Emprisonner ceux qui critiquent Israël : le projet d’Aurore Bergé

Emprisonner ceux qui critiquent Israël : le projet d’Aurore Bergé


Partager cet article

Voilà une belle opération de soutien à Israël qui n’ose pas dire son nom, et qui repose sur le flottement permanent entre antisémitisme et antisionisme, selon lequel critiquer les massacres de civils palestiniens désarmés à Gaza prouverait une nostalgie pour les chambres à gaz. Les Assises de lutte contre l’antisémitisme ont débouché sur la remise d’un rapport qui propose des peines de prison contre les délits de presse à caractère antisémite. Bref, emprisonner les dissidents qui critiquent la politique suprémaciste de Nétanyahou, quelle bonne idée !


On lira utilement le rapport des Assises de lutte contre l’antisémitisme, remis aujourd’hui à Aurore Bergé, qu’on ne peut soupçonner de sympathie pro-palestinienne. Ce rapport signe l’arrêt de mort de la liberté d’expression, puisqu’il propose des peines d’emprisonnement pour les délits de presse. Voilà un saut dans la répression que personne n’avait osé jusqu’ici : mais s’il s’agit d’emprisonner les opposants à Nétanyahou, pourquoi se priver ?

On lira donc, dans ce rapport, quelques extraits qui valent leur pesant de cacahuètes. Par exemple :

Mettre en prison, sans autre forme de procès, tous les antisémites, dont ceux qui critiquent Israël…. quelle bonne idée ! Car c’est bien connu, pour donner le massacre des Palestiniens civils à Gaza, il faut être nostalgique d’Hitler et d’Auschwitz.

Le Courrier se montrera attentif à l’évolution de ce texte.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Où vont les bourses mondiales ? par Vincent Clairmont

Où vont les bourses mondiales ? par Vincent Clairmont

La mi-mai 2026 est caractérisée par une déconnexion sans précédent entre l'optimisme des résultats d'entreprises et le durcissement des réalités macroéconomiques mondiales. Après une phase d'euphorie marquée par des sommets historiques atteints le jeudi 14 mai 2026, au cours de laquelle l'indice S&P500 a franchi pour la première fois le seuil des 7.500 points et l'indice Dow Jones s'est établi au-dessus des 50.000 points, les marchés d'actions américains et européens ont subi une correction bru


Rédaction

Rédaction

La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

La Biennale de Venise, plus de cent ans d'ambition diplomatique, par Thibault de Varenne

Dans le cadre du reportage du Courrier à Venise (à suivre dans nos colonnes), Thibault de Varenne dresse un rappel historique de ce qu'est la Biennale d'Art de Venise, et surtout de ses ambitions diplomatiques à l'heure où la réouverture du Pavillon russe fait polémique. Depuis sa naissance à la fin du XIXe siècle, la Biennale de Venise est un sismographe sensible des séismes de la modernité, un théâtre d'ombres où la diplomatie s'écrit en filigrane sous le vernis des cimaises. Le tumulte éthiq


Rédaction

Rédaction

3 actions françaises pour naviguer dans le brouillard 2026, par Vincent Clairmont

3 actions françaises pour naviguer dans le brouillard 2026, par Vincent Clairmont

En ce mois de mai 2026, la Bourse de Paris nous joue une partition complexe. Après avoir flirté avec les sommets en février dernier (8 642 points pour le CAC 40), l’indice phare a entamé une phase de digestion, tournant fébrilement autour du pivot des 8 000 points. Je m'abonne au Courrier L’ambiance est électrique. Entre une inflation qui joue les prolongations à 2,9 % en zone euro et des tensions géopolitiques dans le Golfe qui propulsent le Brent au-delà des 106 dollars, l'investisseur ne sa


Rédaction

Rédaction

L'hallali de l'Ancien Monde : chronique du Sommet Trump-Xi, par Thibault de Varenne

L'hallali de l'Ancien Monde : chronique du Sommet Trump-Xi, par Thibault de Varenne

Ce que nous avons vu à Pékin les 14 et 15 mai 2026, ce n'est rien d'autre qu'une grande battue internationale où les règles de la vénerie classique — celles de l'ONU et du multilatéralisme de salon — ont été piétinées par deux maîtres d'équipage qui ne chassent plus qu'à leur propre compte. Je m'abonne au Courrier Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés sous les ors du Grand Hall du Peuple, non pas pour une réconciliation de cœur, mais pour une "stabilisation tactique". C’est le langage d


Rédaction

Rédaction