Trump, l’affaire Epstein et le spectre de la guerre civile américaine

Trump, l’affaire Epstein et le spectre de la guerre civile américaine


Partager cet article

LE REGARD DES STRATEGES – Cela fera bientôt six mois que Donald Trump est rentré à la Maison Blanche. Dans les médias et sur les réseaux sociaux qui lui étaient favorables, on observe une grande poussée de fièvre hostile: le président ne veut pas, pour l’instant, publier la liste des clients d’Epstein – si cette dernière existe bien. Un certain nombre de partisans déçus ont tendance à brûler ce qu’ils avaient adoré. Trois questions se posent en fait: (1) comment réagit la base électorale de Trump à cette polémique? (2) Qu’est-ce qui motive le président américain à ne pas ouvrir le dossier Epstein comme il a ouvert des dossiers liés à l’assassinat de John Kennedy? (3) Faut-il se rendre à l’évidence: Donald Trump serait aussi impuissant à gouverner que ses prédécesseurs, face à un gouvernement occulte, qui continuerait à faire la politique des Etats-Unis? En réalité, s’ils existent bien, les secrets d’Epstein sont, pour le président américain, un instrument de pression sur ses adversaires. Mais le danger pour lui est plutôt que la rumeur mène à une révolte populiste que, cette fois, il ne maîtriserait plus.

La provocation du CEO de Palantir Technologies à Davos, par Eric Lemaire

La provocation du CEO de Palantir Technologies à Davos, par Eric Lemaire

Le CEO de Palantir Technologies à Davos s’est offert une provocation lors de son intervention : « Il devient difficile d’imaginer pourquoi nous aurions besoin d’une immigration de masse, sauf pour des compétences très spécialisées. » Derrière la formule choc, Alex Karp, CEO de Palantir, esquisse surtout une thèse plus profonde. L’intelligence artificielle ne se contente pas de transformer l’économie, elle fragilise les piliers institutionnels des sociétés occidentales, à commencer par l’éducati


Rédaction

Rédaction

Mineurs sur les réseaux sociaux : ces risques liberticides que la loi Attal fait courir, par Élise Rochefort

Mineurs sur les réseaux sociaux : ces risques liberticides que la loi Attal fait courir, par Élise Rochefort

Le couperet est tombé hier. Avec l’adoption de l’article 6-9, le législateur ne se contente plus de « recommander » : il impose une muraille de Chine numérique entre les moins de 15 ans et les réseaux sociaux. Si l'intention — protéger nos enfants des abysses algorithmiques — est noble, la méthode, elle, pose des questions brûlantes sur la fin de l’anonymat et la surveillance généralisée. Macron parviendra-t-il à filtrer l’accès des adultes à Internet ?Alors que les yeux du monde sont rivés sur


Rédaction

Rédaction

Berlin et Rome nous refont le coup de l’Axe pour une nouvelle Europe

Berlin et Rome nous refont le coup de l’Axe pour une nouvelle Europe

Pendant que la France, vieille duchesse déchue, s’enfonce dans ses canapés de velours élimés en débattant pour la millième fois de la hauteur du déficit qu’elle ne comblera jamais, les voisins ont décidé de déménager les meubles. Le 23 janvier dernier, à Rome, nous avons assisté à une scène d'une ironie si savoureuse qu'elle en devient toxique : le mariage de raison entre le chancelier allemand Friedrich Merz, pur produit de la finance mondialisée, et Giorgia Meloni, la "souverainiste" qui a déc


CDS

CDS

Nouvelles craintes de bulle spéculative systémique autour de l'IA

Nouvelles craintes de bulle spéculative systémique autour de l'IA

On nous avait promis que la "Big Tech" était le nouvel eldorado de la croissance infinie, une machine à cash inépuisable capable de s'auto-financer sans jamais faillir. Pourtant, un signal d'alarme vient d'être tiré par le Financial Times : les géants de la Silicon Valley — Amazon, Microsoft, Meta — se sont lancés dans une course effrénée à l'endettement sur le marché obligataire américain. 1. De quoi parle-t-on vraiment ? L'information est capitale : ces entreprises, qui autrefois croulai


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe