Un cocktail de vaccins, ça vous dirait?

Un cocktail de vaccins, ça vous dirait?

3 min de lecture

Partager cet article

Après avoir analysé la demande d’une injection de rappel pour les vaccins Johnson & Johnson et Moderna, le comité consultatif des Centres américains de lutte et de prévention des maladies ou CDC a choisi de donner une réponse positive à la requête. Cela ne fait que souligner l'amateurisme dans lequel sont tombées les autorités de santé aux Etats-Unis (comme en Europe)

La généralisation des doses de rappel

La décision des scientifiques des Centres américains  de lutte et de prévention des maladies ou CDC est tombée assez rapidement jeudi, après avoir reçu l’accord du FDA concernant le recours à des injections de rappel pour les Américains ayant bénéficié des vaccins Johnson& Johnson ou Moderna.

Après avoir réuni leurs comités d’experts, le réseau des CDC donne à son tour le feu vert aux doses de rappel. Dans la même foulée, les experts se sont également penchés sur la possibilité de combiner les vaccins pour plus de commodité.

Les injections de rappel pour lutter contre le Covid-19 vont ainsi s’étendre et la campagne vaccinale pourrait connaître une nouvelle phase.  Pour rappel, la campagne avait déjà débuté aux États-Unis depuis le mois précédent avec le vaccin Pfizer pour les Américains âgés de 65 ans et plus.

Cocktail de vaccins,la recette

Selon une étude approuvée par l’Agence américaine de médicament ou FDA, le « vaccination mix and match » ou mélange de différents vaccins, offrirait une réponse immunitaire améliorée.

Il sera  désormais possible de bénéficier de doses en plus pour l’ensemble des trois vaccins, mais surtout, les agences de santé américaines ouvrent la possibilité d’opter pour une marque différente de la vaccination initiale lors des injections supplémentaires.

Pour ceux qui ont reçu Pfizer, il est déjà possible de demander à recevoir la dose de rappel. Désormais le CDC a validé la troisième dose « du même vaccin »  J&J ou Moderna; mais aussi la possibilité d’un «mélange» et d’un «appariement», et ce, indépendamment du vaccin déjà effectué antérieurement par le vacciné.

Le Dr Rochelle Walensky, Directrice des CDC a confirmé aux médias l’ensemble de ces décisions.

Des décisions prises au fil de l'eau sans rigueur scientifique

Malgré le fait que le vaccin de Moderna a été suspendu dans les pays scandinaves, le principe de la troisième injection a été déjà validé par la FDA, d’abord pour les individus les plus âgés ainsi que ceux qui sont exposés à des risques plus importants en cas de contraction du Covid-19 (emploi, santé, condition de vie …).

Pourtant, dès que l’on commence à regarder de près, on a le sentiment d’un fort amateurisme des acteurs de l’industrie pharamaceutique et des agences de santé aux Etats-Unis.

(1) La troisième dose est recommandée dans les 6 mois qui suivent la précédente injection. Cette troisième dose se  présentera comme la moitié complémentaire des deux antécédentes et a été conçue dans le but de restimuler l’immunité du vacciné. Qui se souvient des promesses mirobolantes d’immunité quasi-absolue par ces vaccins fabriquésen brûlant les étapes expérimentales?

(2) Alors que l’efficacité  de la dose unique du  vaccin Janssen de Johnson & Johnson, avait été posée dès le départ, la FDA n’avait pas voulu mettre en cause les annonces de l’entreprise; mais à présent la direction de l’Agence explique qu’il est tout à fait possible de recevoir une seconde dose après un délai de deux mois qui suit le primo-vaccin. La FDA se rallie à la thèse selon laquelle  ce dernier affiche une protection moins efficace par rapport aux autres produits mis sur le marché.

(3) A ce jour, il y a encore très peu d’études publiées sur les effets de l’association des vaccins. Rien ne nous garantit que la combinaison de vaccins contre le COVID  n’est pas dangereuse pour la santé.

(4) Les autorités de santé américaines, comme leurs homologues européennes sont incapables de justifier leur obstination à préconoser la vaccination la plus large possible alors que la protection donnée par le vaccin est moindre que prévu, qu’on peut être infecté et infecter les autres même en étant vacciné, et que le vaccin ne protège apparemment pas des variants.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Village ravagé par la grêle : une semaine après, l'URSSAF débarque sur les toits

Village ravagé par la grêle : une semaine après, l'URSSAF débarque sur les toits

Le 27 août, près de 200 maisons de Pouligney-Lusans, dans le Doubs, ont été frappées par un violent orage de grêle. Une semaine plus tard, alors que les sinistrés attendent assureurs et couvreurs pour remettre leurs logements hors d’eau, des contrôleurs de l’URSSAF sont venus vérifier les chantiers. L'organisme assure avoir agi « en respectant l'activité en cours », reste une question simple : pourquoi ce jour-là ? LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE L


Rédaction

Rédaction

Montpellier : 14 heures aux urgences pour une malade du cancer, un matelas sur le parking en guise de lit
Photo by Annie Spratt / Unsplash

Montpellier : 14 heures aux urgences pour une malade du cancer, un matelas sur le parking en guise de lit

Le 1er septembre au soir, une patiente de 46 ans atteinte d'un cancer du cerveau à un stade avancé a attendu plus de huit heures aux urgences du CHU Gui de Chauliac, à Montpellier. Incapable de tenir assise, elle est installée sur un matelas posé au sol, sur le parking, faute de brancard disponible. Elle ne rejoindra un service de neurologie que le lendemain à 18 heures. Dans un pays qui consacre 11,4 % de son PIB à la santé, l’hôpital public répond désormais à ce type de drame par une formule d


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany