Origine du Covid-19 : Washington croit de plus en plus à une fuite du virus d’un laboratoire chinois

Origine du Covid-19 : Washington croit de plus en plus à une fuite du virus d’un laboratoire chinois

À ce jour, les autorités chinoises refusent de dire la vérité sur les origines du virus. Mais  les agences de renseignements des États-Unis ont de plus en plus d'éléments pour étayer la thèse de la sortie accidentelle du SARS-Cov2 "cultivé" au laboratoire P4 de la ville de Wuhan. Comme cette thèse n'est plus taboue, aux 4 coins du globe des chercheurs creusent les pistes potentielles pour remonter aux origines de la pandémie de Covid-19.

Le flou demeure sur les vraies origines du virus

La thèse officielle du gouvernement chinois est, encore aujourd’hui, celle d’une origine naturelle du virus, transmise de l’animal à l’homme, vraisemblablement à partir d’un marché, dans la ville de Wuhan.

Face à toutes les suspicions et les hypothèses émises de partout, on assiste ces temps-ci à des échanges plus ou moins acerbes entre Pékin et Washington. Les 5 agences principales de renseignement des États-Unis ont travaillé à une une expertise qui a été déclassifiée vendredi et, pour la première fois, ne privilégie plus la thèse de l’origine naturelle. La thèse d’un accident commence à s’installer dans le discours officiel de Washington.

Aucune hypothèse n’est à écarter, mais les agences américaines renoncent à l’idée que le virus ait été expressément conçu afin de servir d’arme biologique. Toutefois, cela n’exclut pas le fait que le Sars Cov 2 ait fait l’objet d’une culture et d’une manipulation au sein du labo P4 de Wuhan..

Une « farce politique » du point de vue de Pékin

Pékin voit l’hypothèse de l’évasion du virus de l’institut de virologie de Wuhan (ou WIV) comme étant une « farce politique », et ce, même si l’on s’accorde à dire que les toutes premières infections découvertes au cours du mois de décembre 2019 ont été repérées à quelques rues du WIV.

A partir de là, le gouvernement chinois se perd dans sa narration des faits, car initialement, à Pékin on avait assuré que la pandémie avait débuté via la contamination des chauves-souris mises en vente sur un marché qui se trouve non loin du P4; puis, en avril 2020, il a été déclaré qu’aucune chauve-souris n’a été commercialisée sur ce marché même.

Mais les choses se corsent un peu plus pour Pékin depuis mercredi, car le Congrès a publié des informations embarassantes focalisées sur les travaux du WIV En effet, des chercheurs et de l’argent public américains sont impliqués dans les recherches menées à Wuhan. Au départ, cela avait conduit à ce que l’Etat profond avait bloqué Donald Trump quand il avait affirmé qu’il s’agissait d’un accident de laboratoire à Wuhan. A présent, comme Anthony Fauci et quelques autres ont été publiquement mouillés devant l’opinion américaine, le gouvernement de Joe Biden peut utiliser ce qu’il sait de ce qui s’est passé à Wuhan.

Le National Health Institute a reconnu avoir financé des travaux de manipulation de virus au sein du WIV et il a admis récemment que cette coopération, mise en place par l’intermédiaire de l’Eco Health Alliance, a pris des tournures plus importantes allant au-delà de la convention initiale.

Il semblerait ainsi qu’Eco Health Alliance ait caché la finalité des travaux. En effet, les recherches effectuées ont porté leur fruit, permettant un décuplement de la dangerosité de certains virus testés sur les cobayes (souris).

Des expériences et des risques

Les travaux connus sous l’appellation « gain of fonction » ou GOF reposent sur l’insertion de gènes dans un virus ou le changement de mode d’expression chez un virus dans le but de concevoir des vaccins ou encore des traitements.

Ce type de travaux est ainsi hautement risqué, car après avoir été « dopés », les germes sont en mesure de créer des dommages importants dans le cas où ils s’évadent. Conscient de ce risque, l’administration Obama avait décidé d’interdire la pratique des GOF dans le territoire américain.

Toutefois, en 2017, au cours du mandat de Trump, avec le Dr Fauci, Peter Daszak (dirigeant de l’Eco Health Alliance) a obtenu une dérogation dans le cadre des travaux menés à Wuhan.

D’autres pistes ne sont pas aussi à écarter comme nous l’avons relaté dans nos colonnes, nous avions déjà expliqué pourquoi ce virus pourrait être « sino-américain », de l’argent américain a alimenté les recherches menées au laboratoire P4 de Wuhan. De même que le COVID 19 serait le produit d’une expérience américaine hasardeuse menée par l’ONG EcoHealth Alliance, dirigée par Peter Daszak, l’expert de l’OMS qui faisait partie de l’équipe chargée d’enquêter sur les origines du virus