Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaires

Ni vu ni connu, l’État pioche dans votre poche pour payer les extravagantes retraites des fonctionnaires


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Nous avons pointé hier l’ahurissante manoeuvre en cachette du gouvernement, qui prévoit sept heures de travail gratuit pour les salariés pendant qu’il accorde des avantages socio-fiscaux à Pfizer. D’autres manoeuvres très discrètes ont lieu pour accorder des avantages aux uns pendant que les autres doivent se serrer la ceinture. Ainsi, pour protéger l’extravagante retraite des fonctionnaires, le gouvernement vient de décider de piocher dans la poche de tous les contribuables. Ainsi, si vous n’êtes pas fonctionnaire… non seulement vous cotisez pour votre propre retraite, mais vous cotisez aussi, sans contrepartie, pour celle des fonctionnaires.

Nous vous révélions hier les avantages fiscaux que le gouvernement accorde à Pfizer et à son fameux vaccin à ARN Messager, tout en demandant aux assurés sociaux de se serrer la ceinture pour sauver la sécurité sociale.

Mais que dire d’une manoeuvre encore plus coûteuse, qui consiste à piocher toujours plus dans la poche des salariés du secteur privé pour financer la retraite extravagante des fonctionnaires ?

Pour mémoire, les fonctionnaires perçoivent une retraite équivalente à 75% de leur salaire des six derniers mois, alors que les salariés du privé perçoivent une retraite égale à 50% du salaire moyen des 25 meilleures années de la carrière. Voilà qui fait une sacrée différence…

Bien entendu, les fonctionnaires adorent rappeler qu’ils n’ont pas droit à la retraite AGIRC-ARRCO et que leurs primes ne sont pas incluses dans le calcul de leur retraite. Il n’en reste pas moins que la retraite du régime général des salariés est financée par une cotisation employeur de 8,55%… alors que la retraite des fonctionnaires était, jusqu’en 2024, financée par une cotisation employeur (c’est-à-dire nos impôts !) égale à 74,28% du salaire… Rien de moins.

Eh bien, par décret, ce taux vient de passer à 78,28%. Pas moins de 4 points d’impôts en plus piochés dans les poches du public (donc majoritairement des salariés du privé) pour financer la retraite des fonctionnaires…

C’est beau, la solidarité nationale : les salariés du privé cotisent donc pour leur propre retraite ET pour celle des fonctionnaires, pendant que les fonctionnaires ne cotisent que pour la leur.


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