chose concernant l’effet préventif de l’Hydroxychloroquine, que même le prestigieux Lancet a scandaleusement essayé de décrédibiliser avec sa frauduleuse publication.

Le scandale sanitaire continue avec la surmortalité actuelle dont peu de médias traditionnels parlent. Le British Heart Foundation indique une surmortalité de 15% par rapport à la moyenne dans la population britannique actuellement. Des niveaux de surmortalité similaires par rapport à la période 2016-2019 sont également notés en Europe (selon Eurostat). Cette surmortalité est essentiellement dû à des causes cardio-vasculaires, et elle est supérieure à la surmortalité produite par la Covid 19 elle-même ; il s’agit par exemple de 25000 morts supplémentaires au Royaume Unis en 2022. D’ailleurs il y a une corrélation forte entre le pourcentage de vaccination dans la population et cette surmortalité pour le moment inexpliquée.

De plus, une augmentation significative des taux de myocardite chez les jeunes hommes vaccinés a été mesurée globalement, à tel point que la Floride a demandé l’arrêt de la vaccination des hommes de moins de 40 ans. C’est bien le vaccin anti-Covid qui semble être en cause, car selon une étude sur près de 200,000 adultes, « l’infection post-COVID-19 n’était associée ni à la myocardite ni à la péricardite ».

Une politique d’urgence et de progressisme technocratique

Pourquoi ces révélations n’éclatent-elles pas véritablement sur la scène publique, et ne suscitent-elle pas de fortes réactions parmi les majorités qui les subissent ?

Une raison est le manque d’information autour de ces révélations ; un manque dont les médias traditionnels sont en grande partie responsable. En effet, le contrôle et la manipulation de l’information sont fondamentaux pour les minorités dominantes, surtout dans un système politique dit « démocratique », où la majorité gouvernée a l’illusion de prendre des décisions importantes via ses représentants. Selon Edward Bernays, le père de la propagande moderne : « La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique » (

Propagande

, 1928).

Il semble néanmoins difficile de penser que ce contrôle médiatique soit suffisant pour expliquer, surtout dans l’ère internet, que la grande majorité des populations occidentales acceptent sans broncher des politiques si clairement nocives et contraires à leurs intérêts. Dans un récent essai, le professeur en sciences politiques Matthew Crawford a décrit de manière convaincante les conditions sociétales et culturelles actuelles qui ont permis ce surprenant assujettissement lors de la pandémie. À travers ce qu’il appelle une nouvelle « politique d’urgence », « l’état d’exception » est presque devenu la règle plutôt que l’exception dans les démocraties libérales occidentales […]. Le langage de la guerre est invoqué pour poursuivre la politique intérieure ordinaire ». En effet, après les « guerres » contre la pauvreté, la drogue, le terrorisme, il est difficile d’oublier la répétition ad nauseam par Macron le 16 mars 2020 que « nous sommes en guerre » contre le virus. Crawford dénonce une foi en un « progressisme technocratique » en Occident, qui arrive à justifier auprès des citoyens un « transfert de souveraineté des organes représentatifs aux agences non élues situées dans la branche exécutive du gouvernement ». En France, le pouvoir extraordinaire du Conseil de défense et le manque d’implication de l’Assemblée nationale dans la gestation sanitaire sont typiques de cela.

Ce nouvel autoritarisme a permis de « retirer l’agence des praticiens qualifiés au motif de leur incompétence et déléguer le pouvoir vers le haut vers une couche distincte de gestionnaires de l’information qui devient de plus en plus épaisse. Elle déresponsabilise également les êtres humains identifiables qui peuvent être tenus responsables de leurs décisions ». Le principe libéral d’égalité devant la loi est aujourd’hui gravement bafoué par ce « système de privilèges pour les classes protégées », ainsi qu’avec l’introduction du pass sanitaire et de l’obligation vaccinale de la population.

Encore selon Crawford, les populations occidentales assistent donc à un « abandon au ralenti des principes libéraux de gouvernement » de John Locke, ces principes étant remplacés par une idéologie sécuritaire hobbesienne, sous « forme d’autorité sacerdotale ». Cette autorité nécessite des personnes « crédules et craintives », qui, lorsqu’elles « croient en la science », sont alors considérées par les autorités comme ayant une bonne « perception du risque Covid ». Ceci rappelle les totalitarismes du XXème siècle ; il s’agit implicitement de « refaire l’homme » pour améliorer son comportement ; gestes barrières, port du masque, empreinte carbone, ou attitude woke. Cette fausse responsabilisation n’est qu’une culpabilisation artificielle de l’individu, qui « pourrait expliquer pourquoi cette […] politique illibérale a rencontré si peu de résistance ».

Les sociétés occidentales sont en train de subir « une pénétration toujours plus profonde […] par l’autorité bureaucratique dans les secteurs public et privé ». Crawford conclut alors que « l’image de soi de l’Occident libéral – basée sur l’état de droit et le gouvernement représentatif – a besoin d’être révisée ».

Une réaction libérale nécessaire et inévitable

Les libéraux, se méfiant toujours de l’étatisme quel que soit le système politique, sont moins surpris que semble l’être Crawford par cette évolution. Ils savent que l’image de l’Occident comme inébranlable bastion de liberté et de démocratie a toujours été exagérée. Mais cela n’empêche évidemment pas les libéraux d’être les premiers préoccupés par la dégradation cauchemardesque, mais bien réelle, que décrit Crawford. Une lueur d’espoir existe cependant quand un intellectuel comme Crawford, qui n’est pas libéral, fait une analyse si libérale de la gestion de la pandémie. Les outils politiques et économiques du libéralisme sont en effet idéaux pour évaluer l’autoritarisme étatique. Crawford arrive même presque à la conclusion libérale que c’est la croissance de l’Etat national et supranational qui donne lieu aux abus politiques et aux délits sanitaires décrits ci-dessus.

Ce nouvel autoritarisme technocratique en Occident pourrait donc paradoxalement permettre aux idées libérales de revenir au premier plan politique, pour de nouveau devenir une source d’inspiration pour une société occidentale en grand manque de liberté. Il est alors important que ces scandales politiques et sanitaires de la gestion de la Covid éclatent au grand jour.


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