Briefing:  cinquante nuances de vert

Briefing: cinquante nuances de vert


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On épingle facilement, ces jours-ci, des déclarations écologistes, qui hésitent entre le loufoque et le scandaleux. Mais c'est surtout la propension aux débats secondaires que l'on remarque, les concernant. La contradiction n'est qu'apparente: les Verts critiquent les apparences mais non le fond de notre problème. Il sont en réalité complices de la mise en place d'un ordre "global" qui soit suffisamment coercitif pour leur permettre d'imposer leur vision de la "transition énergétique".

Après la corrida, la chasse !

Les écologistes de toute sorte se distinguent particulièrement, ces jours-ci. On est à peine sorti du débat sur la corrida, qui n’a pas eu lieu. Et voici que les Verts à l’Assemblée proposent – sic –  d’interdire la chasse les fins de semaine, les jours fériés et pendant les vacances scolaires! Il est bien connu, en effet, que la majorité des chasseurs chassent en semaine! En réalité, les parlementaires écologistes voudraient interdire purement et simplement la chasse et n’osent pas le dire.

En revanche, Sandrine Rousseau, elle, ose tout. Suite au retrait du projet de réintégration des soignants suspendus, texte qui avait été d’abord présenté par La France Insoumise puis relancé par le Rassemblement National, le député Vert écrit sur twitter:

Le texte sur la possibilité de réintégration des soignants non vaccinés, porté par #LFI puis repris sans accord par le #RN est finalement retiré. C’est une bonne décision.
Jamais nous ne soutiendrons un texte porté par le #RN. Ce parti est hors du champ républicain.

— Sandrine Rousseau (@sandrousseau) December 7, 2022

ça a l’avantage d’être clair: les soignants suspendus et leurs proches, qui dépendent de leur salaire, peuvent bien « crever le gueule ouverte », pas d’alliance avec le Rassemblement National! D’habitude, on sourit des absurdités des positions défendues par le député « écoféministe ».  Mais, en l’occurrence, on n’a aucune envie de s’amuser.

Au fond, les membres écologistes – au sens large – de l’Assemblée Nationale, se distinguent – si l’on ose dire – par leur capacité à susciter des débats hors-sol, d’un côté, et de l’autre, à ne pas aborder les questions essentielles.

Débats « hors-sol »

On voit Madame Rousseau brandir l’ouvrage d’Hervé Kempf Le nucléaire n’est pas bon pour le climat; mais on n’a pas vu qu’elle-même ou ses camarades s’inquiètent des tirs ukrainiens – malgré les négociations organisées par l’AIEA – sur la centrale nucléaire de Zaporojie.

On entend Jean-Marc Jancovici expliquer  sur France Inter qu’il faut contingenter très strictement le nombre de séplacements en avion des individus; mais on ne sache pas que qui que ce soit ait posé la question de la voyagite aiguë d’Emmanuel Macron. (au fait, ira-t-il au Brésil pour l’inauguration du mandat de Lula, dans quelques semaines?)

Troisième exemple, alors qu’existe le concept d’écologie intégrale – qui associe la question d’une écologie naturelle et d’une écologie humaine -, on laisse cela aux Verts des années 1980 ou aux chrétiens.  On n’a entendu personne, chez les Verts, s’émouvoir des effets secondaire toujours plus massivement connus des vaccins mis à disposition des Français et de l’Union Européenne.

Les Verts ont besoin de l’agenda mondialiste coercitif

Evidemment, nous ne sommes pas naïfs, la raison profonde pour laquelle les « Verts », dans toutes leurs nuances, ont une propension aux faux débats et ne posent pas de questions fondamentales, vient de ce qu’ils adhèrent fondamentalement à l’ordre coercitif mis en place par les Macron, Trudeau, Biden etc… puisqu’ils pensent pouvoir mettre en oeuvre leurs idées à l’abri de toutes ces contraintes. La coercition sanitaire a préparé les coercitions nouvelles. Le pass vaccinal mène au pass carbone. Ce qu’on reproche à Macron, éventuellement, c’est de ne pas être assez audacieux dans sa politique écologique; jamais de porter atteinte aux libertés publiques.

L’important, ce n’est pas ce qui se dit dans le débat parlementaire, c’est le fait d’appartenir au grand mouvement mondialiste de la « transition énergétique ».

Le Forum Economique Mondial n’est jamais loin

Le Forum Economique de Davos a publié le 5 décembre une mise à jour du chapitre vert du « Great Reset »:

« Pour l’accès à l’énergie et le changement climatique, 2022 a été une année décisive. Ces crises imbriquées ont un impact sur des milliards de personnes et la nécessité d’agir est évidente.

Alors que la Russie a envahi l’Ukraine et que l’Occident a interdit l’importation de pétrole russe, la demande mondiale d’électricité a augmenté de 389 térawattheures, soit une hausse de 3 % par rapport au premier semestre de 2021. Les prix de l’énergie dans le monde devraient augmenter de 50 % en moyenne d’ici la fin de l’année.

Pendant ce temps, les températures mondiales continuent d’atteindre des sommets, la température moyenne pour la période janvier-septembre 2022 se classant au sixième rang des plus chaudes depuis 143 ans ».

(Il faut quand même arriver à écrire une chose pareil au moment où l’Ukraine est plongée dans les coupures de courant et de chauffage dus aux bombardements russes. Par ailleurs, l’extension de la banquise montre, depuis trente ans, une remarquable stabilité: )

.

#climat La surface et l’extension de la banquise arctique plus grandes aujourd’hui qu’il y a 16 ans, montrent finalement une remarquable stabilité. pic.twitter.com/oJjRsk6HYx

— Paul Maxit (@PaulMaxit) January 21, 2020

Mais reprenons le texte du WEF:

« Le réseau énergétique est le point de rencontre de ces crises, et la création d’un réseau intelligent est essentielle pour fournir des ressources énergétiques en cas de rupture d’approvisionnement tout en optimisant l’utilisation pour une planète plus saine.

Cependant, la conversion des structures actuelles de notre réseau énergétique à ce nouveau modèle est une entreprise complexe, qui nécessite un mode de pensée systémique et un modèle de travail ouvert et collaboratif »

Toute cette langue de bois pour expliquer que loin de suspendre, en raison de la guerre d’Ukraine et des prix élevés de l’énergie, la « transition énergétique », le Forum Economique Mondial entend accélérer.

Toutes les nuances de vert se réconcilieront dans le « fascisme gris » du projet mondialiste. «


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