Chaos Global : déjà la fin du trumpisme?

Chaos Global : déjà la fin du trumpisme?


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Dans ce nouveau numéro de Chaos Global, nous passons en revue les événements du week-end critique que nous venons de vivre, avec une question en tête : sommes-nous en train de vivre la fin prématurée du trumpisme ? Entre les péripéties trumpiennes sur la surveillance généralisée, les offensives ukrainiennes en Russie et le lâchage de Gaza… Trump donne le sentiment d’être rattrapé par le Deep State qu’il devait détrôner.

Dans ce numéro de Chaos Global, nous revenons sur la dégradation de la position de Donald Trump face au Deep State américain.

Sur le plan intérieur, les révélations concernant sa collaboration avec Palantir pour mettre au point des outils de surveillance généralisée de la population américaine souligne à la fois le poids des conflits d’intérêt dans le système Trump, mais aussi la continuité, voire la dérive de ce système par rapport aux antécédents Biden.

Sur le fond, Trump savait-il ou non qu’une offensive ukrainienne se préparait en Russie ? Les rumeurs les plus contradictoires ont circulé sur ce sujet. En tout cas, entre l’irénisme du 20 janvier, où Trump annonçait un règlement quasiment immédiat de la situation, et les déclarations de Lindsey Graham, sénateur républicain, depuis Kiev, vendredi, appelant les USA à « frapper dur » la Russie, le ton a changé, et il devient évident que la ligne des faucons est en train de triompher.

Nous reviendrons dans notre émission Strategon de mercredi sur la dimension plus stratégique de cette opération. Elle complique en tout cas les pourparlers de paix et montre la déconnexion du Trump lorsqu’il évoquait le règlement rapide du conflit, en janvier.

Quant à la situation en Palestine, il semblerait que Trump soit désormais dépassé dans ce dossier et supplanté par les équipes qui l’entourent, dont les liens avec le Deep State sont encore opaques.

Bref, il ne faut pas tirer de conclusion définitive de la situation. Mais une réalité apparaît : le combat contre le Deep State est loin d’être gagné, et l’affaire Palantir soulève de vraies questions sur l’attachement de Trump aux libertés, comme il l’avait prétendu.


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