Israël sème un vent tragique au Liban, qui récoltera la tempête assassine ?
epa11629238 Smoke rises following an Israel strike in the southern suburbs of Beirut, Lebanon, 27 September 2024. The Israeli military (IDF) announced in a statement that they have ‘carried out a precise strike on the Central Headquarters of the Hezbollah’ on 27 September. The headquarters were ‘intentionally built under residential buildings in the heart of the Dahyeh,’ the IDF claims. EPA/WAEL HAMZEH

Israël sème un vent tragique au Liban, qui récoltera la tempête assassine ?


Partager cet article

Le Hezbollah a confirmé aujourd’hui le décès de son leader Hassan Nasrallah dans le bombardement de Beyrouth par l’aviation israélienne. Il semblerait que plusieurs responsables militaires du mouvement chiite soient morts à cette occasion. Mais ces opérations dévastatrices suffiront-elles à décapiter le Hezbollah ou à le neutraliser ? Ou bien l’émergence de nouveaux dirigeants pourrait-elle aiguiser le conflit ? Nous faisons le point sur l’information connue ce soir.

→  Le Hezbollah a confirmé la disparition de son leader Hassan Nasrallah dans le bombardement d'hier en plein coeur de Beyrouth
→ Divers responsables militaires du Hezbollah semblent avoir disparu dans la même opération militaire
→ Le guide de la révolution iranienne Khamenei a prononcé un discours belliciste à midi
→ Dans la soirée, des manifestations avaient lieu à Bagdad et différents bombardements avaient lieu tant au Liban que sur le sol israélien

Comme nous le suggérions hier, Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, est mort dans le bombardement du coeur de Beyrouth par l’aviation israélienne. Selon les informations disponibles, 83 bombes anti-bunker d’une tonne auraient été larguées sur l’immeuble sous lequel était dissimulé ce bunker.

Différents responsables militaires du Hezbollah seraient morts à cette occasion, neutralisant temporairement le mouvement chiite. Toutefois, selon les responsables israéliens, le mouvement serait encore capable d’envoyer des projectiles (roquettes et missiles) sur le sol israélien. Certains experts estiment que le Hezbollah ne pourrait mobiliser guère plus de 10% de son arsenal ce qui, en soi, n’est pas mince… Ces incertitudes expliquent que les bombardements se soient poursuivis toute la journée, notamment au sud Liban.

Toutefois, dans la soirée, différents tirs de roquettes venus du Liban mais aussi d’Irak et du Yémen visaient le sol israélien, notamment les environs de Jérusalem.

Parallèlement, à Baghdad, une manifestation chiite tentait de faire le siège de l’ambassade américaine.

À midi, le guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, prononçait un discours relativement offensif.

Il n’en reste pas moins que quelques évidences se dégagent après le bombardement massif de Beyrouth :

  • « l’élimination », pour reprendre les termes israéliens, d’Hassan Nasrallah, cause un choc psychologique, tout particulièrement dans le monde arabe, et constitue un tournant essentiel de la guerre au Proche-Orient
  • l’affaiblissement du Hezbollah est d’une ampleur encore compliquée à mesurer
  • une séquence inconnue s’ouvre désormais, notamment autour de la riposte iranienne, dont la portée est encore mystérieuse

Il semblerait toutefois que les autorités israéliennes s’attendent à une dégradation de la situation et se préparent au pire.

Ne manquez pas, lundi à 18h, notre émission chaos global sur notre chaîne Youtube, consacrée à ce sujet.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Comment ne pas payer d'impôt (et même mieux!) quand on gagne 5.000 € nets par mois ? par Vincent Clairmont

Comment ne pas payer d'impôt (et même mieux!) quand on gagne 5.000 € nets par mois ? par Vincent Clairmont

Gagner 5.000 € nets par mois — soit environ 60.000 € par an — est, dans l'imaginaire collectif, le seuil de l'aisance. Mais pour l'administration fiscale, c'est surtout le début de la "zone rouge" de la pression fiscale. À ce niveau, vous n'êtes plus seulement un contribuable, vous êtes le moteur principal du budget de l'État. Sans stratégie, un célibataire à ce niveau de revenus s'apprête à signer un chèque de près de 9.300 € au Trésor Public en 2026. Pourtant, la Loi de finances pour 2026,


Rédaction

Rédaction

Quentin : la Jeune Garde est-elle une armée révolutionnaire clandestine, par Thibault de Varenne

Quentin : la Jeune Garde est-elle une armée révolutionnaire clandestine, par Thibault de Varenne

La mort du jeune Quentin dans les environs d'une conférence donnée par LFI pose la question du véritable rôle de la Jeune Garde, que Jean-Luc Mélenchon continue à protéger. Pour mieux comprendre ce "contexte", il n'est pas inutile de revenir à la théorie marxiste-léniniste de la Révolution, qui inspire Mélenchon depuis toujours. Les faits survenus dans le 7e arrondissement de Lyon s'inscrivent dans une escalade de la violence entre les mouvances radicalisées de gauche et de droite, souvent


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : au CRIF, Lecornu annonce qu'il criminalise la contestation de la Belgique !

L'humeur de Veerle Daens : au CRIF, Lecornu annonce qu'il criminalise la contestation de la Belgique !

Mes chers amis, mes chers compatriotes d’un pays qui n’existe que par accident de l’histoire : c’est donc arrivé. Hier soir, entre le dessert et le café au dîner du CRIF, Sébastien Lecornu — un homme dont le nom évoque plus une spécialité fromagère qu’un destin napoléonien — a décidé de réécrire le Code pénal avec la subtilité d’un char d’assaut dans un magasin de dentelle de Bruges. L’annonce est tombée : on va pénaliser la « remise en cause de l’existence d’un État ». Alors là, je dis : Dank


Rédaction

Rédaction

Pourquoi la Cour Suprême invalide les tarifs de Trump, par Elise Rochefort

Pourquoi la Cour Suprême invalide les tarifs de Trump, par Elise Rochefort

Par une majorité de 6 contre 3, l’arrêt Learning Resources, Inc. c. Trump vient de porter un coup d’arrêt brutal à l’un des piliers de l’agenda économique du Président : les tarifs douaniers massifs imposés sous le couvert de l’urgence nationale. Pour la première fois dans son second mandat, Donald Trump se voit désavoué par la plus haute juridiction du pays sur une question de souveraineté économique. L’illusion de l’urgence : quand « réguler » ne veut pas dire « taxer » Au cœur de cette


Rédaction

Rédaction