Retour sur la loi Veil, cinquante ans après: une loi libérale devenue liberticide?

Retour sur la loi Veil, cinquante ans après: une loi libérale devenue liberticide?


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Le 17 janvier 1975 était promulguée la loi qui dépénalise l’avortement. Avec cinq décennies de bilan, il est évident que la loi a manqué son objectif. Elle ne devait pas seulement dépénaliser l’avortement mais aussi faire diminuer le nombre des interruptions de grossesse. Or c’est le contraire qui s’est passé: le nombre des avortements a augmenté. La loi devait d’autre part responsabiliser la société, en l’encourageant à dissuader les femmes d’avorter, en leur offrant des alternatives. Or, c’est le contraire: l’avortement a été de plus en plus présenté comme un droit absolu, au point même d’être inscrit dans la Constitution en 2024 par la représentation nationale. Au bout du compte, on s’aperçoit qu’une loi qui devait libérer les femmes est devenue un véritable tabou dans notre société, au point d’empêcher tout débat. Votée dans l’insouciance du baby-boom d’après-guerre, la loi sur l’avortement devrait aujourd’hui être questionnée, au moment où la natalité du pays s’effondre. Mais, en pratique, personne n’ose, de peur de s’exposer à la mort politique, professionnelle ou sociale. La loi libérale est devenue liberticide. Elle devait émanciper les femmes. Aujourd’hui elle sert à faire taire la voix des femmes qui voudraient partager les difficultés des mois, des années qui suivent un avortement. Or c’est précisément la détresse des femmes laissées seules face à l’interruption de grossesse que Madame Veil avait voulu faire diminuer, sinon cesser.

Dinan : les urgences fermées toutes les nuits de l'été

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À compter du 15 juin, l’hôpital public de Dinan (14 000 habitants) ferme ses urgences chaque nuit jusqu’au 30 septembre. Faute de médecins, mais surtout faute d’une gestion digne de ce nom, l’État abandonne les contribuables locaux à leur sort. Une décision scandaleuse qui révèle toute l’impuissance d’une administration, plus soucieuse d’équilibrer ses comptes que de sauver des vies. Pendant ce temps, Saint-Malo, déjà asphyxié, doit absorber les dégâts. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez


Lalaina Andriamparany

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L’administration fiscale française franchit un nouveau cap dans la surveillance des particuliers. Depuis 2026, le programme « Foncier innovant » croise images satellites, drones et intelligence artificielle pour détecter abris de jardin, vérandas et extensions non déclarées. Une simple structure fixée au sol, haute de plus de 1,80 m suffit à déclencher un contrôle automatique. L’objectif ? Rattraper les « oubliés » de la déclaration en mairie. L’amende peut atteindre jusqu'à 6 000 euros par mètr


Rédaction

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