Trump peut-il sortir de la désinformation du Pentagone sur l’Ukraine?

Trump peut-il sortir de la désinformation du Pentagone sur l’Ukraine?


Partager cet article

Lors de la conférence de presse improvisée qu’il a tenue dans le Bureau Ovale vers 18 heures lundi 20 janvier au soir, Donald Trump a révélé qu’il était seulement à moitié informé sur l’Ukraine.  Autant il a eu raison de parler de 700 000 tués ukrainiens – j’ai vérifié auprès d’un expert militaire, qui m’a dit que c’était le « chiffre bas »; le chiffre haut de la fourchette pouvant être à 1,5 millions); autant le chiffre d’un million de soldats russes tombés durant la guerre est erroné (on est, selon Mediazona, dans une fourchette allant de 90 000 à 120 000) et donne à penser que le président américain sous-estime la force de la Russie. C’est ennuyeux au moment où il s’agit de commencer des négociations. Le raisonnement tenu par Trump consiste à dire que la Russie s’auto-détruit en continuant la guerre. Comme s’il n’avait pas lu les statistiques récentes sur l’économie russe. Clairement, Trump et ses collaborateurs ne sont pas correctement informés par le Pentagone. C’est sans doute parce que le Ministère de la Défense américain essaie de dissimuler son échec. Pourtant, avec son instinct habituel, Donald Trump agit dans son propre intérêt: il a donné instruction de limoger tous les fonctionnaires en charge du dossier ukrainien au Pentagone. C’est un début. Mais il faudra rapidement convaincre Vladimir Poutine qu’il est possible d’arriver à un résultat, lors d’une négociation; sans quoi – comme nous l’expliquons à nos lecteurs depuis plusieurs semaines – l’Ukraine risque de devenir un conflit inextricable pour Donald Trump à l’image – la comparaison, heureuse, est de Steve Bannon, – de ce qui est arrivé à Richard Nixon avec le Vietnam.

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Lyhanna, victime de l'inertie administrative

Et si le vrai danger n'était pas la malveillance, mais l'absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d'une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des administrations qui ne se sont, à aucun moment, senties obligées de bien faire leur travail. Il existe des objets si ordinaires qu'on ne les regarde plus : une chemise cartonnée, un parapheur posé sur le coin d'un bureau, un


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Et si la première puissance du monde administrait, mois après mois, la preuve que rien ne tient sans contrepoids — ni la loi, ni la presse, ni la probité ? Dix-huit mois de pouvoir disent moins sur un homme que sur une nation qui découvre, dans l'effacement de ses propres bornes, ce qu'elle valait vraiment. On nous a longtemps présenté l'Amérique comme le pays de l'État de droit. C'était son orgueil, et son magistère : elle en faisait la leçon au monde, des chancelleries aux tribunaux. Dix-huit


Rédaction

Rédaction

Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Cinq femmes ont assigné jeudi l’État français devant le tribunal administratif, accusant le ministère de la Culture d’inaction face aux agissements de Christian Nègre, ancien DRH, mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les contraindre à uriner en sa présence. Leurs avocates réclament 90 000 à 180 000 euros d’indemnisation chacune. La rapporteure publique a recommandé une somme bien moindre autour de 10 000 euros par victime en qualifiant les faits de « faute personnelle » san


Rédaction

Rédaction

Pétrole: la Guyane sacrifiée sur l’autel de l’écologie

Pétrole: la Guyane sacrifiée sur l’autel de l’écologie

Le rejet en commission de la proposition de loi autorisant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en outre-mer provoque une rupture entre les députés guyanais Jean-Victor Castor et Davy Rimane et la gauche française. Les deux élus dénoncent une « bien-pensance » idéologique qui, selon eux, condamne la Guyane à la dépendance économique alors que ses voisins profitent pleinement du boom pétrolier régional. Les deux députés guyanais Jean-Victor Castor et Davy Rimane (GDR) ont officialis


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany