« Les esclaves ne combattent pas »: l’entretien troublant de la co-présidente de l’AfD avec un média trumpiste

« Les esclaves ne combattent pas »: l’entretien troublant de la co-présidente de l’AfD avec un média trumpiste


Partager cet article

C’est une interview au final très brutale qu’Alice Weidel, la co-présidente de l’AfD, a donné au journal (trumpiste) The Americain Conservative. Trump, Musk, tout ça c’est génial, comme chacun sait: ce soir à 19 heures Elon Musk s’est entretenu avec Alice Weidel, la co-présidente de l’AfD (voir notre brève de presse). C’est pourquoi nous proposons à nos lecteurs, en apéritif, la traduction de l’entretien donné au média américain en début de semaine. Nous devons lire cela d’un point de vue français. Dans les années 1920 et 1930, les ingérences américaines brouillonnes dans la vie politique allemande ont largement contribué à la catastrophe que l’on sait. Il ne peut rien sortir de bon du comportement d’apprenti-sorcier d’Elon Musk, quand il se mêle de vie politique allemande. J’entends bien qu’on me dire: oui mais l’AfD est souverainiste et veut arrêter la guerre contre la Russie. Peut-être, mais nous avons à garder la tête froide: comme Français je me méfie d’une nationaliste allemande qui vit en Suisse, d’une Allemande qui défend le génocide de Gaza et qui est entrée en politique par islamophobie, d’une ancienne de Goldman Sachs qui fait du populisme, d’une patriote sans doute sincère mais qui ne décline pas l’offre empoisonnée d’Elon Musk de faire sa promotion.

Morgen ist es soweit! Am morgigen Donnerstag ab 19 Uhr findet der angekündigte Space mit Elon Musk und mir auf X statt.
Only 1 day to go: On January 9th at 1pm EST, the announced Space with Elon Musk and me will go live on X. pic.twitter.com/ax0QyPno4u

— Alice Weidel (@Alice_Weidel) January 8, 2025

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

L’image a fait le tour des réseaux : Gims et Emmanuel Macron, lunettes de soleil assorties, posent à l’Élysée avant le Gala des Pièces Jaunes. Un cliché soigneusement calibré, pensé pour buzzer, commenté jusqu’à l’international. Mais à force de jouer au « dur à cuire », Macron ne frôle-t-il pas le ridicule politique ? Ce jeudi 22 janvier, l’Élysée s'est transformé en plateau de tournage. Entre Gims et A$AP Rocky, Emmanuel Macron a multiplié les poses « street-crédibles », lunettes d'aviateur vi


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

La France, en ce début d’année 2026, nous offre un spectacle malaisant, entre le bouffon et le pathétique. Tandis qu’à l’échelle du globe, les plaques tectoniques de la puissance se déplacent à une vitesse qui donnerait le mal de mer à un amiral, tandis que l’intelligence artificielle ne se contente plus de coder mais commence à décider, et que le climat nous envoie des factures que personne ne sait plus payer, Paris, elle, reste fidèle à son premier amour : elle-même. Le grand dehors : un


CDS

CDS

Le "Reset national" de Trump est-il plus ou moins acceptable que le "Great Reset" techno de Klaus Schwab ?

Le "Reset national" de Trump est-il plus ou moins acceptable que le "Great Reset" techno de Klaus Schwab ?

À Davos, Donald Trump a emmené une délégation américaine fournie pour marquer son territoire, et annoncer un renversement complet. Nous sommes passés du Great Reset technocratique professé en 2020 par Klaus Schwab, le fondateur du Forum, à un Reset national aux accents très différents. Mais est-ce mieux ? La 56ème réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF) à Davos, en janvier 2026, restera gravée dans l'histoire diplomatique et économique comme le moment précis où l'ordre libéral intern


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

À quoi ressemble la dérégulation de la santé sous Trump ? par Elise Rochefort

À quoi ressemble la dérégulation de la santé sous Trump ? par Elise Rochefort

Huit mois après sa signature en grande pompe le 4 juillet 2025, la loi Public Law 119-21, plus connue sous le nom de One Big Beautiful Bill Act (OBBBA), livre ses premiers résultats chiffrés. Entre économies budgétaires massives et bouleversements sanitaires, le bilan est ce que l'on pourrait appeler un "choc de simplification par la soustraction". Voici la synthèse du volet santé, vue sous l'angle de l'efficacité administrative et des réalités sociales. 1. Le séisme Medicaid : la "souvera


Rédaction

Rédaction