Myard : Macron viole encore une fois la Constitution

Myard : Macron viole encore une fois la Constitution


Partager cet article

L’accord avec la Pologne, annoncé par Emmanuel Macron et prétendument signé à Nancy, pose un problème constitutionnel majeur : le Président ne peut en effet signer un traité… Constitutionnellement, le Président négocie les traités, et il les ratifie après un vote solennel à l’Assemblée. Mais il ne peut certainement pas les signer ! Le même scénario s’était produit avec l’accord franco-ukrainien l’an dernier.

Les amateurs de littérature diplomatique pourront retrouver le traité franco-polonais ici.

Comme le souligne Jacques Myard, ce projet de traité (il n’est pas ratifié…) est muet sur la question du parapluie nucléaire, et il ne propose certainement pas de sortir de l’OTAN, ni d’agir en dehors d’elle. La communication tonitruante d’Emmanuel Macron n’a évidemment pas souligné ces points, mais ils sont bien réels !

Surtout, ce traité n’est en rien conforme à la Constitution, puisqu’il nécessite un vote formel à l’Assemblée Nationale. Or, à ce stade, voilà bien une instance qu’Emmanuel Macron a oublié de consulter dans ce processus.

Rappelons-le une bonne fois pour toutes : le Président ne signe pas les traités, mais il les négocie et les ratifie.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise
Photo by Christian Lue / Unsplash

283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise

À quelques semaines de l’échéance de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), Bruxelles voit les États membres accélérer leurs dépenses pour ne pas perdre les crédits disponibles. Sur une enveloppe de 650 milliards d’euros, seulement 367 milliards avaient été versés, tandis que seulement 40 % des objectifs prévus pour août 2026 avaient été atteints. La Cour des comptes européenne redoute qu’une telle course au décaissement multiplie les erreurs. LE COURRIER DES STRATÈGES Rest


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

À Ille-sur-Têt, les jardins de 1949 rasés par la mairie - au nom de la sécurité

À Ille-sur-Têt, les jardins de 1949 rasés par la mairie - au nom de la sécurité

À Ille-sur-Têt, dix-neuf jardins familiaux cultivés depuis plusieurs générations sont menacés de disparition au lendemain de l’incendie de Trévillach. La municipalité invoque la création d’une « ceinture de protection » contre les feux. Une décision notifiée par simple courrier, sans concertation ni recours amiable, qui frappe en priorité des familles modestes déjà éprouvées par le feu de Trévillach du 4 juillet 2026. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

La CAF se trompe, c'est vous qui remboursez

La CAF se trompe, c'est vous qui remboursez

La CAF peut verser des prestations à tort à la suite d’une erreur de calcul, de saisie ou de traitement. Mais lorsque l’erreur est découverte, la facture revient à l’allocataire : le droit à l’erreur protège contre certaines sanctions, pas contre le remboursement de l’indu. Une asymétrie administrative qui interroge, surtout lorsque l’usager affirme avoir correctement signalé sa situation. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin.


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany