Une épidémie d’auto-défenestrations parmi les oligarques russes – par Modeste Schwartz

Une épidémie d’auto-défenestrations parmi les oligarques russes – par Modeste Schwartz


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Contrairement à une croyance bien ancrée, la mise au pas des oligarques du système Eltsine par Vladimir Poutine n'a été que partielle, depuis vingt ans. La guerre d'Ukraine semble bien marquer, cependant, de manière brutale, la fin définitive du "système Eltsine"

Un mythe poutinolâtre veut que Vladimir Poutine – pourtant dauphin de Eltsine, et adoubé avec la bénédiction de Klaus Schwab –, en arrivant au pouvoir, ait débarrassé la Russie des oligarques qui l’ont pillée tout au long des années 1990. Abstraction faite de menus rappels à l’ordre (comme celui de Khodorkovski), c’est bien sûr parfaitement faux : la Russie de 2022 reste le jouet d’oligarques comme Alexeï Miller (Gazprom) ou Herman Gräf (SBER), d’ailleurs en très bons termes avec Davos, dont ils appliquent avec zèle le programme de Great Reset (covidisme, numérisation, insectes comestibles…). Mais Hegel disait que « le faux est un moment du vrai » : depuis le déclenchement de l’Opération Spéciale en Ukraine, les mauvaises langues font remarquer que le taux de mortalité des oligarques (pourtant rares sur la ligne de front) explose. Certains font des AVC – purement climatiques, bien sûr, et qui n’ont rien à voir avec l’injection de doses de Spoutnik V ! D’autres succombent à une curieuse épidémie de suicides par défenestration.

Injections, dépressions et gravitation

Ainsi, Politico nous apprend que, samedi dernier, cette épidémie vient de faucher Pavel Antov, le baron de la saucisse de l’oblast de Vladimir. Le consul de Russie à Calcutta, où son suicide par défenestration a eu lieu, attribue la tragédie à une dépression nerveuse. Il a sûrement raison, sachant qu’en juin, Antov, donnant probablement de premiers signes de neurasthénie, avait critiqué l’Opération Spéciale sur WhatsApp. On ne peut que trembler à l’idée que, si personne ne parvient à aplatir la courbe, cette épidémie pourrait finir par toucher des « hommes d’affaires » amis de Klaus Schwab, comme Herman Gräf, en l’absence desquels la Russie – actuellement plutôt en avance – pourrait prendre du retard sur le chemin de notre avenir commun « vert et inclusif ».


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