L’hospitalisation de Bachelot pose à nouveau la question de l’efficacité des vaccins

L’hospitalisation de Bachelot pose à nouveau la question de l’efficacité des vaccins


Partager cet article

Roselyne Bachelot vient d'être hospitalisée pour son COVID, signe que sa maladie ne passe pas comme une lettre à la poste. Pourtant, la ministre de la culture était vaccinée, mais on ne sait pas clairement depuis combien de temps. Une fois de plus, la question, devenue taboue, de l'immunité que confère ou non le vaccin est posée ouvertement. Sommes-nous sûrs que la vaccination évite la contamination ? La presse mainstream n'aime pas évoquer la question, jugée complotiste, mais elle est pourtant au centre de la stratégie de lutte contre la pandémie.

Roselyne Bachelot n’a pas de chance : contaminée par le coronavirus probablement lors d’une première « informelle » de Faust à l’Opéra Bastille à laquelle elle assistait, elle vient de rendre beaucoup plus compliquée la théorie selon laquelle les théâtres et les cinémas ne sont tellement pas des lieux de contamination qu’on devrait les rouvrir. C’est d’autant plus vrai qu’elle était à peu près seule à cette séance…

Dans la foulée, la ministre de la Culture semble avoir présenté de premiers symptômes respiratoires qui ont justifié son hospitalisation. On lui souhaite évidemment un prompt rétablissement.

Vaccinée, mais contaminée

Comme LCI l’a révélé il y a quelques jours, la ministre de la Culture avait pourtant reçu une première dose de vaccin. La petite histoire ne dit pas quand. Conscients que la révélation d’une contamination après une injection pose de nouveaux problèmes de confiance dans les vaccins, les journalistes ont évité de fouiller la question et répètent à l’envi que :

les différents sérums actuellement administrés en France, dont l’objectif premier est d’éviter l’apparition de cas graves, confèrent l’immunité maximale quelques jours après la deuxième dose seulement, et une immunité partielle après la première.

Pas de chance pour Roselyne Bachelot, donc, le virus est tombé sur la mauvaise partie de son immunité après la première injection.

Mais tout de même, tous ceux qui auraient le croyance naïve selon laquelle le vaccin protège contre les formes graves de virus regarderont à l’avenir l’affaire avec un peu plus de circonspection. Ce n’est pas parce qu’on reçoit une dose de vaccin qu’on ne tombe pas mal, et qu’on ne présente pas de syndromes respiratoires qui conduisent à l’hôpital.

Contamination malgré une vaccination : le tabou

On ajoutera que cette question de la contamination malgré une vaccination est le grand angle mort des adeptes du « tout vaccin » comme stratégie pour lutter contre la pandémie. La question se pose doublement : le vaccin évite-t-il d’être contaminé par les autres ET le vaccin évite-t-il de contaminer les autres ?

La question n’est pas neutre, puisque beaucoup choisissent d’être vaccinés pour retrouver une vie normale… et l’on n’est pas bien sûr que le vaccin le permette vraiment.

Pour l’instant, on peut relever qu’une étude israélienne fait état de 0,5% des personnes vaccinées qui sont contaminées… mais l’étude est assez empirique et très imprécise.

Il ressort que sur les 4 081 employés ayant reçu la première dose de vaccin, 22 (soit environ 0,5 % d’entre eux) ont par la suite développé une infection confirmée à SARS-CoV-2. L’âge moyen de ces personnes était de 43 ans. D’un âge compris entre 31 et 61 ans, ces personnels occupaient toutes sortes de fonctions au sein de l’établissement hospitalier : médecin, infirmière, aide-soignante, chercheuse, psychologue, technicienne, cuisinière, secrétaire, blanchisseuse, femme de ménage, logisticien.

Il ne serait peut-être pas inutile que cette question soit tirée au clair.

Panique à bord sur la flambée du virus

Cette affaire tombe en tout cas très mal, puisqu’elle survient à un moment où un durcissement du (non-)confinement décidé la semaine dernière devrait intervenir rapidement. Le nombre de personnes réanimées flambe et, dans tous les départements, la montée en charge de l’activité hospitalière inquiète.

Sur ce point, les Français risquent d’en vouloir à Emmanuel Macron : les hôpitaux ne paraissent pas forcément beaucoup mieux préparés à recevoir le choc qu’il y a un an. Mais que fait Olivier Véran ?


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Où petit-déjeuner, déjeuner ou dîner business dans le centre de Paris ?

Où petit-déjeuner, déjeuner ou dîner business dans le centre de Paris ?

Souvent, il faut improviser en urgence un lieu pour petit-déjeuner, déjeuner ou dîner avec un client, un prospect, un partenaire dans Paris, avec qui il est bien de se démarquer. Aujourd'hui, je vous propose des lieux très centraux, dans le 1er et le 3è arrondissement, pour faire la différence. Cette petite chronique vous propose des lieux loin des standards bling-bling pour passer un moment de confiance avec votre invité(e) dans un lieu agréable, de bon niveau, mais sans chichi, dans l'hyperce


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'entrepreneur, l'ikigai et l'art de la sécession tranquille

L'entrepreneur, l'ikigai et l'art de la sécession tranquille

Je continue aujourd'hui ma série, consacrée à la sécession tranquille par la création d'entreprise. Comme convenu la semaine dernière, je vous parle de la méthode "Ikigai". Il y a des moments dans l'existence, souvent autour de la quarantaine, où le costume de cadre commence à serrer un peu trop aux entournures. On sent que le système, cette immense machine bureaucratique qui nous traite comme des citrons à presser, a fini par absorber notre substance sans nous rendre le sens que nous cherchion


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Que faire avec un héritage de 150.000€ en stratégie Barbell ? par Vincent Clairmont

Que faire avec un héritage de 150.000€ en stratégie Barbell ? par Vincent Clairmont

Malgré la dureté des temps, il se peut que vous ayez des bonnes nouvelles : par exemple un héritage de 150.000€ nets qui vous tombe sur le nez. Vous qui suivez nos conseils en Barbell Strategy et qui disposez déjà d'une épargne antifragile, que faire de ce cadeau du ciel ? L'utilisation d'une telle somme avec une logique de prudence, mais avec le souci de faire quelques profits, ne peut évidemment faire abstraction de la guerre régionale en pleine escalade (mais jusqu'où ?) au Moyen-Orient. Cet


Rédaction

Rédaction

De quelle épargne de précaution un cadre parisien a-t-il besoin pour garder sa souveraineté ? par Vincent Clairmont

De quelle épargne de précaution un cadre parisien a-t-il besoin pour garder sa souveraineté ? par Vincent Clairmont

Le Courrier des Stratèges continue sa série de conseils pratiques pour mener à bien sa sécession. Aujourd'hui, Vincent Clairmont explique comment ne pas de se faire piéger par des mesures liberticides subites comme le passe sanitaire ou la prochaine demande d'autorisation de sortie du territoire pour des séjours de plus de 3 mois... Paris, 2026. À 45 ans, le cadre supérieur parisien est souvent une figure de réussite qui cache une vulnérabilité insoupçonnée. C’est l’âge du « pic de pression » :


Rédaction

Rédaction