Paris peut-elle se relever d’une année de COVIDalgo ?

Alors que les bobos qui ont élu Anne Hidalgo à Paris se disputent sur le sexe des anges et les questions de minorité, la capitale vit une véritable destruction économique dans la plus parfaite indifférence des bien-pensants. Le comité régional du tourisme vient d'expliquer que la région Ile-de-France avait perdu, en 2020, 15 milliards de recettes dans le seul secteur du tourisme. Ce cataclysme n'a pas empêché la maire de continuer son oeuvre de "transformation" de la capitale qui rend Paris toujours plus hideuse. Assistons-nous à une relégation historique de la ville-lumière au rang de cité de second ordre ?

Paris confinée, Paris boycottée, Paris ruinée. Tel est le slogan qui ressort des dernières analyses du Comité Régional du Tourisme, selon lesquelles la capitale vit une véritable tornade économique due à l’arrêt brutal du tourisme de masse. Ce sont au moins 15 milliards € qui se sont envolés dans ce secteur, dans la capitale, à Paris, en 2020. Et il ne s’agit là que de la face émergée de l’iceberg.

Paris torpillée par une année sans tourisme

Comme le montre le document que nous reproduisons, l’année 2020 est un véritable cataclysme pour Paris, construite autour du tourisme de masse depuis quelques années. L’activité dans ce secteur s’est effondrée de 75% et la perte sèche dépasse les 15 milliards de chiffre d’affaires. 

Peu de Français mesurent la profondeur de la crise qui s’abat sur toute une filière du fait du virus. Il n’en reste pas moins que Paris qui, depuis des années, parie sur sa club-médisation, subit de plein fouet une crise inédite. 

L’épidémie de COVIDALGO a frappé jusqu’au bout

Comble de malheur, cette nuée de sauterelles qui s’est abattue sur tout un peuple de restaurateurs, d’hôteliers, de patrons de bar, de camelots en tous genres vendant des souvenirs et des parapluies, n’a pas rendue la maire de Paris moins toxique. La “réinvention” de la capitale par les bobos n’a pas molli pendant ce temps. Les rues se sont couvertes de sens interdits, de plots hideaux en plastic et en béton, défigurant un peu plus une ville qui constituait jusque-là le premier centre touristique du monde. 

Résultat : plus personne n’a eu envie de voir la capitale dans cette défiguration, où marcher dans les rues vous plongeait dans Beyrouth ou dans Bagdad, avec des chantiers partout, des interdictions partout, et de l’espoir nulle part. 

Le comble du drame vient sans doute de la fuite massive des bobos pour qui la ville était sacrifiée : les innombrables pistes cyclables installées à la hâte sont restées souvent vides, comme sur la rue de Rivoli, ancien pôle de la fébrilité parisienne, transformée en désert urbain par l’action conjointe du virus et de la maire. 

Paris peut-elle se relever de ce désastre ?

Beaucoup invoqueront de multiples souvenirs historiques pour expliquer que Paris peut se relever de ce désastre. En particulier, le point bas atteint sous la Commune, suivi d’une très belle renaissance, peut interroger. 

Il est encore trop tôt pour savoir combien de Parisiens ont profité de la pandémie pour quitter la capitale et pour s’installer ailleurs. Le phénomène interroge en tout cas le levier du tourisme de masse comme instrument de développement économique d’une capitale devenue invivable pour les autochtones. Paris conservera peut-être son rôle mondial de tout premier plan, mais elle devra interroger la place du tourisme de masse (comme Venise) dans ce projet. 

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