Proche-Orient : dans quelle mesure Israël est-il à l’origine des massacres en Syrie ?

Proche-Orient : dans quelle mesure Israël est-il à l’origine des massacres en Syrie ?

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Dans cet entretien avec Édouard Husson sur la situation au Proche-Orient, nous faisons le point sur les massacres en Syrie, mais aussi à Gaza, et sur les exactions de l’armée israélienne en Cisjordanie. Dans la pratique, l’arrivée de Donald Trump au pouvoir met sur le devant de la scène internationale bien d’autres sujets, comme le protectionnisme ou l’Ukraine. Il n’en reste pas moins que la souffrance des peuples au Proche-Orient continue, sans que plus personne n’en parle. Mais Edouard Husson est là, et il nous fait le point !

On connaît la souffrance du peuple syrien durant la guerre civile qui a commencé en 2011 : soumis à la dictature d’Hafez El-Assad, les Syriens ont dû faire face aux agissements des fanatiques d’Al Qaïda et de Daesh.

En 2025, Al-Qaïda et Daesh sont revenus au pouvoir, et la situation est terrible. Un peuple épuisé par la dictature et par la guerre civile doit désormais faire face à une nouvelle épreuve : la prise de pouvoir par des fanatiques sans limite et sans scrupule. Sans surprise, le pire survient : des milliers de civils appartenant à la mauvaise ethnie ou à la mauvaise obédience (en l’espèce les Alaouites) aveuglément massacrés par des fanatiques religieux.

Il est important ici de se souvenir de plusieurs points :

  • les Alaouites, massacrés par le nouveau pouvoir en place à Damas, sont Musulmans : il ne s’agit donc pas d’une guerre de Musulmans contre des Chrétiens, mais bien de Musulmans contre d’autres Musulmans
  • cette guerre est largement entretenue par ce qu’on appelle encore l’Occident, mais qui gagnerait à être appelé les néo-cons occidentalistes, où toute feuille de papier divergente avec Israël, comme dirait André Bercoff, vous condamne à la qualification de ver de terre, car le ciment de l’Occident désormais est brassé dans le soutien aveugle à la politique suprémaciste de Nétanyahou. Toute forme de distanciation est vouée à l’accusation grotesque et immonde d’antisémitisme, sous couvert d’antisionisme (tout cela ne repose sur rien, bien entendu, mais permet de faire peur au normie de base)
  • la peur d’être accusé d’antisémitisme permet de faire taire n’importe quelle réflexion simple et ordinaire surtoute forme de réprobation légitime et naturel à propos des massacres de femmes et d’enfants à Gaza ou en Syrie

Bravo, dirons-nous ! le travail qui est fait ici est un superbe travail de propagande, au service de l’occupation israélienne, destiné à expliquer que toute forme de réticence morale vis-à-vis des petits Palestiniens de huit ou dix ans amputés à vif après des bombardements israéliens aveugles est le début de l’antisémitisme, toute forme d’humanisme serait une nostalgie assumée pour la monstruosité d’Auschwitz… ce travail fonctionne très bien !


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