De quelques mythes qui entourent le groupe de Bilderberg: le vrai pouvoir est ailleurs !

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Chaque année, le groupe de Bilderberg suscite des bouffées d’angoisse chez un certain nombre de patriotes sincères, qui pensent qu’il se décide des choses à Davos ou à Bilderberg, qui seraient des formes de gouvernement mondial. En réalité, ces réunions sont bien analysées, depuis des années et leur fonctionnement est plutôt celui de clubs anglais, à l’échelle transatlantique, où les représentants de l’élite occidentale viennent se conforter mutuellement dans leur sentiment d’appartenance à ce que David Rothkopf appelle la « superclasse ».  Il ne se décide rien à Bilderberg, mais les invités repartent avec le sentiment accru de leur rôle dans le destin occidental. A vrai dire, l’atmosphère qui y règne aujourd’hui est plutôt celle du « crépuscule des dieux » que l’expression d’un esprit conquérant. L’Occident est en recul partout dans le monde et à Bilderberg comme ailleurs on se replie sur une identité occidentaliste de plus en plus étriquée.

La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

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L'Inde présidera les BRICS en 2026. Elle accueillera le sommet, elle en tiendra la plume, elle en donnera le ton. Elle le fait forte d'une qualité que nul autre membre ne possède au même degré : depuis 2023, elle est le pays le plus peuplé de la terre. Plus de quatorze cents millions d'hommes. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! ABONNEMENT Allez au fond des choses. Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche. Le monde comme


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Et si le vrai danger n'était pas la malveillance, mais l'absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d'une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des administrations qui ne se sont, à aucun moment, senties obligées de bien faire leur travail. Il existe des objets si ordinaires qu'on ne les regarde plus : une chemise cartonnée, un parapheur posé sur le coin d'un bureau, un


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Et si la première puissance du monde administrait, mois après mois, la preuve que rien ne tient sans contrepoids — ni la loi, ni la presse, ni la probité ? Dix-huit mois de pouvoir disent moins sur un homme que sur une nation qui découvre, dans l'effacement de ses propres bornes, ce qu'elle valait vraiment. On nous a longtemps présenté l'Amérique comme le pays de l'État de droit. C'était son orgueil, et son magistère : elle en faisait la leçon au monde, des chancelleries aux tribunaux. Dix-huit


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