Une nouvelle entrée au Louvre ? Un cadeau de Macron à son mentor Arnault ?

Une nouvelle entrée au Louvre ? Un cadeau de Macron à son mentor Arnault ?


Partager cet article

Lors d’une conférence de presse passée après inaperçue, Emmanuel Macron a proposé plusieurs mesures pour augmenter de 9 à 12 millions la fréquentation annuelle du Louvre. Car, c’est bien connu, le rayonnement de la marque France est une question de quantité et non de qualité ! Dans les cartons, Macron propose la (re)création d’une ouverture du côté de la colonnade de Perrault. Et, comme par hasard, voilà une idée, financée par le contribuable, qui profiterait idéalement au mentor du Président, Bernard Arnault, qui figure parmi les hommes les plus riches du monde !

Comme l’explique très bien Bernard Arnault, patron (entre autres) de LVMH, la France, qui est en pleine perte de vitesse, s’apprête à augmenter les impôts sur la production « made in France » quand les autres pays envisagent de baisser leur fiscalité. On ne peut pas imaginer meilleur encouragement à s’expatrier au moment où on a le plus besoin de préserver nos emplois.

Comment fait-on en France pour concilier le populisme qui consiste à ne jamais dire aux Français qu’il va falloir oublier le patron bashing, et la connivence, qui consiste à faire (sans jamais l’avouer, bien entendu) de superbes cadeaux aux copains patrons à qui on doit tant ? Macron nous en donne un bon exemple avec les travaux de rénovation du Louvre. Officiellement, le musée chouchou qui attire 9 millions de visiteurs par an (soit près de 5 fois la population de Paris intra-muros, excusez du peu) est vétuste. En réalité, il oriente surtout les flux touristiques vers l’ouest parisien, quand la Samaritaine, rénovée à grands frais par le parrain Bernard Arnault, se trouve à l’est du musée.

Quand on est un Président en déshérence, de plus en plus en butte à la critique des grands patrons qui font ce pays, comment réagir ?

En utilisant l’agent du contribuable pour créer une entrée du Louvre côté Samaritaine pour servir le parrain Arnaiult, pardi ! Et ainsi annoncer 3 millions d’entrées supplémentaires dans le musée, qui seront autant de clients possibles pour tonton Bernard ! Et tant pis si on saccage la façade baroque mitonnée par Louis XIV. Après tout, Paris vaut bien un Bernard ! Sans oublier les recettes apportées par la cérémonie d’ouverture des JO, qui ont permis d’exposer les bienfaits de LVMH à Paris aux yeux de milliards de téléspectateurs !


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

La BCE relève ses taux, l'or corrige : le point patrimonial de la semaine

Par Vincent Clairmont Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette fois : la première hausse de taux de la BCE depuis 2023, la correction de l'or, la rechute du Bitcoin, l'euro contre le dollar, les livrets réglementés avant la révision d'août, les échéances fiscales de juin, l'entrée en vigueur du datamining DAC8. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, p


Rédaction

Rédaction

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Par Thibault de Varenne — chronique Voici bientôt quatre ans et demi que la guerre dure à l'est de l'Europe, et nous avons cessé de la comprendre. Non que les faits manquent : ils abondent. Mais nous ne les lisons plus que dans une seule langue, celle d'un camp qui ne raconte que ses espérances. Lue depuis Moscou, Pékin et New Delhi, la carte dit autre chose. Essayons, pour une fois, de la lire avec les yeux des autres. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUI


Rédaction

Rédaction

Faut-il acheter du SpaceX ?

Faut-il acheter du SpaceX ?

Par Vincent Clairmont SpaceX fait son entrée au Nasdaq ce vendredi 12 juin, après un dépôt confidentiel auprès de la SEC le 1er avril : une levée visée jusqu'à 75 milliards de dollars — plus du double du record historique — pour une valorisation d'au moins 1 800 milliards. La question qui sature ma boîte depuis l'annonce tient en quatre mots : faut-il en acheter ? LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'ac


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

Par Vincent Clairmont Une lectrice me pose la question en commentaire : pourquoi le Courrier ne conseille-t-il jamais AuCOFFRE ou VeraCash pour les métaux précieux ? La question mérite mieux qu'une réponse de coin de table, parce qu'elle touche au cœur du sujet. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. V


Rédaction

Rédaction